DE GEOFFROY PLANTAGENET
que son père avait exigé pour pouvoir être enterré. '
Mais il se repentit de sa condescendance quand le testament fut ouvert. Geoffroy y léguait à son fils aîné la Normandie du chef de sa mère , et l'Anjou et la Touraine du chef de son père ; il ne laissait à son second fils que Chinon , Loudun et Mirebel , et à son troisième fils que peu de biens ; mais il stipulait que si dans la suite Henri obtenait tout l'héritage de sa mère, c'est-à-dire s'il réunissait le royaume d'Angleterre au duché de Normandie , son patrimoine , l'Anjou passerait à son puîné Guillaume. "
Rien n'était plus juste que cette clause ; mais Henri entendait tout garder pour lui et ne laisser à ses frères que le faible legs de Geoffroy. A la vérité il avait solennellement juré devant les barons et évéques qu'il exécuterait en tout point la dernière volonté de son père; cependant il s'adressa dans la suite à la cour de Rome , pour être relevé de ce serment, en représentant qu'on l'avait con-
' « Sacramentum quod exigebatur, non sine fletii prxstitit. » Guiil. Neubrig. De Rébus anglicis , lib. 1 , chap. 32. ' Ibid.