‹ Histoire de la nouvelle hérésie du 19e siècle :; ou, Réfutation complète des ouvrages de l'abbé de La MennaisChapitre 16 sur 24 · T. FIT · texte numérisé non relu

T. FIT

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'( crés; brisons sur les têtes de nos tyrans « les fers dont ils ont chargé nos mains, » Et le jour n'était pas loin où le combat provoqué avec tant d'ardeur par le nouveau Tyrthée , allait s'engager. Des contestations s'élèvent entre les fabricans et les ouvriers. x Nous voulons, ont dit ceux-ci, une aug- « mentation de salaire, afin de pouvoir sub- << sister, nous, nos femmes et nos enfans. » Où êtes-vous M. de la Mennais? Quoi, à Paris , loin du champ de bataille qui s'apprête ! quoi , la plume à la main , quand le fer étincelle dans les mains de vos satellites armés par vos doctrines ! Ne vous souvientil plus que la veille d'une action décisive , un Romain fameux , comme vous le serez un jour dans l'histoire, disait à ses compagnons réunis autour de lui : Je ne serai pas loin de vous, ni d affection^ ni de présence (1 )? Aussi, fidèle à ses engagemens, M. de La

(1) Neque animus . neque corput à vohis aberit. [Bellum Cotilin. ), p. 81.

Mennais est-il parti, en déclarant la suspension (le son Avenir^ avec le dessein de se rendre à Rome : le pèlerin de la liberté pourrait-il manquer de visiter ses frères et amis , de prêter au moins à leurs magnanimes efjbrts le secours de ses encouragemens? Arrivera-t-il assez à temps pour être témoin des violentes scènes qui ensanglanteront la malheureuse cité ? Je ne l'en accuse point. Mais celui qui sonna la charge était-il hors du combat , quand même il ne se serait pas trouvé dans la mêlée?

Non, je n'accuserai pas M. de La Mennais de s'être joint aux rebelles élevant les barricades, faisant feu sur les magistrats et sur la force militaire. Mais les proclamations séditieuses, k tous momens placardées sur les places publiques au moment de l'action, se retrouvaient textuellement dans ces paroles de \ Avenir, répétées par le Croyanl: Association , résistance , courage. Soyez hommes : nul n'est assez puissant pour vous

atteler au joug maigre vous. « Nous laisse- K rons-nous égorger comme de vils trou- « peaux, esclaves dégradés au-dessous même « de la brute, car la brute sait tout ce qu'on <f affirme que nous ne savons pas ; et elle « n'a besoin que de son instinct pour le sa- « voir? Il y a des animaux stupides qu'on en- « ferme dans des étables, qu'on nourrit pour <( le travail; et p^is , lorsqu'ils veillissent, « qu'on engraisse pour manger leur chair. »

" Il y en a d'autres qui vivent dans les « champs en liberté , qu'on ne peut plier à -f la servitude , qui ne se laissent point séi< duire par des caresses trompeuses , ni « vaincre par des menaces et de mauvais " traitemens. »

« Les hommes courageux ressemblent « k ceux-ci ; les lâches sont comme les pre- « miers. ^> (P. 11*>-, 113.)

Théorie de la liberté. — f Pour être libre, « il faut, avant tout, aimer Dieu j car si vous « aimez Dieu, vous ferez sa volonté, et la vote lonté de Dieu est la justice et la charité , « sans lesquelles point de liberté. » (P. 116.)

Est-ce la une rétractation de tout ce qui précède? car qu'est-ce que la justice et la charité, fondemens de l'amour de Dieu? La justice , saint Augustin la définit : la vertu

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