‹ Histoire de la notation musicale depuis ses originesChapitre 15 sur 125 · LIVRE II. CHAPITRE I · texte numérisé non relu

LIVRE II. CHAPITRE I

SYSTÈME IMMUABLE GOi\JOINT.

Proalambanomine.

yGooi^le

2â HISTOIRE DE LA NOTATION MUSICALE.

On se trumperait, cependant, si l'on croyait que les deux octaves du système immuable constituaient à elles seules l'étendue générale des sons admis parles Grecs; cette étendue pouvait être portée plus loin, fût-ce même jusqu'à six octaves, en considérant comme synonymes les dénominations de proalambanomène et de nèle hyperboléon, qui constituaient les deux termes opposés du système. Ainsi, pour étendre l'échelle à l'aigu, après la paranète hyperboléon, au lieu dédire «nète hyperboléon-n on disait cprmlambanomènen, et l'on recooimençait la série de l'échelle pour la double octave aiguë. Naturellement on faisait l'inverse pour étendre l'échelle vers le grave. Arrivé à la proshmhanoviène, on substituait à ce nom celui de nèle hyperboléon, et l'on continuait la série pour la double octave inférieure'.

C'est évidemment cette substitution d'un nom à l'autre qui inspira aux mosiciens du moyen âge l'idée des mtianeet, de même que le système des tétracordes inspira celui des hexacordes. £n elTet, le premier fut conçu pour pouvoir s'adapter à la lyre à sept cordes, qui ne donnait pas l'octave complète, et la doctrine des hex-acordes naquit de ce qu'on ne voulut pas donner de nom au septième degré de la gamme. Nous reviendrons plus en détail sur ce sujet.

Il y aurait beaucoup à dire encore sur te système musical grec, mais nous craindrions de trop nous écarter de la notation à laquelle nous avons hâte d'arriver. Néanmoins, nous tenons à ajouter encore quelques mots sur les modes et sur les genre».

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