N° 3. CLEF DE SOL
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Certains didacticiens modernes soutiennent que la clef de so/ est le monogramme formé des trois lettres s, 0, l, ainsi: m. Si ingénieuse que l'idée paraisse, nous nous refusons à lui donner cette origine, car il n'y a pas à douter quelle n'ait eu pour prototype la lettre G, qui, par des transformations successives, est arrivée à la forme adoptée aujourd'hui.
Dans son Décachordon, Glaréan1 dit que l'on se servait rarement de la clef de sol. Tinctoris2, mort en 1 5 1 1, avait déjà dit de cette clef: cr Son usage est rare en refacta3, et plus rare encore dans le plain-chant, car sa place n'est indiquée que quand celle de G sol-fa-ul est absente, ce qui arrive rarement.*
1 De music. divisione ac defnitione. Bâle, i5i6.
" Coussemaker, Scriptores, etc., t. IV, p. 5.
5 On appelait resfacta «chose faite» la musique écrite, par opposition au déchant que Ton improvisait au lutrin. Resfacta, dit Tinctoris, est cantus composilus , «un chant composé, » c'est-à-dire écrit en opposition aux contrepoints improvisés en chants sur le livre, etc. «L'étude attentive des mouvements de la musique des xmc et xrve siècles, n dit Fétis dans son Esquisse de l'histoire de l'harmonie. «m'a fait voir qu'il existe une différence très remarquable entre les chansons mondaines à plusieurs voix et la musique d'église écrite, ou resfacta. -n