‹ Histoire de la notation musicaleChapitre 59 sur 147 · LIVRE III. — CHAPITRE II · texte numérisé non relu

LIVRE III. — CHAPITRE II

que le schjecht indique la note initiale, et le boulh est presque toujours le second degré de la gamine.

On modifie ces signes par des points placés au-dessus, comme >~, ,,">, >-^ï /0>^i cependant on ne voit pas qu'ils aient une signification différente des signes simples dans les interprétations qu'en font les chanteurs.

Il en est d'autres, dans les anciens livres, mais on n'est plus fixé aujourd'hui sur leur signification ; tels sont les suivants: ^, /(, /oo~> /W, /V, OC; les chanteurs eux-mêmes ne les connaissent plus. Il existe encore des signes qui ont une place dans la notation musicale et qui, pourtant, ne se rapportent qu'à la prononciation. Celui-ci, par exemple : „r, qui indique l'obligation d'ajouter la syllabe ou à la voyelle sur laquelle il est placé, ainsi : aoua pour a, éoué pour é, etc. ; et cet autre : 7S, qui marque qu'il faut ajouter y à toutes les voyelles, comme : aya, éyé, iyi, etc.

Nous mettons comme exemple sous les yeux du lecteur une prière notée ■en signes arméniens, pour les saints martyrs de l'Arménie, avec traduction en notation européenne par Fétis1.

A-rje yakn ar-darou thean i hajastan dsageal paidsarratzoutzjcr slirbzjekje - glije - Izi bjeghmamb arcan

i x J i </ <rs s J ^\/"* /~* 5 xJ x J x J s~\ x Jri^r^

serbolznmagbdha nokb sotza chena - jea i mjez pargjevatc-u bareatz jev oghor - mea kho a-rara-dsots.

TRA©UCTION.

Allegretto.

tr.

A-rje

yakn ar - darou ibean

hajas - tan dsa - geai pai-

fi B r J g i r r } i i ^r pjpll j S S

dsa - rralzoulzjer slirbzjekje - - gbje - - tzi

tr. - '''•

bjegh mamb

y ^ ?0 J i/3 ^r ^rrrr1 î J § I çjJrc/"ÏL

arean ser - botzn — maghdba nokb so - - (za cbe-n

a - îea

6ttCJXT

a - ton bar

rJJTTii

mj

ez par

- - - gje-va — toit

eatz je - - - v

mea kbo a — — ra — — — ra— --- dsolz.

0««r. c«fé9 t. IV, p. 90.

LITURGIE ETHIOPIENNE OU ABYSSINE.

Une tradition conservée chez les Nubiens et les Abyssins fait de saint Yared, apôtre de l'Ethiopie, l'inventeur de leur musique et de leurs chants religieux. D'après la légende, le Saint-Esprit serait descendu du ciel, sous sa forme ordinaire de colombe, tout exprès pour lui enseigner les trois modes du chant abyssin : giwz, ézel et araray.

Un document ancien, traduit et publié par M. René Basset1, nous porte à croire que la notation de ce chant pourrait bien ne dater que du xvie siècle, car voici ce que dit à ce sujet M. Basset, d'après la chronique éthiopienne :

rr . . . Du temps de Galâoudéouos (milieu du xvic siècle) apparurent Azaj Géra et Azâj Ràgoueb, prêtres instruits dans la musique. Ils commencèrent à faire régner l'usage de la notation dans le chant ecclésiastique, et instruisirent les prêtres de Tadbâba-Maryâm , que ce prince avait fait bâtir, n

Les livres ecclésiastiques éthiopiens sont notés avec les caractères de leur langue, et, de même que dans les byzantins et les arméniens, les lettres ne représentent ni des sons déterminés ni des degrés de modes, mais uniquement des mouvements d'intervalles de sons et des formes mélodiques, ou des ornements du chant. Ces signes sont au nombre de quarante-trois. Nous en donnons le tableau ci-dessous, avec la traduction en notation européenne.

Hé.

Se

Ka ou kiako.

Oué

Gue. .

Oua. .

Ouaka.

Ho.. .

Be

eh

mm

Chronique éthiopienne, dans le Journal asiatique, août-septembre 1881, p. 109.

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