ET DE HENRI A GISOKS
La Normandie était donc à peu près pacifiée , lorsqu'au mois de novembre 1 1 19 Henri reçut à Gisors le pape Calixte. Ce pontife avait plus d'un grief contre le roi. Henri ne permettait qu'avec beaucoup de difficulté aux évêques anglais et normands d'assister aux conciles généraux convoqués par le pape , et il refusait de reconnaître au saintsiége le droit d'investir du pallium les évéques qu'il plaisait au roi de nommer. Récemment , il n'avait permis à l'archevêque d'York de se rendre au concile de Reims que sous la condition que le prélat ne se ferait point consacrer par le pape ; et comme l'archevêque, une fois rapproché de la cour romaine, n'avait tenu aucun compte de la défense royale et s'était fait sacrer et confirmer par le pape , Henri, irrité contre lui , avait banni du royaume le prélat désobéissant. '
Le pape s'efforça sans doute de rendre le roi plus indulgent pour le clergé qui donnait au saintsiége des preuves de dévouement. Il l'exhorta ensuite au nom du concile à remettre en liberté le duc Robert Courteheuse son frère , et à resti-
' Math. Paris Histor. major. — Math. Parker , de Antiquit. Britann. ecclesice historia , chap. 35.