AU PAPE GREGOIRE
Je n'ai voulu et je ne veux faire hommage, parce que je ne l'ai pas promis, et parce que je sais que mes prédécesseurs ne l'ont pas fait à tes devanciers. Pendant les trois ans que j'ai passés en France, on a été négligeant dans le soin de recueillir l'argent; mais actuellement que je suis de retour dans mon royaume , grâce à la miséricorde divine , ce qui a été recueilli sera envoyé par ledit légat; le reste vous sera remis en temps opportun par les délégués de l'archevêque Lanfranc, notre fidèle.' »
C'est k ce Lanfranc que le pape s'était adressé pour qu'il soutînt les prétentions du saint-siége. L'archevêque de Cantorbéry se garda bien de trop insister sur ce point , et d'irriter le roi par les prétentions exagérées d'un pape hautain. Il répondit à Grégoire qu'il avait insinué au roi ce que le pape lui avait ordonné , mais qu'il n'avait pu le persuader.'
' « Unum admisi, alterum non admisi, fidelitatem facere nolui, nec voio, quia nec ego promisi , nec antecessores mecs anlecessoribus tais id fecisse comperio , etc. » Epist. Guill. parmi Lanjranci Opéra, epist. 7, dans le torn. xviii de Max. Biblioth. Patrum.
' « Verba legationis veslnc Domino mco régi suggcssi, suasi, noa'' persuasi. » Epist. Lanfranci. Ibid.