‹ Histoire de la nouvelle hérésie du XIX siècle: ou, Réfutation complète des ouvrages de l'Abbé deChapitre 14 sur 30 · X. Ce qu'il fallait pefiser X. Les protestations de · texte numérisé non relu

X. Ce qu'il fallait pefiser X. Les protestations de

de ses professions de foi, M. de La Monnaie sontelles sincèresf

Toutefois ce grand res- Toutefois , fallait-il en pect que le parti aifoc- croire sur parole à ces toit pour les oracles du protestations d'obéissan- Siége Apostolique n*em- ce la plus dévouée aux péchoit pas que Ton décisions du Siège Aposagit à Teneontre , au ris- tolique ? Par exemple , que de brayer son atito- on savait que le concorrité. On savait que Gré- dat stipulé entre le Pape goire Xm ne dônnoit Léon X et le Roi Franpoint de confiance à la çois I*'^ approuvé par le Ldgue; qu'il s'en était concile général de Lacxpliqué avec le duc de tran, subsistait dans toute Nevers; et que, quelques sa vigueur, puisqu'il n'ajours avant sa mort, il vait été révoqué par auavait dit au cardinal cune des parties contracd'Est : « la Ligue n'aura tantes ; que la nouvelle « de moi, ni bulle, ni Charte n'avait introduit « bref , jusqu'à ce que je à cet égard aucun chan- « voie plus clair en ses gement , puisque les dis- « brouiUeries.»(X'£foi/e, positions en étaient les

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iTâ ligue. m. de la ^^vr^kIs.

Journal de Heiiri III, t. d, mêmes quant à la Relip. 4&4). gion ; on savait que celui

Son successeur, c'était del802yenait,iln'yaTait Sixte-Quint , mieux in-* pas si long-temps , de reformé des affiiires de la coToir une nourelle sanc- France , pénétré d'ail* tion par l'acte solennel auteurs d'une estime pro- q[uel avaient concouru les fonde pour le mérite du deux puissances , les plus grand Prince que Dieu augustes qu^il y eût sous avait appelé à la couron- le ciel. On le savait ; et ne , avait fan par le re* voilà qu'un simple prêtre connaître pour l'Oint du ose déchirer ces contrats Seigneur. Il disait au sacrés; calomnier l'Epismême duc : « en quelle copattout entier, qui sans «< école vos ligueurs ont- eux n'existerait pas , et « ils appris qu'il fgllle insulter, tant par d'auda- « former des partis cou- cieux manifestes que par « tre la volonté du prin- de perfides rétieences , '( ce légitime? ( Ibid. , p. au vénérable Pontife aux « 447. et t. V, p. 64. ) » mains de qui la Proviet il ne craignit pas d'ap- dence a confié le gouv^v peler la Ligue un complot nail de rpglise chrétienpernicieux ( Daniel , p. ne. Avec (|uelle insolente 183). joie il étale sous les yeux

Le Pontife ne fut pas du Saint-rPére les Gmkplus ménagé que le Mo* quêtes du lihéraUiÊme narque. Les factieux, ac- ehrétwu , sur les vieux coutumes à ne garder préjugés des peuples de aucune mesure , ne dis- ï'ÀUemagpeetderjtalie^ simulèrent point la peine (Avenir^ n. 73 ) Tépou- < qu'ils en eurent ; ils s'en vante qui s'est feit sentir vengèrent par des écrits au cœur de ces Prhorisus sanglans (Daniel , t. ix^ appelles par 1' Ktat Ponp. 446). A la nouvelle de tifical au secours de ses la mort de celui-ci , un provinces ; le peuple rode leurs prédicateurs main secouant le dernier l'annonçant au peuple anneau par lequel le chef

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LA LI6UK. M. DE Là. MENIIAIS

dans son sertnon , osa de V Eglise rattachait endire : Dieu nouê a dèli- coreàîa crosse pontificale très d'un méchant Pape un reste de société politique et politique ; s*il eét ffècu (Ibid. , n. 83); et le Yatiplus long-tefnps y on eût can transporté loin deT été bien étonné d*ou%r Rome, étonné de se trouprécher dans Paris contre ver sur la terre de la lile Pape , et U l'eust fMm berté ! ( Ibid. ) faire ( De Thon , liv. C , Ht pourtant à Tépoque ifaimb. p. 387). où M. de La Mennais pu-

bliait ces sinistres prédictions, le livre des Paroles d'un Croyant n^avaitpas encore vu le jour.

Tandis que lé Siège Dés les commencemens Apostolique dotinait au de son Pontificat, Grémonde chrétien réclatant goireXVI> suivant Textémoignage de son #es- emple de ses deux prédépect pour les divins ora^ cesseurs , avait donné à êtes qui assurent les droits TEurope le signal delà de la puissance f^itipo^ soumission aux vues de relie , par le comiuandé- la Providence , en apment intimé à tous dé prouvant le serment de lui obéir, il n'y avait pas fidélité au nouveau Roi un des écrits de la Ligue des Français , et ordonoù Ton n'éludât ses déci-* nant pour lui les prières sidns souveraiue^ par de accoutumées. M. de La captieui^es restrictidns Mennais lui-même parait qui mettaient à couvert s'eiBfrayer des dangers.de leYi eonscidncès. ( Ibid. ) la résistance ( Avenir^ n.

113), et a Tair de désapprouver tout prêtre qui, ou bliant ses devoirs^ oserait inquiéter h ce sujet les consciences. Mais que Ton se rassure : Si la décision

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LA II6VE. M. DK L4 HKHIIAIS.

dn Siège Apostolique est impérative , explicite , énoncée dans les termes les plus clairs , M. de La Mennais permettra d*y échapper par de subtiles restrictions. Il répondra aux scrupules des consciences par deuxlongsarticles de son Avenir y où; tout en paraissant adhérer à la reconnaissance que le Saint-Siège Apostolique ayait faite du gouyemement , il explique comment on peut à la fois obtempérer et se soustraire à Tordre du Souyerain Pontife , par des subtilités du genre de celles où il n^ a que la honte du déguisement, sans ayoir l'énergie de la résistance [Avenir ^ n. 38, Déclar. au Saint-Siège , n. 113).

Après que le Pape Grégoire Xyi eut condamné ses erreurs par ses deux Encycliques , le parti essaya d'échapper à la censure par la distinction que l'acte n'émanait pas du Chef des Chrétiens , mais simplement du pro-secrétaire ministre du Prince tem-

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