FAITS A LILLEBONNE. I
furent adoptés \ Comme Ils servent à faire connaître les abus qui existaient alors, et les moeurs qu'ils devaient corriger, il faut nous y arrêter quelques momens. Voici donc les principaux canons ou articles de ces statuts, un des monumens de la législation de Guillaume, considéré comme duc de Normandie.
« La paix ou trêve de Dieu sera strictement maintenue, et promulguée de nouveau dans les paroisses; quiconque l'aura enfreinte, sera justiciable de son évéque. Si le coupable ne veut obéir, l'évêque le dénoncera à son seigneur, et requerra le secours de celui-ci. Dans le cas où le seigneur négligerait de soumettre le coupable à l'évêque , le vicomte du roi , k la réquisition épiscopale , le fera obéir sans admettre d'excuse. L'évêque infligera les peines canoniques k ceux qui sont mariés k leurs parentes ou qui ont les femmes de leurs parens. Loin de vouloir soutenir cet abus, le roi exhorte au contraire les évéques k faire observer la loi de Dieu, et les seconde en cela. A l'avenir, les prêtres , diacres , sous-diacres , chanoines et doyens n'auront plus de femmes; si quelqu'un
' Ordcr. Vital, lib. 5. — Bcbsin , Cnnvil. Rotoniag. Prou., pars 1.
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