PREFACE
y a trente ans, pour le Schweizerbote sous la forme d'articles de journal, il se ressent de la hâte et de Finexactilude assez naturelles à ce genre de travail , et ne sort pas , da reste, du cadre étroit que se sont prescrits les abréviateurs.
Chargé de publier une édition de Zschokke appropriée aux écoles du eantoo de Fribourg, M. D. se proposait d'abord simplement de reproduire l'ouvrage traduit par M. Monnard, avec quelques i elrancheinents et additions. Mais entraîné par le sujet , Fhistoi ien fribourgeois s'écarta de son plan primitif et composa un ouvrage nouveau , dont le livre de Zschokke fut le point de départ plutôt que la base et la source principales. Une seconde édition qui succéda rapidemenl à la première vint réduire encore la part de Fauteur «rgovien, dont la quatrième édition que nous publions aujourd'hui ne laisse subsister qu'un petit nombre de pages. L'indication sommaire des sources dont M. D. a cru devoir accompagner sou texte permet de reconnaître la part de chacun dans ce travail.
Le succès de X Histoire de la Nation suisse est suffisamment attesté par les trois éditions qu'a eu la première partie* avant même que la seconde ait pu paraître. Nous citerons ici néanmoins le jugement qu'en a (lorté un critique compétent» dans une feuille hostile k l'opinion politique et aux vues historiques de M. D. : « De tous les aorégés d'histoire de )» la Suisse, c'est bien le plus intéressant, soit pour le fond, » soit pour la forme. Écrit avec pureté et élégance, il nous «présente un tableau animé et vivant des principaux faits ».de notre histoire, ainsi que de la civilisation et de la cul- » ture intime du peuple suisse, partie trop négligée jusqu'à » présent. L'auteur a profité en général avec bonheur des » nombreux travaux historiaues élaborés dans les derniers » temps, et il a ainsi rendu a beaucoup de faits leur carac- » tére original et véritable. »
{Spectateur de Genève, 4 octobre 1851.) (*)
Le volume que nous réimprimons forme la première partie de l'ouvrage. Il est suivi d'une seconde qui va des temps de la Réformation jusqu'à nos jours.
(I) Voir aussi la Hmmt miue, Uvraison de mars 1854.