‹ Histoire de la notation musicaleChapitre 124 sur 147 · LIVRE VII. — CHAPITRE III · texte numérisé non relu

LIVRE VII. — CHAPITRE III

une suspension, ce que l'on obtient en lui donnant une plus grande valeur, en la fortifiant elle-même au moyen des petites notes.

2° Pour la note précédant la voisine grave. De même que la voisine aiguë, celle-ci a une tendance à descendre. Donc, si on la fortifiait, on augmenterai! sa force échappatoire. Pour la retenir, il faut renforcer celle qui précède, et, pour ainsi dire, la clouer à cette précédente; résultat auquel on arrive par les petites notes ou par une plus grande valeur.

3° Pour la répétition. On emploie ces petites notes pour donner plus d'énergie à la note répétée.

k° Pour la pénultième d'un rythme. C'est pour lui assurer toute son importance rythmique et donner plus de douceur à la dernière. Généralement, la pénultième tombe sur une syllabe forte, et la dernière, ou ullième, sur une syllabe atone.

5°, 6° et 7°. Quant au grupetto, à Yappoggiature et au trille, ils n'ont évidemment pour fonction que de donner plus d'ampleur et de sonorité aux notes sur lesquelles on les place, et suppléer, en quelque sorte, au défaut de l'instrument, qui, sans ces ornements, ne pourrait faire convenablement ressortir les notes. Il est à remarquer aussi que les petites notes qui terminent le trille, et qui n'en sont que la coda, n'exigent point de force. Conséquemment, on ferait mieux de les écrire en notes réelles. Il n'y a que les notes de force qui devraient se présenter sous l'aspect de petites notes précédant les notes réelles.

Nous croyons donc que les notes dites d'agrément ne sont pas seulement un produit instinctif; elles ont encore une autre raison d'être. En effet, leur multiplicité est en raison directe de l'insuffisance de sonorité des instruments. Plus ceux-ci étaient primitifs et peu sonores, plus on multipliait ces notes pour remplir le vide et suppléer à la sonorité. Plus les instruments sont perfectionnés et puissants, moins on a besoin de recourir à ces petits procédés, (jui, chez quelques auteurs, dégénèrent en mièvreries.

]G(i HISTOIRE DE LA NOTATION MUSICALE.

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