‹ Histoire de la notation musicaleChapitre 43 sur 147 · LIVRE 1 II · texte numérisé non relu

LIVRE 1 II

CHA1MTKE I.

nom était subtripunctis. Virga contripwctis signifiait que la virgule était précédée de trois points ascendants et suivie de trois points descendants. On avait donné des noms analogues aux virgules, qui, précédées de quatre points, s'appelaient virga predialesseris ; suivies du même nombre de points, subdiatesseris; précédées et suivies, condiatesseris ; précédées de cinq points, prediapentis ; suivies de cinq points, subdiapentis ; précédées et suivies, condiapentis.

Le pes, ou podatus, s'appelait pesjlexus quand son extrémité supérieure s'abaissait; et si le trait descendant se relevait pour indiquer un deuxième mouvement d'ascension, il prenait le nom de pes jlexus resupinus (pied fléchi et redressé), et pouvait représenter les diverses successions de notes que nous donnons ici :

On ignore comment s'interprétait le pes quassus (brisé). Le pes stratus (couché, renversé) s'exprimait peut-être ainsi :

Quant au pes sinuosus, son nom indique que l'on devait l'interprétera peu près de cette manière :

Toutes les modifications que présente le quilisma du cinquième tableau ne sont que des additions à l'ornement du cbant représenté par le neume luimême. Il n'en est pas ainsi pour les points qui se combinent avec lui, car ils représentent des notes réelles dont la valeur de temps est déterminée.

Au commencement du présent chapitre, nous avons dit un mot des transformations auxquelles les neumes furent sujets pendant les cinq siècles de leur existence; il est bon de les faire connaître.

L'histoire de ces transformations peut se diviser en trois périodes principales, que nous nommerons : primitive, transitoire et définitive.

La première, ou primitive, dont nous ne pouvons, jusqu'à présent, du moins, faire remonter l'origine plus haut que le vuic siècle, mais qui doit certainement lui être antérieure, finit vers le xc siècle. Pendant cette période, les neumes sont écrits au-dessus du texte, sans lignes ni clefs. La position d'élévation ou d'abaissement des signes ne paraît pas avoir été le principe absolu et déterminatif de l'intonation; aussi leur lecture offre-t-elle la plus grande diffi-

culte, eu égard surtout au peu de soin que mettaient les copistes à les bien placer. A mesure que des améliorations se produisirent, les neumes primitifs perdirent de leur vogue, mais ils n'en furent pas moins employés encore par les routiniers, ou, comme le dit Jean Cotton1, par des clercs ignorants et grossiers (a ru,stica?iis et mcultis ckricis).

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