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LA DIVISION EN DÉPARTEMENTS

Tous les départements étaiait donc désignés par des noms physiques, le d^artement de Paris -Ëûsant seul exception ; cela ne dura point ; il prit le nom de d^)artement de la Seine (article i" du titre I" de la ConstituticHi de Tan m votée par la Convention).

Dans la liste des che&-lieuz du tableau de 1790, nous avons souligné ceux qui ont été supplantés par des villes nouvelles.

FiG. 147. — LE CHATZAU DE MUXOLS (PDY-DE-DâHB.) (A. Lcpèra.)

Cantal : en 1794, AuriUac a remplacé Saint-Rour; Bouches-du-Rhône : en 1800, Marsdlle a remplacé Aix; Tarn : en 1800, Albi a remplacé Castres ; Manche : en i8ox, Saint-I^ a remplacé Coùtances ; Nord : en 1802, Lille a remplacé Douai ; Charcnte-Infërieure : en iSio, La Rochdle a remplacé Saintes; Vendée : en 1811, La Roche-sur-Yon a remplacé Fontenay. Depuis la Révtdution, la divisicm départementale a subi ma^ré tout fort peu de modifications.

psjri Channin, etc.) et de véritables petites r^giom natmelles (Brie) ; voir notamment, pour le députement de Setne-et-Mame : làe de France, Chan^agne, Brie. — Le tableau lepiodutt ici est extrait de la caite munie diessie pai de Belleyne, ingénieor-géognipbe, en 1791 : Caru de la Pmteê ^mséi at quatn-migt~trtns déparwiunu a tubdmtéê m dismai avec Ut cM^s-tûia dt emaons, priseMtéi à FAmaiUe naùmale.

GÉOGRAPHIE HUMAINE DE LA FRANCE

En 1791, le Comtat Venaissin, à la suite d*uii vœu pc^ulaiie ratifié par un traité conclu avec le Souverain Pontife, s'unissait à la France et formait le département de Vaucluse.

Napoléon, qui adjoignit éphémèrement à la France tant et de si vastes territ(Hres, accrut de deux seulement le nombre des départements primitife du tenitoîre de 1790 : il forma en 1808 celui du Tam-et-Garonne, taillé dans quatre départements vcnsins, à la suite de l'accueil en±ousiaste que lui fit la ville de Montauban, et dédoubla celui du Khône-et-Loire, qui donna naissance eus départements du Rhône et de la Loire : Montbrison, premier chef-lieu de la Loire, fut remplacé en 1855 par Saint- Etienne.

D'autre part, la Corse, qui avait relevé depuis 1793 de deux préfectures, forma définitivefflent im département imique. Le nombre primitif fut ainsi ^ ^ „^.

FlO. 148. — CLUNY (SAÔNE-ET-LOntE) : UNE DES ANCIENNES ENIBÉES DE I,*ABBAtB. (A. Lepin.)

porté de quatre-vingt-trcHs à quatre-vingt-six et cc,chiffre ne varia pas pendant im demi-siède. En 1860, de la Savoie et du cranté de Nice trois nouveaux départements furent formés : la Savoie (Qiambày), la Haute-Savoie (Annecy), les Alpes- Maritimes (Nice) (i). Le nombre total fut alors de quatre-vingt-neuf.

Dix ans s'étaient à peine écoulés que, par le traité de Francfort (10 mai 1871), le. Haut-Rhin, le Bas-Rhin et la Mosdle, c'est-à-dire l'Alsace et plus d'un tiers de la Lorraine nous furent ravis : cependant le nombre des départements ne fut réduit que de deux et ramené à quatre-vingt-sept.

Le Haut-Rhin ne fut plus toutefois représenté que par le territcûre de Belfort ;

(i) Encore ail)ouid'bui les deux seuls ooms de départements qui ne sont pas enqjninlés i 11 géogiaplûe physique sont ceux de Savoie et de Haute-Savoie, qui datent de 1S60.

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