CRIMES DES PARVENUS
pareil cas la meilleure pièce de bétail, quand il n'avait pas de chevaux. '
Par une charte contenant , suivant la remarque d'un historien moderne, une déclaration assez vague des principes essentiels du régime féodal °, Guillaume statua et promit que tous les hommes libres de sa monarchie jouiraient en paix de leurs possessions et biens, qu'ils seraient affranchis de toute exaction injuste, ainsi que de toute taille : mais il exigea en même temps que tous les comtes, barons, chevaliers, et en général tous les hommes libres se tinssent toujours prêts à faire leur service pour le roi , avec leurs armes et leurs chevaux. ^
Des gens si promptement enrichis eurent toute l'arrogance des parvenus. Aucun crime ne leur coûtait pour satisfaire leurs viles passions. Sans mœurs , sans aucune éducation , et forts de l'autorité dont ils jouissaient en Angleterre , ils abusaient de la position isolée des femmes anglosaxonnes de la race noble , pour les déshonorer.
■ Voyez les lois de Guillaume, dans V Histoire de Croyland, par Ingulphe.
' Guizot , Essais sur mistoire de France , G<^ essai, chap. 2. ' Rymer ^cta publica. Nouv. c'dit. , tom. i , p. 1, charte de 107J.