LIVRE II. — CHAPITRE I
Voici l'explication de ces noms, dont l'emploi n'avait lieu qu'en théorie, car, pour solfier, les Grecs se servaient, comme nous, de monosyllabes.
.V^ siguifie la dernière corde à l'aigu ;
Parant la voisine inférieure de la dernière ;
Trite la troisième h partir de la plus aiguë;
Parami»e la voisine de la mite ;
Miu ta corde du milieu ;
Liehanoi la corde touchée par l'index ;
ParhypaU la voisine supérieure de ïhypate;
Hypale. la plus grave ' ;
Prailambanon^ne l'ajoiil^e.
iri^ proslambanomène, dit Aristide Quintilien^, a été ainsi nommée parce qu'elle ne fait partie d'aucun télracorde et qu'elle est ajoutée en dehors de tout létracorde, pour que la mèse eût, au grave comme à l'aigu, une consonance d'octave, -n
Mais, malgré son nom, le système parfait, avec ses quinze sons, ne satisfaisant pas complètement les musiciens, on imagina un nouveau système, comportant dix-huit sons, que l'on appela syiième immuable. On l'obtint par l'adjonction d'un nouveau tétracorde inséré entre les tétracordes méson et diézeugménon. 11 reçut le nom de tétracorde syn«»unenon, ou des Rconjointesn, et fut ainsi conçu:
Trile Paranète Nèic
Mèsc. tynemmënoD. synemménoo. ajneminénan.
En fait, il n'y eut qu'un seul son étranger ajouté au système disjoint, le $i t> (trite synemménon), qui vint prendre ta place de la paramèse (st i|), exclue du système conjoint.
Le système immuahle, ainsi appelé parce qu'il était composé de cinq tétracordes que l'on ne pouvait jamais changer (l'hypaton, le méson, le synemménon, le diézeugménon etl'hyperboléon), et qui se dilTérenciaient seulement par la conjonction et la disjonction; ce système fut donc institué en conjoint et en disjoint, mais son échelle oITre la bizarrerie de la double coïncidence du ai\> avec le » l|, dans l'octave aiguë pour le disjoint, du moins dans le genre diatonique.
Les deux tableaux suivants en sont les types, et ils font voir que c'était toujours sur ta nt^ qu'avait Heu la disjonction ou la conjonction des tétracordes. La mèse, selon nous, devait être la corde principale du système, la tonique.
' Les anciens ont placé longtemps Taigu en bas et le grave en haut; ils chantaient alors l'échelle en descendant, "t-wânf, c'est la plus haute en comniençont par le grave; mfnt, pour vsin;, c'est la plus basse en commençant de la même manière.
' De Mimea, apvi Heibom., p. lo.
SYSTkMË IMMUABLE DISJOINT.
Nèl« hyperbolâm'.
Piranèle byperboléon.
Proili mba nomèM.
' Les iiolei! blanclies rt^régcnlent les sons stables îles Ulracordes ; les noires repi-^nlent )es sons iDuables, dent les cordes pouvaient être haussées on baissa , selon les exigences de la (onaliU^.
yGooi^le