SIEGE ET PRISE
joui's. De là le roi se porta devant Rochester. On était au mois de mai 1088. Orderic Vital assm^e que cette année il y eut une si prodigieuse quantité de mouches que les assiégés furent accablés par ce fléau, et commencèrent à négocier'; le plus grand tléau pour eux était probablement l'absence des secours promis par le duc de Normandie. Eudes fit donc dire au roi son neveu qu'il était prêt avec les barons à faire la paix avec lui, à le reconnaître pour suzerain, et à relever de lui pour les terres qu'ils possédaient.
Guillaume, excité par son armée anglo-saxonne, s'irrita de cette proposition; il répondit qu'il s'étonnait que des rebelles, qui méritaient d'être pendus , lui offrissent un accommodement ; il ajouta qu'il ne leur ferait pas grâce quand il aurait pris la place.
Les assiégés virent que leur position était plus critique qu'ils ne l'avaient présumé; ils ne demandèrent plus que la liberté de la retraite hors de l'Angleterre. Elle leur fut accordée , car leur dé-
' « Tanta importunitate muscarum stimulabatur cohoi's rebellium, ut nunquam die \el noclc possent caperc cibum. )> Orderic Vilal,lib. S.