NOTATION GRECQUE
La source principale pour la connaissance de cette notation est Alypius, sophiste de l'école d'Alexandrie, qui vivait au 11e siècle de notre ère. Son traité intitulé Introduction musicale'2 est, pour nous, le plus ancien qui s'occupe de cette partie de l'art, laquelle semble avoir été peu en faveur chez les Aristoxéniens, sans doute par opposition aux Pythagoriciens. Aristoxène, le musicien par excellence (Mousikos, comme on l'appelait), a tout l'air de la dédaigner. Il dit que la notation, loin d'être le terme de la science musicale, n'en est même pas une partie; il va jusqu'à gourmander les maîtres de ce qu'ils s'occupent trop de cette branche d'enseignement. Nous ne rechercherons pas s'il eut tort ou raison ; nous ferons seulement remarquer que si les autres théoriciens grecs avaient pensé comme lui, nous serions bien embarrassés de savoir ce qu'elle fut chez les Grecs. «Que d'inexactitudes ! ri s'écrie, avec raison, M. Gevaerl\ rtque d'erreurs nous eussent été épargnées si Aristoxène et Ptolémée avaient jugé convenable d'éclaircir leurs explications par quelques exemples notés ! n
Nous avons avancé qu'un système de notation existait avant celui attribué à Pythagore. C'est Aristide Quintilien4 qui en donne un exemple d'après les anciens. Cette notation, retrouvée par Perne dans le manuscrit d'Aristide Quinti-
Archai, dans Meibom., loc. cil., p. 19. — Voir aussi le Traité des cléments harmoniques d'Ans-loœene, traduit par M. Ch.-Era. Ruelle. Paris, 1871.
Eisagogè mousike, ms. de la Bibl. nation, de Paris, et dans Meibom.
Histoire et théorie de la musique dans l'antiquité, 1" vol., p. 70). ' Dans un ms. de la Bibl. nation, de Paris, n° 2/t5o, fJ toi r". — Voir aussi Perne, Recherches sur la musique ancienne, dans le tome III de la Revue musicale, p. 438.