‹ Histoire de la notation musicale depuis ses originesChapitre 63 sur 125 · Sol. U. Si»rUl. M. Mi · texte numérisé non relu

Sol. U. Si»rUl. M. Mi

Ut. Ré. Mi. Fa. Sol. La.

yGooi^le

n HISTOIRE DE LA NOTATION MUSICALE.

Ces hexacordes se divisaient en durs, moU et naturels, selon leurs propriétés. Le premier, qui s'étendait de sol à mt, s'appelait ti hexacorde dur s [hexachordon duraie ou durum) , parce qu'il portait le bécarre à la troisième note ; celui de fà à r«se nommait (T hexacorde moin (^kexachordon molle ou tnolare), parce que le SI était bémoiisé ; enfin celui d'ul à la était « i'hexacorde naturel y [hexachordon naiurale ou fermanena), parce qu'il n'avait aucun des de?" signes précédents.

Ainsi, toutes les fois que la mélodie ne dépassait pas l'étendue d'un hexacorde, le nom des notes ne changeait pas. Exemple dans i'hexacorde d'ni :

Vt. Ré. Mi. Fa. Ré. Mi. Fa. Sol. La. Sol. Fa. Mi. Ré. VO. L't. Ré. Mi. Fa. Ré. Mi. Fa. Sol. La. Sol. Fa. Mi. Ré. Ut.

Exemple dans I'hexacorde defa:

Ul. Fa. Sol La. Sih. Ut. La. Sih. Sol. La. Sih. Sol. Fa. Sot. Ut. R^. Mi. Fa. Sol. Mi. Fa. Ré. Mi. Fa. Ré. Ul.

Mais si le chant avait une extension plus grande que celle de I'hexacorde, il fallait changer le nom des notes, afin que l'intervalle exprimé par mi-fa se trouvât toujours du troisième au quatrième degré. En supposant qu'on voulût chanter cetle octave :

Ul. Ré. Mi. Fa, Sol. La. Si. Ut.

Ul. R^. Mi. Fa. Sol. La.

Ut. Ré. Mi. Fa.

on était obligé de changer le nom de la note lol en celui de ul, celui de la noie la en ré, pour que le mi-fa tombât sur le demî-ton it-ut^.

Le tableau suivant fera comprendre beaucoup mieux que toutes les explications que nous en pourrions donner les différentes espèces de muances et le nom des sons qui résultent de cette méthode.

L'examen de ce tableau expliquera pour quelles raisons on nommait autrefois Yut, G sol-fa-ul; le mi, E /a-nti, et ainsi des autres notes. On verra que ces désignalions indiquaient les places occupées par ces différents sons dans les hexacordes, et les dénominations diverses qu'ils recevaient.

' Pour faciliter la solmiBation , les Ileliens ont eubstiluë la syllabe doh \a syllabe uf, trop sourde quand on chante, et qui oblige )i foire, comme oq dit, la petite bouche. Celte substitution, dont J.-IE. Doni est l'auteur, date de i6âo.

* Pour que l'on puisse avoir une idée de cette divisioD de la gamme en hexacordes, il est utile que l'on poche d'abord que l'inventeur de cetle diviEÎon avait sous les yeuK les lAracordcs des anciens Grecs, ou le demi-ton devait toujours se trouver entre le premier et te second Ae^., ce qui explique pourquoi les anciens ne pouvaient pas commencer ia division de leur système par le son le plus bas. appelé proilambanomhe (la), mais par ïhypate h^aion («i). L'biventeur de I'hexacorde ayant voulu commencer par le son le plus bas, c'est-i-dire par le gamma (T), il donna au demi-ton une place dilTérenle de celle qu'il avait dans les tétracordcs, c'esl-b-dire qu'il le plaça enire le troisième et le quatrième degré; c'était une conséquence naturelle de cette nouvelle division qui commençait deux Ions plus bas.

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