‹ Histoire de la Normandie sous le règne de Guillaume-le-Conquérant et de ses successeurs, depuis la conquête de l'Angleterre jusqua la réunion de la Normandie au royaume de FranceChapitre 178 sur 255 · COMBAT · texte numérisé non relu

COMBAT

deMowbrai. Le prétendant de Normandie se trouvait dans l'armée avec quelques partisans, tels que Guillaume Crépi n et Baudrj de Brai , tous bien résolus à se battre contre leurs compatriotes normands.

Le roi de France mit en avant cinq cents cavaliers , couverts d'armures et complètement équipés. Henri leur opposa quatre cents de ses cavaliers, également bien montés. Son drapeau royal était porté par Edouard de Salisbury j on ne connaît pas le nom du porte-étendard français. Selon l'assertion d'un moine anglais , Henri était dans le second corps d'armée , formant probablement la réserve de la cavalerie, et ses fils conduisaient au troisième rang les piétons, tandis que l'armée française n'était divisée qu'en deux corps , dont le premier était commandé par le prétendant normand, et le second par Louis-le~Gros ' . 11 n'est pourtant pas vraisemblable que le roi de France ait confié le sort de la noblesse de guerre à l'inexpérience d'un homme aussi dépourvu de talens militaires que le prétendant. Toutefois , l'issue du combat prouva que ce corps avait été mal conduit.

' Orderic Vital, lib. 12,

DE BRENMULE. 367

Les chevaliers français, ayant commencé l'attaque avec lem^ impétuosité ordinaire, fm^ent bientôt mis en désordre par les ennemis, qui combattaient avec plus de sang-froid; ceux-ci les poursuivirent et en prirent trente. Cependant les Français, soutenus par leur réserve , revinrent à la charge ; le Normand Guillaume Crépin se distingua parmi eux par son ardeur dans l'attaque; il fallut que Henri engageât aussi un combat général. Guillaume Crépin pénétra jusqu'à ce prince, lui asséna un coup vigoureux sur le casque, et le blessa même légèrement; mais Henri riposta, et renversa son ennemi ' , ou, selon un autre récit, ce fut un chevalier normand, appelé Roger, qui renversa Guillaume Crépin, le fit prisonnier, et le garantit contre la fureur de ses compagnons, qui voulurent le massacrer sur-le-champ. Une centaine d'autres cavaliers de l'armée de Louis, parmi lesquels se trouvaient tous les chefs, tels que Bouchard de Montmorency , Osmond de Chaumont, Aubry de Mareuil, tombèrent également entre les mains de l'armée anglo-normande.

' Orderic Vital, lib, 12. — <« Percussorem suum prostratum cepit, etcaptumcarcerimancipavit.))Math.Wcstmonast. Floi: hisinr., ad ann. 1 119.

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