MORT ET TESTAMENT
lay, et Louis VII abandonna de nouveau la cause du prétendant, et reçut l'hommage de Henri, fils de Geoffroy, pour le duché de Normandie. '
S'etant rendu à la cour de France pour cette réconciliation , le comte d'Anjou revenait à Château-du-Loir, lorsqu'il tomba malade ; à l'approche de la mort, il s'occupa de son testament, et se fit promettre par ses barons et abbés que si son fils Henri n'arrivait qu'après son décès , ils ne donneraient la sépulture à leur maître qu'après que Henri aurait juré de se conformer scrupuleusem.ent à la dernière volonté de son père , quelle qu'elle fût. Il mourut en effet au mois de septembre de l'an i i5i , avant que Henri fût arrivé. Quand ce jeune prince vint , les barons lui firent part de la promesse qu'ils avaient faite à son père. Henri, qui se doutait que le testament contenait quelque clause capable de limiter ses vues ambitieuses, refusa d'abord d'y accéder, et ce ne fut que sur les vives instances des barons qui trouvèrent indécent qu'on laissât le comte d'Anjou sans sépulture , que Henri prêta enfin le serment
' Robert, de Monte , AppencL — Histor, Ludoi'ici fil.