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on ne parle pas. Sua ïélé, dans plus d'une circon»tànoa , n*a été arrêté que par les prières des Catholiques , résolus de n'implorer^ encore cette fois , d'autres armes que la résignation et la prière.
Elle n'a pas dû rester étrangère au vaste déyeloppement de la presse proTinoiale.
L'Agence générale a plus fait en six mois , que tous les libéraux ensemble ( Avefiir, n« 113 , 395).
Si rAgonce , avec de si faibles moyens , a pu déjà rendre de signalés serrices , elle, laisse à penser ce qu'elle tenterait^ et ce qu'elle accomf lirait y si le concours des Catholiques lui assuroit de plus vastes ressources [Ibid).
Société des droits de l'homaie. a Dès les premiers jours de la Révolution qui assurait le triomphe de la Charte et de la monarchie représecLtative , une faction s'éleva qui voulait changer la forme du gouvernement, et
DE LA NOUVELLE HÉRÉSIE. 4t
Torgamsation de la société tout entière. Par des émeutes répétées , les factieux préludèrent à la révolte dont ils osèrent lever Fétendard dans les journées des 5 et 6 juin iSSSl. Réprimés par le courage et la fidélité de la garde nationale et de Tarmée , ils ne tardèrent pas à . se rallier pour renouveler leur attaque contre nos. institutions.
fc Des associations, dirigées par des comités centraux établis a Paris , se formèrent , et étendirent bientôt leur action partout où elles trouvèrent des prosélytes. Elles devaient couvrir la France comme un réseau (i); elles prodiguaient les manifestations hostiles contre le gouvernement, se- *ipaient Ja division entre les citoyens , les classaient en consommateurs oisifs et en producteurs laborieux : opposant ensuite les prolétaires et les propriétaires , les ouvriers
(1) a Que les aesociatioos s'étendent à tous les dé- « parleniens; que, comme un vaste réseau, elles « embrassent les villes, les campagnes, jusqu'au « moindre hameau. » (L* Avenir. )
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aux fabricans ; an ne sait quelle fraction populaire à la bourgeoisie (2). L'inégalité des fortunes , les misères du pauvre , la prétendue oppression exereée par les riches, et spécialement par les bourgeois et les fabri* cans , étaient leur texte ordinaire.
« Elles saisissaient les prétextes les plus propre^ à séduire ceux qui n'entendaient pas sortir des bornes d'une opposition licite ^ elles dissimulaient avec soin leurs véritables dessein» ; mais il était facile de reconnaître qu'elles en avaient d'autres que ceux qu'elles annonçaient. Elles plaçaient sous leur égide tous les factieux, les aidaient de leur argent, répandaient à profiision les écrits subversifs de l'ordre ; appelaient les peuples^ non à s'éclairer, mais bien k mépriser tout pouvoir; s*attachaient k épier, dans chaque
(1) Ce système , si énergiquemcnt prêché par M. de La Mennais , se trouve exposé dans le livre de M. Lacordaire , au paragraphe commençant par ces mots : Qu'est-ce pour les prolétaires qu^un keurgeois9 etc. Considérât./}}. 15.
localité , les mécontentemens , les préjugés hostiles ; à les Êiire naître là où ils n'existaient pas; à les amener au degré de violence qui provoque le soulèvement ; et , si la révolte éclatait en£ui, à employer les forces au renversement de nos institutions.
«r La société se répandait dans les départemens , et se mettait en relation avec les autres associations ayant le même but qu'elle.
ic Elle éclata en efifet à Paris , dans les journées des 15 et 14 avril. Insurrections à Lunéville , Nancy, Perpignan ; les populations de la Bourgogne eurent aussi leurs insurrections.
« L'impulsion donnée , le n^ouvement se propagea avec rapidité , grâce au fanatisme politique d'hommes jeunes pour la plupart.
Ce fut à Lyon surtout , qu'il se développa de la manière la plus violente. Le combat a été terrible : les insurgés se sont battus en héros. (Rapport de M. Gircd de l'Ain.)*
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