‹ Histoire de la nation française (volume 3)Chapitre 24 sur 186 · LES MOINES DU COUVENT DE CASSIODORE A VIVARIUM · texte numérisé non relu

LES MOINES DU COUVENT DE CASSIODORE A VIVARIUM

lières, nugis et scecularibus litteris ,

j’en rendrai grâce à Dieu, qui n’aura pas laissé souiller votre cœur par les félicitations impures des pervers. » Aussi Grégoire approuve-t-il saint Benoît d’avoir abandonné les études libérales ; Jean de Salisbury dit même que Grégoire ordonna de brûler les livres de la Bibliothèque palatine pour qu’ils ne fissent pas tort aux livres saints.

Sans doute il ne faut pas exagérer l’influence de Grégoire le Grand comme adversaire de la culture antique. C’est au point de vue chrétien que son action se manifeste : il a amélioré et étendu la liturgie ; il a, dans ses Dialogues en quatre livres, vanté la vie contemplative et ascétique. Les Moralia , ou explication du livre de Job, qui en cherchent l’interprétation allégorique et en font sortir des applications morales à l’usage du clergé, la Règle des pasteurs , pour la direction des âmes, que les conciles de France recommandent encore au neuvième siècle aux ecclésiastiques,

HISTOIRE DES LETTRES

les homélies sur Ëzéchiel avec leurs exhortations morales, où il introduit un tableau de l’état de l’Italie et surtout de Rome à la suite des guerres des Goths et des Lombards, le sermon sur la peste que Grégoire de Tours a conservé, les hymnes où Grégoire se rattache surtout à saint Ambroise, quoique deux d’entre elles soient composées dans le mètre saphique, nous permettent de nous rendre compte de ce que ses successeurs lui ont surtout demandé.

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