‹ Histoire de la nouvelle hérésie du XIX siècle: ou, Réfutation complète des ouvrages de l'Abbé deChapitre 15 sur 30 · LA. LI«1I£. M. DB 1.4 MENKAIS · texte numérisé non relu

LA. LI«1I£. M. DB 1.4 MENKAIS

porel ( Univers reliy. ii.

285). Ailleurs M. Fabbe de La Mennais, écriTant à M. TEvêque de Rennes, dit : Bien que condamné parle Saint-Père y nous ne nous abandonnerons pas nous-mêmes. Sans diminuer les droits suprêmes du Siège Apostolique , mais pour obéir aux conciles et à notre conscience , nous protesterons {Avenir f n. 41) .

Ici du moins il a Fair de reconnaître que les conciles sont au-dessus du Pape, puisqu^il consent à leur obéir, quand il se met en pleine désobéissance contre le Pape!

Condamné par la doctrine des conciles aussi bien que par la censure du Souverain-Pontife, ferât-il enfin amende honorable? Non, (LiraForgueil- - leux sectaire : je ne peux désavouer une doctrine que je crois véritable; j'attendrai que les hommes soient capables de la porter, et que le temps soit venu de publier sur les toits des vérités auxquelles s'attachent Favenir des nations et la régé-

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hk LL6UC. M. DE LA MElfisÀlS.

nération irniverselle . ( Déclar. an 10 sept. 1833 ).

Qu*il ose se yanter encore d'être catholique : Non lui criera la justice humaine : « Non^ M. de La « Mennais n'est plus ca- « tholique. Ce prêtre dé^ « mocrate a outragé le « Chef de la Catholicité , tt au moment même ou « il Tenait àe s'age- « nouiller devant lui^ « pour &ire une solen- « nelle rétractation à ses « anciennes erreurs. Non^ « il n' est. plus caUiolique, «le prophète de Tiiisur- « rection qui Tend i^es « prophéties^ et qui, dans « une horrible réticence^ « ose psésenter au front « yénérable de celui qu'il « appelle le vieillard usé « par les ans , le même « signe de réprobation « qu'il pose sur le front « de tous les rois. {Ami « de la Relig. 2 déc.

RÉCAPIIULATION.

« Ces prédicateurs de sang et de carnage auraient voulu que pour victimes à leur fureur, et pour apaiser les mânes du martyr saint Jacques Clément , on eut égorgé tous les bons serviteurs du roi sur les autels qu'ils venaient d'ériger à cet exécrable assassin.

( L'Etoile^ Journal de Henri III, p. 420).

« Ils criaient partout quie la Religion était

' perdue , et récommandaient aux prières du

peuple les saints martyrs de la Ligue, quand

ils n'avaient que des imprécations contre le

roi, sa famille et ses ministres . {Ibid. , p . 579. )

« Ces clameurs produisaient leur e£fet.

Beaucoup s'éloignèrent de la personne de Henri. Le prétexte de religion devint alors si plausible , qu'une infinité de catholiques de toutes les conditions, séduits par les discours des orateurs de la Ligue, ne doutaient

point qu'il ne fallût plutôt périr que d'en- (iRirerque celui qu'ik croyaient obstiné dans l'hérésie s'assît sur le trône de saint Louis ; et YOulaiçnt qu^on choisît un autre roi.

(Maimb., p. 313.)

« Les mœurs se ressentaient de cette brutale indépendance^ on était cruel et impitoyable de sang-froid. Ce qui arrivait dans un parti , k quelques circonstances près , se reproduisait dans l'autre. Tout était légitime, héroïque, divin, de la part d'hommes égarés qui allaient prendre sur les autels le glaive parricide dont on vit s'ailner les mains d'un Jacques Clément, d'un Châtel, d'un Ravaillac . Peu importait que la France, travaillée par tant de convulsions , fut traînée' par la rébellion sur les bords du précipice , pourvu que la haine s'assouvît contre un roi seul capable de réparer les désastres du règne précédent, le plus honnête homme de son royaume, prince de qui l'état n'avait k appréhender ni détours ni vues intéres-

sées , mettant son bonheur à fâi^e du bien , sa gloire k pardonner , qui savait au besoin payer de sa personne , braver tous les dangers sans nulle défiance, malgré les inquiétudes de ses officiers qui eurent plus d'une fois Foccasion et le courage de lui représenter dans les termes les plus forts combien il s'exposait en croyant dans les autres une générosité pareille a celle qu'il avait luimême. Souvent on lui avait entendu dire :

« Je ne crains, et Dieu le sait, le mal qui me « peut advenir ni de vos deniers ni de leurs « armée8,mai8 je gémbsurle sort d'un mil- « lion d'innocens que la guerre civile va faire « périr. » La veille d'une bataille , il prenait tous les Seigneurs a témoin des eflforts qu'il avait faits pour terminer a l'amiable tous lesdifférens. « Périssent, >» avait-il ajouté du ton le plus animé , <r les auteurs de cette « guerre, et que le sang qui va être répandu « retombe sur leur tête ! » ( Anquetil , t. II , p. 174 j Daniel.)

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