‹ Histoire de la notation musicale depuis ses originesChapitre 62 sur 125 · LIVRE IV. — CHAPITRE II · texte numérisé non relu

LIVRE IV. — CHAPITRE II

vu dans les tableaux que nous avons donnés du tysième immuabk, au livre II, chapitre i~. Ce fut aussi la raison d'être des trois hexacordes, qui, en se répétant et se superposant, Formaient une série de sept hexacordes. Par conséquent, le premier : lol, la, st l|, ut, ré, mi, était pour les chants qui procédaient de la propriété de béciare; le second : ut, ré, mi, fa, sol, la, pour ceux qui procédaient de la 'propriété de nature, et le troisième : /a, sol, la, sib, ut, ré, pour ceux qui procédaient de la propriété de bémol. Ces hexacordes s'emboîtaient, pour ainsi dire, les uns dans les autres; chacun d'eux anticipait sur celui qui le suivait, pour marquer, sous une apparence diatonique, le demi-ton chromatique qui remplaçait le demi-ton naturel, de cette manière :

Anlicipatioa :

Aoticipalion ; C d e r g aa etc.

Toutes ces séries de notes étaient invariablement solfiées, ou plutôt solinisées: ut, ré, mi, fa, sol, la. C'était, en réalité, de la musique feinte, puisque Ton feignait certaines notes au moyen d'autres lettres que celles qui devaient les représenter selon l'ordre des degrés de la gamme.

L'extension totale du système était donc de sept hexacordes, sous chacun desquels on plaçait les six syllabes de manière que mi-fa occupât toujours le demi-Ion, c'est-<Vdire l'intervalle compris entre le troisième et le quati-ième degré. Ainsi :

i. Sol. la.'Si». Ul. M. Mi.

Ut. Bi. Mi. Fa. Sol. La.

j. Ul. M. Mi.'>a. Sol. U.

Ul. Bé. m. Fa. Sol. La.

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