DE REIMS PAR LE ROI DE FRANCE
assiégé le château de Thomas de Marie, excommunié par l'église à cause de ses brigandages. '
Les barons français confirmèrent tous les griefs énoncés par leur maître. En vain l'archevêque de Rouen , Goisfred , assisté des évéqUes normands , s'efforça de justifier le roi Henri ; son discours fut interrompu et étouffé par les raiurraures et les cris des Français.
D'autres affaires portées devant le pape firent bientôt perdre de vue le grief de l'usurpation de Henri. Du nombre de ces affaires était la plainte de révéque d'Evreux, Audin, contre Amaury de Montfort, pour avoir envahi le diocèse et causé la ruine de. la ville. Amaury eut un énergique défenseur dans son chapelain ; celui-ci s'écria que c'était la perversité de l'évêque qui avait causé les troubles du diocèse et l'incendie d'Evreux. Sa réfutation fut approuvée par les Français. L'assemblée devint tumultueuse; au lieu de redresser aucun grief, le pape, qui n'était pas venu pour ces affaires particulières , ne put qu'adresser aux seigneurs et aux prélats des exhortations générales à maintenir ou à rétablir la paix. Cepen-