‹ Histoire de la nouvelle hérésie du XIX siècle: ou, Réfutation complète des ouvrages de l'Abbé deChapitre 10 sur 30 · LA. LIGUE. M. DB KA MENKAIS · texte numérisé non relu

LA. LIGUE. M. DB KA MENKAIS

point du tout. ( Maimb. , il ne nous ont donné que page 292. ) ( A une autre des fers. De deux choses époque , sous la Fronde , Tune : ou le pouToir ne on entendit de même pro- peut pas , ou il ne -veut pas. férer le nom de répubU- S41 ne peut pas , qu^estque , mot qui devait faire ce que cette moquerie de frémir d^horrenr à l'épo- souveraineté, ce fantôme que où la faction qui misérable de gouTemedominait en Angleterre, ment, et qu*y a-t-il entre amenait par le sang de lui. et nous P il est à no- • son roi rétablissement tre égard, comme s^il n^éd*an gouvemement de ce tait pas ,. et il ne nous resgenre. ) Cette perspective , te en Toubliant , qu^à nous bien loin d'e£Prayer nos protéger nous^nêmes. S'il dévots catholiques , sou- ne le veut pas , malheur riait à leurs criminelles 'à lui ! qu'il le sache bien; espérances. (Anquetil, si, dans TentrajUiement . Daniel.) d'une passion aveugle, qui

- Ce n'étaient contre que ce soit osait tenter Henri que cris de fureur de nous donner des fers , et' d'extermination; il n'y nous avons ^uré de les avait sorte d'outrages briser sur sa tête. {Avequ'on ne lui fit en toutes nir, n. i, art. signé La les manières que la rage Hetanais.) peut inventer, pour se répandre en satyres , en libelles , en calomnies de toutes sortes. (At(2.]

Il y en eut d'assez bar- Un jeuue prëdicant , dis pour appeler le roi en sorti de l'école de M. de plein sermon , tyran , l'en- La Mennais , disait naguènemi de Dieu et de son re en présence d'un noméglisè , et ses ministres breux auditoire : Rois et fauteurs d'hérétiques, tyrans^ mots synonimes. ( Daniel , Anquetil , tous On a dit de M. de La Meules mémoires du temps.) nais qu'il remplace le Un des curés de Paris bonnet carré par le bon-

( Pelletier de Saint Jac- nçt roof e. ( V«y- l'Jîù^ que* de la fioacherie), du parti de 11- de La llatieftt l'audace de dire en naît, par U- MadroUe, pleine assemblée : Mes- p. 96. ) sieurs. C'est aisetconnivé, U ne faut pat eêpérer jamais avoir raison de la cour du parlement en justice; e'eittrop endurer, iJ faut jouer des couteaux.

U aionta avec la même hardiesse : Je 'suia averti qu'il y a dee trattras dant cftte compagnie, il faut le$ chasser, et jetter dans IarMitèr-e.(Anquetil,t. m, p. ïfdiMaimti., p. 197.) [Avant la publication

On se permit les plus des Paroles d'un Croyant, Tiolens excès contre la M. de La Uennais voyait personne des magistrats, la rép)d)Uque dans la Hamilton ^ fittr^ de SainU législation ^t le gon^ Gosme , vînt prendre - lui- yemement dis la Frawe ; même le conseiller Tar- Vardent antagoniste de difdans sa maison, ayant la démocratie «'est tout avec lui des piètres qui à coup réconcilié avee lui servaient d'arcbers. elle ; U. ne rêve phu qne ( Voltaire , note sur la la . république nniversel- Henriade , chant tv. ] le. Plus de centre de

Un antre de ces furieux gouTememant. La Frandisait à un ligueur qu'il ce, une fois dotée de Un'aurait point fait de cou- bertés municipales, comscience de tuer le Boi , mencera enfin à respirerquand même il aurait été C'était également le vœn à l'autel , tenant le pré- des Sociétés des Droits de cienx corps de Dieu. ^'E- l'Homme et do-Citoyen, toile , journal de Hen- Les émeutes de Paria et de ri ///, (. III, p. 420, ] U Lyon se proclamwent au

DE LA NOUVlUiE HÉRÉSIE. tU

«8 trouTa plus d'un par- ^^ ^^^^ république. Le rioide qui Tosa. renversement de la mo-

narchie ne pouvait 8*opérer que par là constitution delà république. {Rapport de M. Girod de l'Ain. )

Les premiers Chrétiens n'attendaient pas, ils com* battaient. Il ne s'agit pas de s'isoler et de s'ensevelir lâchement dans une indolence stupide. Gatholi- • • ques ! apprenons à récla-

mer et à défendre nos droits. (i'^<?enîr,passîm . )

(Dans d'autres temps, de pareils attentats ne seraient pas restés impunis.

Ce n'étaitpoint,il ©«t vrai, par des voies de fait que le parti se déchaînait contre la personne des magistrats. Mais les ménageait - il davantage en les calomniant , accusant les tribunaux et les lois , de n'être que les organes et les instrumens de la corruption , de l'apostasie et de Tathéisrae, outrageant la justice ellemême , qu'il taxe d'une ^ manière générale de cor-

ruptrice de l'humanité?

^ { Avenir, n^ lis.)

Ces meules qui tour-

Lk 1.TQVE. M. DB Là MERNAIS.

nent et qui broyent , ce 8ont les lois qui nous gouvemect , et ce qu'elbroyent , c* est tous. {Paroles d*un Croyetnty page 163. )

ft Ce langage avait passé jusque dans les maisons d^éducation, où il occasionait des désordres toujours rejetés sur le saint enthousiasme de la liberté. On croit obéir à la voix de Dieu ; qua^^Vâme parle , c'est Dieu qui parle, disait-on , dans un ^ournsd intitulé : Lapres* se des écoles. On ne faisait qu'y mettre en pratique les leçons de VAi>enir, »

Tout Français, y lisaiton , au sortir du rentre

^ de sa mère , a droit de penser, de parler, d'écrire , de publier ce qu'il

^ lui plaît sur toutes choses. ( Avenir , 25 oct.

1830 ; Religion considérée, p. 92.

( M. de La Mennais , s'adressant aux dépositaires de l'enseignement public, a dit vingt fois dans ses feuilles et dops ses autres compositions plus graves : Sachez bien que la jeunesse n'a pour vous

D£ LA NOUVELLE flDÉRiSlE. tf9

LA Lieux. M . DB Là mOXtXUS.

-que du mépris et de VhQrreur ; gabelle grandit pour rompre avec éclat le joug infâme sous lequel on Teut la tenir courbée et le briser sur la tête de ses oppresseurs.

Nous engageons les chefs d^établissemèns contre lesquels on voudrait exercer quelque action à se Refendre avec énergie , s^ils veulent servir utilement la cause de la liberté commune. ( Avenir,

.Depuis les emportemens de Luther, quel prêtre se permit jamais un pareil langage ?

Je dirai plus encore : Est-ce un Chrétien qui peut laisser échapper de sa bouche ou de sa plume ces paroles répétées plusieurs fois dans le même journal : « Le miifistre d% « Roi veut nous imposer des éveques j nous ff l'avons poursuivi d outrance. » De même :

« Le procès des Trapistes sera poursuivi d « outrance , quels que soient les tribunaux « devant lesquels il faille traîner le pouvoir (c et ses agens. »

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Et voila les nouveaux évangélistes !

* Dans le procès de V Avenir^ qui eut lieu en 1854, on lit cëft paroles adressées par M. l'avocat-^énéral Berville : «^ Auteurs de V Avenir y vqus ne voulez point sans doute , nous aimons du moins à le croire , susciter à votre patrie les horreurs de la guerre civile. Êtes-» vous Mey sûrs pourtant qu'aucune étinceUe qui jadis consuma la Vendée , ne couve encore sous la cendre ?

Etes- vous sûrs que le poignard de Trestail- Ion soit à jamais l^riisé? » Pages 28, ^*

YlL.OnéSÉmederépriÊtur VIL Tevit^ées pour réles excès de la Ligue. primer les associaiions

êédi$ieu8êà.

» D^aussi TÎolens excès M. de La Mennais coh-

coEuoaexiçaieiit à acci>utu- vient lui-même que ce

mer les peuples à enten- qui avait perdu la Res-

dre diro qu*il était indé- tauration, et ce qui avait

ceut que les ministres le plus yiolemment excité

de la Religion parlassent la haine contre lé Clergé,

dans les sermons dés af- c^était le rôle politique

faires d^Êtat , et fissent que Timprudence du

retentir les chaires d'in- gouvernement avait don -

vectives (Anquetil, t. 11, né à quelques ministres

p. 207). du Sanctuaire ( Religion

DE LA NOUVBlXfi HÉRÉSIE. 01

LA IWVE. H. DE LA MKRIUIS.

comidiré^^ etc.^ p. 64).

Le Parlanent de Paris L'autoiité cmTrh les essaya d'opposer quelque yeux; ^le enit qoe la digue à un torrent qui morale publique outramenaçait de tout entrai- gée exigeait vue satisfco» lier. Il s'assembla sous la tion. Trois des prineiprésidence du célèbre paux auteurs du^candale Chrîstoplie de Thon, et furent eitéa à la Cour prit qu^ques arrêtés , d'assises, et eurent à se mais qui ne furent pas défendre par-devant la soutenus. L^édit de Foi- Qiambre des pairs. Le tiers de iô77^ condamna parti cria à la perséoutoutes les ligues, associa- tioa , et eut Faîr de detions et cen&ériea ftdtes mander le martyre ; parou à faire , sous quelque ce qu'il savait bieor qu'on prétexte que ce Éd. G'é- ne le lui accorderait pas. talent dés palliatif plutèt En attendant^ pour se que de vrais^reaiédes. ils venger .de la sentence ne firent qu'irriter les rendue contre euit , ils factieux, et leur donner allèrent publiant que la de nouvelles armes , en justice corruptrice de fjttsaaot croire qu'ils rhumanité avait été par étaient persécutés^ pour eux contrainte #entenla cause de Dieu et de la dre dévoifer sa propre Religion. honte. (V Avenir^ n. 113 ,

Les ligueurs, sanss'em- S93, 395 , et Mec9èil de$ barrasser , allaient tou- Pièce» publiée* par VAjours leur chemin , fai- ffence fénérale de Vaeso* satentsousmain leurs pré- dation ^^,Z1), paratifs, et surtout ik pri- « Nous sommes résolus rent leurs naesures a Ra^ de ne pas obéir , d4t la me pour engager le Piape persécutiofi nous menacer Grégoire XIII dans leur de ses tortures ( Avenir ^ paria (Daniel, p. 170). Ils n. 38 ). (La résistance aHaîent jusqu'à répandre aux exiefeaneee minisiéle bruit que le Sourrerain rieHes- est cpialjilée un Postife était pour eux; atste héroïque compara^

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LA LIGUE. M. DE LA MBIOrÂU.

qu'au surplus Sa Sainteté ble aux plus beaux siècles ne trouverait pas mau- de TEglise. ( Ibid., pasvais qu^on se mit en état sim.) de la contraindre d^user de son autorité en faveur des catholiques [IbidJ),

YIU, DoGtrines religieuses VIII. Doctrines religieude la Ligue. ses de M. de La Mennais,

Il n'en est pas moins Censurés par les orga'

vrai que Topinion de la nés de la loi, les ligpieurs

Monarchie absolue, uni- du dix -neuvième siècle

verselle du pape , préva- se sont repliés vers le

loit dans tous les con^ils Siège Apostolique,

de la Ligue : opinion res- À la vérité, leurs espé-

pectable dans son prin- rances de ce côté sem^

cipe , et qui n|ayait de blaient mieux fondées,

dangereux que Tabus que On s'était, dès long*

Ton pouvait en faire. Et temps, assuré d'activés et

c'est ce qui ne pouvoit puissantes influences ; on

manquer d'arriver dans avait eu la précaution do

des temps de trouble. On. s'en ménager la foyeur

affectoit de répandre que, par toutes les déférences

suivant le bon ordre, c'é- qu'exige la foi catholi-

tait l'Eglise qui devait que , par des concessions

distribuer lea couronnes, qu'elle n'exigea jamais ,

et juger les souverains , telles que la reconnais-

que tous les Princes chré- sance de son infaillibilité,

tiens étaient vassaiix de et l'expression répétée à

l'Eglise romaine , lui de- satiété de la plus pro-

vaient prêter serment de fonde haine contre les

fidélité et payer tribut ; libertés gallicanes, en

que c'étoit pour elle un ejffet , suspectes à la cour

droit e.t un devoir d'écar- romaine, mais qu'elle n'a

ter, à quelque prix que pas toujours condamnées,

ce f&t, les méchans Prin- L'on affectait de répan-

Il IIGIIE. H. DE L.% WNVAIS.

ces , de Tenir au'secoare dre que plusieurg de» de la Religion de8 peu- Cardinaux et Ëyêques réples , de délier à son ^é sidans à Rome s'étaient les sujets de leurs sermons prononcés hautement envers ceux qui s^étoient contre le nouTcl ordre rendus indignes de leur de choses étahli enFran^ commander. ce. Certain de leur ap-

pui , M. de La Mennais avait chanté déjà Thymne du triomphe ; il af- .

firmait que le Pape s'était formellement expliqué sur le fond de Taffaire; qu'il avait déclaré à notre ambassadeur que, par la nouvelle Charte , les derniers concordats étaient anéantis , que le Clergé de France rentrait sous l'empire de l'ancien droit commun, que les premiers concordats

étaient abrogés par la Charte de 1830 ( Avenir, n. 3).

(La haute sagesse de Grégoire XVI à déconcerté ces mensongères assertions , et les a réduites au tardif aveu d'une condamnation sans SLme\{Avenir; supr. n. 8.

ConsPiiutionnel du i 7oct . • 1831.)

( Tons les écrits de la nouvelle Ecole n'eurent pas d'abord d'autre sys-

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LA LI6VB. M. SE LÀ ISlTIf AlS.

tème de pelitùfae que d'élever la Gkaire pofttificftie auKleMUft àe tous le» tirôBie» de la terre,, et de créer pour elle une domiitatiea alwolue^ miîr verselle , qui nm se contente pas de la suprématie nécessaire^ incontestable qui lui est assurée par sa divine institution, dans les limites du pouvoir spirituel. On veut que tout partagée déroge à sa dignité souveraine. Pouvoir unique , tout autre lui est subordonné et n'existe que par lui. Dieu dans le

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