‹ Histoire de la notation musicale depuis ses originesChapitre 111 sur 125 · INNOVATEURS ET RÉFORMATEURS · texte numérisé non relu

INNOVATEURS ET RÉFORMATEURS

Les critiques que, depuis plus de cent cinquante ans, les divers réformateurs ont adressées au système séméiologique actuel, tiennent d'abord à l'étude trop superficielle qu'ils en ont faite, ensuite à l'époque trop tardive à laquelle ils se sont mis à l'étudier, et enân à leur méconnaissance absolue du système général que nous avons exposé.

L'un de ces reproches porte sur ce que nia musique de ptano, orgue et harmonium, est différemment notée pour le main droite que pour la main gauche, ce qui suscite aux commençants des embarras inutiles '. k

Il est certain qu'en comparant tes différentes positions des notes sur une portée fragmentaire, avec les noms par lesquels on les désigne, on est tenté de traiter d'incohérence cette manière de faire, surtout quand on se dit, par

exemple, que l'uï supérieur de la clef de /a quatrième ligne *^ |^ est

représenté par le même signe que le £a supérieur de la clef de sol deuxième

1^8"® ~ m ^ 1 * ^^ *I"^> cependant, l'intonation du premier répond à celle

de Yut inférieur de la clef de sol deuxième ligne m [■ ■ | . Mais cette incohérence est illusoire et n'existe pas pour le lecteur qui sait que la clef de sol représente la partie haute de la double échelle des sons, et la clef de jî» sa partie basse.

Ce qui caractérise tous les systèmes proposés par les réformateurs sans exception, c'est qu'ils sont tonals, et que leurs signes accomplissent un acie fonclionnel.

Ces systèmes s'occupent beaucoup plus du rôle joué par le signe dans la gamme que de sa position. Ils font appel à Tintelligence et non aux yeux, ce qui nécessite une opération mentale continuelle; en un mot, aucun ne présente une configuration faisant voir instantanément la position des notes par rapport au davier.

Nous allons passer rapidement en revue les systèmes de réformes apparus jusqu'ici, et nous ne nous étendrons que sur celui qui est connu sous le nom de Galirtr-Paris-Chevé, parce qu'il s'est inspiré de tous ceux qui l'ont précédé, et qu'il est enseigné et propagé par un grand nombre d'adeptes.

' Cf. Gh. Heerens, Lt Diapatm et la Notation mtuieale nmpUjU». Bruxelles, 1873.

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