‹ Histoire de la nouvelle hérésie du XIX siècle: ou, Réfutation complète des ouvrages de l'Abbé deChapitre 3 sur 30 · livre sur V Indifférence religieuse. U ne s'est · texte numérisé non relu

livre sur V Indifférence religieuse. U ne s'est

pas dissimulé qu'un des moyens les plus

acti& employés par les Sectaires étaient les

Associations. L'histoire atteste que , « pour

te opposer une digue aux efforts de leurs ad-

« versaires , les partisans de la Réforme

« s'unirent aux savans et aux gens de let-

«r tres(1) » par de secrètes confédérations;

exemple qui ne tarda pas à devenir conta-

(i) Histoire de la Riformation ^ par M. W. Meinen, chap. ni. Paris, 4825.

On peut Yoir dans VHisioire delà Rébellion etdeo guerres civUet d' Angleterre , par Qarendon ( t. IV, p. 26 , 27 ) , le Manifeste de la Ligue , et conyention T. m. 2

18 HJfôTOlRE

gieux en France , où le Calvinisme dut ses progrès à ses Associations (1).

Dans un Etat qui jouit de la paix , où la conformité , au moins générale , des intérêts et des affections ne laisse aux esprits que la sphère d'activité nécessaire pour concerter ensemble de pacifiques améliorations , s'exciter à l'émulation du bien , et concourir, par de communs efforts , à d'utiles réformes , à des entreprises désirables , à de bienfaisantes institutions : tout ce qu'il y a de citoyens vertueux applaudira. L'autorité , bien loin d'en prendre ombrage , s'est empressée de

passée entre les Baroiïs du Royaume et les ministres de TEvangile , pour la Défense de la Religion : ce fut le premier arrêt de mort de Charles !•'.

Voltaire et les philosophes du xviii^ siècle avaient bien calculé les effets de ces coalitions pour la guerre qu'ils machinaient contre le Christianisme. L'auteur des Mémoires pour servir à l'histoire du Jacobinisme ^ y démasqué habilement ( au chap. m ) les manœuvres employées pour établir et propager les Associations.'

(1) Mém. de la Ligue ^ t. V. Discours à lire au CoaseilsurVétat civil des Protest., p. 39, 47.

tout temps à les seconder ; et tous les cœurs forment une sainte ligue pour appeler les hommages de la vénération publique sur les noms de ceux qui en ont conçu le magnanime dessein. Mais que , dans un Etat déjà troublé par de violentes dissidences d'opinions , en présence de passions orageuses , il vienne à s'élever des Associations suspectes par le seul nom de leurs auteurs, par la notoriété d'une opposition systématique au gouvernement reconnu : tous les souvenirs du passé se réveillent naturellement pour invoquer la surveillance et l'autorité du magistrat. Elles auront beau se couvrir des noms les plus respectables, ensevelir dans l'ombre du mystère leurs projets et leurs meilées , mentir à elles-mêmes et aux autres , gardez-vous bien de leur ouvrir cette porte.

Des milliers d'adeptes s'y précipiteront a la fois 'y et il n'y aura pas un ennemi qui ne réussisse k se contrefaire pour y obtenir un diplôme , et tramer à loisir sa conjuration.

90 HttToniB

Qu'il nous soit permis de rappeler ici rélo4{uente improvisation du Président de la Chambré , dans la séance du 21 mars de cette année. « J'ai toujours pensé, a dit « M. Dupin y <{iie , dans un Etat policé , en ff présence d'une grande société qui a fende « son gouvernement, des sociétés rivales, « des sociétés ennemies , des sociétés sub- « versives ne peuvent pas'échapper auk re- « gards , à la surveillance et à l'autorisatioti (( du gouvernement. Telle est la régie; et, « lorsipi'il s'agit d'exceptions , s'il en allait ce faire , l'exception à laquelle je m'oppose- K. rais le plus , celle que je ne conseillerai « jamais d'adopter, ce serait l'exception qm i< aurait p our prétexte les causes de Religion . « Plus la cause est sainte , plus il est facile (( d'en abuser • C'est toujours sous le manteau » de la Religion, qu'on a fait les brèches les « plus sensibles a la liberté des personnes , « et quelquefois à la liberté politique des i< Etats. C'est Ik que des ambitions sacrées,

HB LA NOUVKLLB nhÉflB. 91

ir je ne crains pas de leur doniier cette épi- « ihèle , pour monlarer jusqu'à quel degré « d^exattatÛMi elles se sont qoelqaelbis por- H tâ^ , e'eit la que des ambitions sacrées se «r sont agitées dans tous les temps. Dans nos «r quinze années de Restauration, n'aveztf vous pas vu des Congrégations de toute «( espèce se former sous le masque de la ic Religion , étendre en tout sens leurs affitf liations , et pousser le gouvernement dans « les voies qui Tont perdu. Ainsi, vous voyez « qu'à côté de la chose la plus sainte est « venu se placer l'abus, sous le manteau K de la Religion , et par là même avec plus <t de moyens d'en abuser; car on a pour soi, <c en pareil cas , les ignorans , les imbéciles, « les ambitieux et les fanatiques, espèce (f nombreuse , qui pullule et renaît sans « cesse au profi t e ceux qui veulent en cr abuser. »

M. l'abbé de La Mennais, Fondateur d'un club révolutionnaire décoré du titre è! Union

y avait de l'impiété à pag. 51, 70, 91, 103, tolérer un pareil ordre de 109 , etc. Eêiai êur l'Inchoies ; et qoe c'était un différ. , p. 2K. ] devoir de ie combattre Ilya aujourd'hui treize par toutes sortei de mois que quelques hommoyeos. (Leprésid. Hé- mes ont entreprie de dé^ natût. Obi. ehron. àl'an- fendre deux^andabiens, né» 157S. Mémoire» de la la Religion et la liberté. lÀgue,t. V.) Henri «c- lia ont dit ao Sacercorde une « pi^^^ction doce chrétien. Descendez égale aux cuTtes les pins comme les Apôtres an miupposés ; il n'a donc évi- lien des peuples, et redemment aucun oalte ; il cemmencei la conquête eêt donc évidemmeDt du monde. Ils ont déathée. ( L'Etoile , Joum. fendu chaque jour contre de Henri III, tom. V, les entreprises du pou-

S'g. 392, 393. Satyre Toir , toutes les libertés , énippée, t. II , p. 195. ) tant religieuses que politiques. [Avenir, a' 393. )

I. Manifeite de la Ligue. I. Manifeste de M. de La Mennais. Acte d'Ottto». Agence générale pour la difeme de la liberté religieute.

iBMciation fidcte entre Les soussignés , constî-

les. princes , seigneurs , tués d'une manière offi-

gentihbonmes et autres , cielle et pnbUqae «a

tant de Testât' ecolésiasti- Agence générale , consé-

2 ne qoe de la noblesee et quens en tout aux prin-

ers estât, snbjeteet ba- cipes tant religieux que

Ce joord'btù , treizième tériears que danslejoorjour de ftvrier , Tan 1577, nal r^conir, intitdiableaoas Boubuignés ettant ment fidé4es à la éiavise

DE LA NOinriLIS nULBSIB. Itt

&▲ «cm* M. 01 LA MUIlfAIS.

congrégeÊ et ■wemhWn, plaoée en tête dudit jouren l^hostel de la TUIe de nal , Dieu et lAerté , dé- Péronne, âYona prefllé olareiitetrenouYeUentoe •erraent et juré sur les qui mit :

Bainctea Eyangiles de garder inriolablfflieiit , et de poinct en poînet, les articles de rassocîatioo et saincte Ligne.

Estant cognen d'iut Désirant établir entre chacun les grandes pra- tousles peuples dn monde tiques et conjurations %ùr un yaste concert d'efforts, tes contre Thonnenr de pour défendre toutes les Dieu , la sainte Eglise ea- hautes et nobles franchitholiqne, et contre TEstat ses qui sont la patrie com* et monarchie de ce royave mune des peuples libres , me de France , et que les et dont les Catholiques longues et continuelles sont appelés à donner le guerres et divisions ci- modèle par un nouveau viles ont affoibli nos rois genre d'association, nous et iceulx réduit à telle avons dévoué notre exis* nécessité « qu'il n'est plus tence à protéger toutes les possible que d'enlx-mé- libertés contre toutes les mes ils poissent par oy atteintes qu'elles subisaprès nous maintenir sous smt chaque jour. Les preleur protection et s&reté miers nous avions prode nos personnes, familles <damé les principes d'ime et biens; liberté universelle en

Avons estimé estre tarés tout et pour tous, devant nécessaire et à propos lesquels aiijourd'hui le de rendre premièrement vieux libéralisme recule, rhonnenr que nous de- mais qu^■ne jeunesse ônvons à Dien , à la manu* cère adopte avec amour, tention de notre Eglise Dans l'ordre religieux , catholique, et mesraies séparation complète de nous monstrer plus affèc»- l'Eglise et de l'Etat; dans tîonnez à la conservation Tordue politique , seecm-

S6 msTOoiE

LA &I6VE. M. DB LA MUIirAIf .

d'ioelle que les desvoiez der la tendance de la sodé la bonne religion ne ciétéà un affranchisse- 8ont à radyancement ment général , tel e»t le d'une nouvelle et faulse but de Tunion. Elle reopinion, pote sur une déclaration

Et à cet effet jurons et politique qui renferme les

promectons de nous em- bases de la liberté com-

ployer de toutes nos puis- mune. Jusqu'ici la Reli-

sances à remectre et main- gion a gémi dans tous les

tenir l'exercice de notre- temps et chez tous les

dite Religion catholique, peuples , enchaînée au

apostolique et romaine , char d'un pouvoir hypo^

en laquelle nous et nos crite et oppresseur ; il est

prédécesseurs ayons été temps de l'arracher aux

nourris , et voulons vivre entrayes dont elle fut gar-

et mourir. rottée sous le nom de

Par un nouvel acte protection , et de la rad'union passé 4ri l'an- mener à sa primitive simnée 4 576 , le clergé de la plicité , et de chercher province de Champagne , pour elle dans les peuples confédéré avec la no- un plus solide appui. Jnsblesse / s'engageait par qu'ici les peuples ne fuserment à employer eux^ rent que les esclaves des leurs personnes y vies et rois , il est temps que les biens pour la manuten- rois deviennent les justition de l'Ëglis^ catholi- ciables de^ peuples. La que', apostolique' et ro- liberté ne fiit jamais qu'un maine, promettant de se mensonge ignoble et sahseeourir et aider tant de glant : Qu'elle devienne conseil , personnes , que le cri de tous les peuples forpes , contre toutes per- de la terr« ; c'est aux Gàsonnes, sans nul excep- tholiques à donnerlemôter. » ( L' Etoile , Joum. déle de ce nouveau genre de Henri 111, tom. III, d'association. Leur coupag. 32. ) rage s'est éveillé ; ils ont

ii.i à l'effet encore que compris les avantages

dessus , nous tous soubz- d'une lutte contre l'op-

DE LA NOVVELIJE HÊRiSlE. V

LA LI6UK. M. DI LA XSHHAIS

signés , promectoos de pression : tel est le bat nous tenir prêts bien ar- de eet acte d'nnion par mex^monteiet accompa- lequel tous les Gatholignei selon nos qualités, ques du monde sont in-

Tités à déclarer à la face de TuniTors leur ferme résolution de se dévouer au triomphe de cette noble cause.

Promectons -en outre Déterminée à frapper nous consenrer les ungs un g^rand coup , et se rap* les jautres en toute sûreté pelant que la liberté ne et repos, et nous préser- se donne pas, mais se ▼er et défendre de toute prend , rAgence générale oppression d'aultruy. . . cathoUque ne s^est pas S^iî est besoin de prendre bornée à agir par elle correspondance avec les même ; elle a encouragé autres provinces circon* et soutenu de son mieux ToisineSj nous proraec- toutes les tentatives faites tons les secourir et aydei* à son exemple et à sa solde toutes nos puissances licitation, pour conquérir et moyens.' cette indispensable li-

berté.

Et d'autant que cette Nous présentons à tous cause doit être commune cette grande charte du indifféremment à toutes siècle comme rétablissepersonnes qui font pro^ ment d'un lien commun ^ssion de vivre.en.laRer à toutes les associations ligion catholiquf^ ,, nous faites ou à faire dans le soubzsignez admeçtons et but de former une asrecepvons en la présente surance mutuelle couunion toutes personnes tre toutes les tyrannies, appelées en auctorité et Les Catholiques appellent estât de judicature et de donc à eux quiconque justice y corps de villes et veut ce qu'ils veulent : ils communautés d'icelles, et ouvrent les rangs de leur généralement tous autres alliance à tout honnête

98 msTdiiiË

LA irGVI. M. Dl lA lailHAM.

àa tiers estai vivant ca- homme qui leur donn%sa tholiquement , comme dit parole en recevant la est , promectant par sem* leur , quelles que soient blable les maintenir, con- ses opinions religieuses , server et garder de toute et sans distinction de violence et oppression , croyance et de culte, soit en leurs personnes ou Nous Tadressons à nos en leurs biens , chacun en frères des Etats-Unis , de son estât et vaccation. Tlrlande, de la Belgique,

de la Pologne, à tous ceux qui sont en travail de la liberté du monde , quelque part quHis se trouvent. {Abenir, no9 41 83).

Ainsi nous offrons le vrai moyen d'unir toutes 1 es opinions qui déchirent la France; et déjà nous pouvons prendre Dieu çl les hommes à témoin de nos succès et de nos efforts. Pas une seule plainte que nous n'ayons accueillie, pas un opprimé que nous n'ayons protégé par toutes les armes que nous avions eïitre nos mains ^ pas un âeul attentat du pouvoir que nous n'ayons dévoilé et flétri , livrant un combat sans relâche pour notre foi et nos autels , et que nous avons soutenu par les démarches les plus énergiques et les plus

DE LA NOUVBU* HÉmÉftlB. ••

constantes pour les rendre utiles et efficaces.

Il sera formé un conseil L'association est forauquel sl^ont appelé* et mée :

employez six, des princi- !<> D W comité central panx gentilshommes de directeur , composé d un la province , et autres de membre au moins par qualité et fidélité requises arroadUsemoat de souspour ayec leurs advis pr^cture , aous la prépoury^oir à l'exécution sid6noe de M. Vabbé de des choses susdites, à la LaMennals.

despense , entretenement 2* Du comité de rédacet autres frais conTena- tîon du journal intitulé Ibles et nécessaires à tel V Avenir y et du conseil effect. à» l'Agence générale ca-

Ët si pour chaque oom- tholique ; il correspond pagnie seront nommés tant avec les départemens trois gentilshommes du qu'avec réiranger.

pays , de valeur et expé- La Fraiïce^st parUgée rlence. «a troi* grand» cercles

aous la direction de MM.

de Cfoux , Laoordaire , le comte de Montalembert.

Pour l'étranger , trois au* très membres , agens^gé* néraux, correspondit avec la Belgique, la Suisse, l'Italie, l'Allemagne et l'Irlande.

3<* D'actionnaires et donateurs, des souscripteurs du journal, d'un secrétaire agent eonfidentiel , d'avocats désignés pour former un conseil de consultations.

4® Chacun des diocèses

LA IIGOE. M. WL LA MUIHAIS.

a ses associations locales sous r influence et la direction du conseil général , sou»HliTisé A en cantons, ayant leurs dizainiers ou centeniers, selon la population.

Et parceque telles le- Vu que rétablissement yées ne $e peuvent faire ne peut se faire sans firaia sans grands frais et des- et dépenses , il a été penses , et qu'il est très pourvu a radministrajuste a tel expédient et tion et à la comptabilité nécessité d'employer tous par le choix de quatre les moyens que chacun commissaires, peut avoir, sera levé et Les dépenses nécesprins sur le pays les som- saires à Tentretien de lames de deniers à ce cou- dite union seront fournies venables et nécessaires, tant par les actionnaires Et pour tant plus far que par les abonnés corcile expédition desdits respondans du journal et frais, seront en chacun parles donataires.

bailUage députez un ou L'abonnement annuel deux gentilshommes ou qui constitue le titre d'asautres de suffisance et socié donateur, est de 10 fidélité requises , pour fr, au moins. Tous les informer des moyens et donataires de 50 fr. sont entendre particulière- admis à examiner les liment sur les lieux ce qui vres et comptes, etc. sera sur ce mestier et Le renouvellement besogne. des donataires se fait à

des époques fixes.

Les souscriptions proposées par l'Agence ont pour objet entr'autres le rétablissement du palais de l'archevêque de Paris, ( évalué à plus d'un mil-

DE LA NOOViXIJE HÉRÉSU. 51

LA LI6VB. M. BBLAMEMIIAIS.

tion); rinstitution d^uné école libre , frais de procédure, de publication d'ouyrages^ etCj.

^ ( On nous apprend que

les fonds reçus au !•' septembre ne s'élevaient encore qu'à la somme de 21,505fr. 63 c. )

Tout donateur qui n'aurait pas renouvelé à cette dernière époque ( du l*»

janv. au 1" mai i832) sera censé avoir renoncé à cette qualité.

Et si aucun desdits Ca- Quiconque ne répontholiques, après avoir été drait à ce sublime élan requis d'entrer en la pré- que par un superbe désente association, faisoient dain ou une pitié amère; difficulté bu usassent de il faut bien parler un lanlongueur , sera estimé en gage sévère , une langue tout le pajs ennemi de dont l'énergie égale le Dieu et déserteur de sa mal qu'une si longue op- Religion , rebelle à son pression fait à la France : roi , trahistre et proditeur qu'il s'entende dire qu'ii de sa patrie ; et, du com- est étranger à la civilisamun accord et consente- tion , à l'humanité , dément de tous les gens de gradé par l'esclavage, fait bien, abandonné de tous, pour habiter les pays où et délaissé et exposé à la servitude a conservé toutes injures et oppres- des apôtres et des disci- • sions qui lui pourroient pies , le complice dubrusubvenir , sans qu'il soit tal despotisme qui a fait jamais receu en compa- disparaître les vertus et gme, amitié et alliance les lumières.

mSTOiRB

lA LIGVB.

de9 susdits associez et cooiedérez !

Ea iéie da présent acte , se lisent ces mots :

Au no» de la Sainte- Trinité et de la oommanication du précieux corps de Jésus - CShrist ^ avons promis et juré sur les sainctes Evangiles et sur nos vies ,. honneurs et Liens , d'ensuivre et garder inviolablement les choses icy accordées , et par noussoubsignées, sur peine d^estre à jamais déclarez paijures , infâmes , et tenus pour gens indignes de toute noblesse et honneur.

M. DXULMBIIAIS.

Non! non; ce ne sont pas des Catholiques qui accepteront le joug imfame qu'on tente de leur imposer. Ils broieront cette tyrannie*, et dans sa poussière , ils planteront l'arbre de la Liberté, dutil ETRE SANGLANT !

L'acte d'union se termine par l'annonce suivante :

La fête anniversaire de l'Agence générale et des associations correspondantes , est fixée au 18 janvier, jour de la fête de la chaire de saint Pierre. Tous les donataires sont invités à se confesser et à communier oe jour-là.

Paris , id novembre

Suivent les signatures. Suivent les signatures.

MM. l'abbé F. DE La Mennais , Baillt de StJE-

GT, DE Ceux, Ph. GsR-

bet, h. Lagordairb , le

COMTE Gh. de MontALEM- BERT , DE SAXZNIS , F.

D'Auli^du-Mesnil .

DE LA NOirVELUS^. HÉRÉSIE. 3R

LA LIGVE. X. DE LA MBRNAIS.

(Maimbourg , Hist. de {À venir, 18 déc. 1830. la Ligue , p. 27-37 , vol. Agence générale pour la în^*. Paris , GramoiBy, défense de la liberté rei6S6). ligieose , rapports sur les

opérations du 1*' semestre 1S31, Avenir n» 343, 26 septembre; et n® 345, 1.3 novembre 1831 .

Manifeste de la société des Droits de V homme et du citoyen ^j^vA^^ié en novembre 1835. (Tiré du rapport fait a là cour des Pairs par M. Gilrod de l'Ain , Tun des commissaires chargés de l'instruction du procès déféré à la cour, par ordonnance royale du 15 avril 1854.)

« Là société se divise par sections, isous la direction d'un comité central. Chaque section se compose de dix membres au moins, de vingt membres au plus. Les sections sont distribuées par arrondissement et par quartier. Chacune d'elle reçoit un nom spécial.

Les fonctionnaires de la section sont : le chef, le sous -chef et l«s trois quinturions. Le chef préside la section , fait des collée-

54 j^TOiBi:

tes, et donne lecture des publications dit comité. Le comité central se compose de onze membres élus par ia majorité absolue des sectionnaires : son renouvellement s'opère par tiers tous les trois mois. Le comité délègue auprès des sections des commissaires d'arrondissement et des commissaires de* quartier. Le commissaire de quartier \isite , à chacune de leurs séances , les sections auxquelles il est attaché. Il distribue les écrits, et perçoit le montant des collectes. Il reçoit des caissiers un reçu constatant les sommes versées dans la semaine par les sections de l'arrondissement. Les commissaires d'arrondissement sont^chargés dVrganiser l'éducation politique dans leurs sections , et la propagande au-dehors. Les collectes ont pour but d'entretenir les seclions d'écrits patriotiques. »

n. Progrès de la Ligue et des associatiom établies par M. de La Mennais,

LÀ LIGUK. M. DELA ME1I1IAI5.

La proYince de Pi- Le clergé de la ville de eardie commença ; elle Beauvais donna le prefut la première à recevoir mier exemple d^une éclaet à publier dans la ville tante opposition au ponde Péronne le traité de voir. Nous eûmes la gloire la Li^ue , où les plus sar de déterminer sa résis> ges même d'entre les Ga- tance. Ses sentimens .tholiques , suivant Tillus- étaient connus de Tatre président de Thon , gence générale pour la remarquoient beaucoup défense de la liberté rede choses qui choc-, ligieuse. En conséquence^ quoient directement les elle chargea celui de ses saintQS loix divines et hu- membres qui correspond maines (Maimb. p. 28). habituellement avec le

dioeèse de Beauvais de prendre les mesures nécessaires {Ai>epir, n^ 345^ Recueil de Pièces publiées par V Agence générale , p. 30.) Cet exemple fut bien- Le pouvoir oubliait que tôt suivi, dans toutes les la Charte avait séparé FEprovinces du royaume, de glise derKiat. 11 oubliait plusieurs personnes de aussi les crimes quMl avait toutes les conditions, qui, commis ou soufferts cousons le beau prétexte de tre TËglise. Nous eûmes religion , s'enroloient , la gloire de le détermi- «ou* main , dans cette Li- ner à rejeter , par une gue. Ainsi la Ligue se démarche éclatante, celui forma > et devint en fort qu'on voulait lui imposer peu de temps très- puis- pour Pasteur (i).^ Nous

(4) « L'Eglis:' rjaUicxnê , qui 7i'existe plus, s\' tonnera que

HISTOnUC

LA LIQVE.

santé (Maimb., p. 39, Daniel, p. 267); comme une boule de neige s'augmente en roulant, et de- TÎent bientôt aussi forte que la montagne d^où elle s'est détachée (Davila).

M. BE LA MBKNAfi.

espérons qu'il trouvera des imitateurs. Plaise à Dieu que les Evêques de France veuillent bien seconder nos vœux ! G'est-là le signal de bien d'autres vœux de même genre , qui n'attendent que deji occasions pour se produire, le commencement du mouvement qui sauvera lu religion en France.

Celui , de tous les écrivains de nos jours, qui aient le mieux saisi l'esprit de ta Ligue et de ses funestes projets, c'est M. Anquetil , dan^ l'excellente histoire qu'il nous en

<<« i^on ait remercié le Roi d'avoir donné un premier Pasteur à V /' l'église àe Beau^ais. Les Rois ne donnent pas de Fasteura, et '' il est inutile au moins d^exagérer le Concordat par des expres- « sionsqui navrent les bons Catholiques. » {Avenir et Becueil de pièces publiées par l'Agence générale , p. 28. )

Non contente d'avoir publié dans son journal sa correspondance avec MM. les prêtres de Beauvais , pour les déterminée à rejeter par une dcmarchû'Jclatante celui qu'on voulait leur imposer pour Evéque^ et qui s'etapressa de donner sa démission pure S0(if simple, l'Agence générale rassembla Awasxm Recueil particu- ;^,|^ier toutes les pièces relatives à cette affaire. Elle ne voulaHpas i^u'on ignorât la part, qu'elle avait prise à l'énergique résistance de Téglise de Beauvais, qu'elle félicitait d'avoir jprw Vinitiative dans Vœavre de notre afifîranchissemeni , elle qui avait eu tant à se plaindre de la servitude où l'avait jetée son ancien Evêqne , M. l'aWié Feutrier. (Ibid., p. 35, et joutai de P Avenir, n. 64. ) Mais la France avait de quoi se consoler. Les malheurs de VE^ (flise allaient être surpassés pur sa gloire. [Jbid, )

DE LA NOUVELLE HEEÉSIE. 5f

a laissée (i). « Ce que la ligue présente de

<r singulier, nous dit*il, c'est d'abord le sou- <c lèvement presque général des Catholiques If contre un roi très-catholique , renommé « tel, malgré les suggestions employées « pour faire suspecter sa foi ; ensuite les pré- « tentions hardies de cette Ligue audaff cieuse , même dans la £ûblesse de ses « commencemens;samarchetoujoursferme « et uniforme, malgré la connaissance qu'on fc avait de ses secrets ; les succès effrayans « de cette Ligue , le fanatisme qui poi- « gnarde les rois , l'anarchie qui désole les « empires , la tyrannie du peuple , brutale « et insolente, plus. redoutable que celle des tf grands ; enfin tous les fléaux que Dieu en-

(4) « L'ouvrage le plus propre à donner une parte faite connaissance de tous ces événemenSf me parait (t être V Esprit de la Ligue , par M. Anquetil. Cet «r auteur semble quelquefois î^voir assisté au conseil « de tous les partis , et il scrute jusqu'à leurs der- « niènes pensées.» (Ferrand, Esprit de VHist. , LeËire xviiijt. III, p. 153.)

« voie aux homsoie» dans sa colère. » Anquetil , Esprit de la Ligue j t. II, p. 147.

LA I.IGII£. M. IDE LA XJBKVAJS.

Ou ne peut assurer si D^à de ioutas parts , cette manie d*associatioDs s^est organisée à notre commença par Paris ou Toix une résistance forte, par les provinces. Ce (jui intrépide. De jeunes est certain , c'est qu'a- cœurs trop long - temps près que Tacte de confé- y aides s'emparent avec dération rapporté plus ardeur de nos doctrines . haut eût été signé, en Chaque jour le GatholiciS' peu de temps , la Picar- me fait de nouvelles condie entiers , villes el quêtes dans le parti de la campagnes, se trouva en- jeunesse et derespérance. gagée dans la Ligue (An- Dans le Midi, nous avons quetil , p. 162). de nombreux échos. Par-

tout on se met en insurrection contre la tyrannie , partout on s'unit dans de saintes Ligues.

[Avenir. Rec. de Pièces.

Associations à Nantes , à Strasbourg, Saint-Mâlo , Bayonne , Poitiers , Marseille ; à Lyon surtout où l'association française grandit chaque jour en force el en courage , grâce à l'inMpide ferveur de quelques jeunes Chrétiens qui l'ont formée {Avenir, n* 345).

Le projet d'association présentée par l'Agence générale a déjà reçu un

LÀ LIGUE Bf. DE LA MBMfAIS.

commeacement d^exécation dans le Quercy, et le diocèse d'Alby; et des genhes précieux ont été déposés dans les diocèses à% Strasbourg, de Besançon , de' Nantes et de Poitiers, où ils porteront des fruits nombreux.

Les relations de T Agence avecrassociation lionnaise, et toutes celles qui se forment à son instar, deviennent chaque jour plus intimes.

L'Agence ne s'est pas bornée à agir par ellemême : elle a encouragé et soutenu de son mieux .

toutes les tentatives faites à son exemple et à sa sollicitation pour conquérir cette indispensable liberté. Elle a payé plusieurs fois les amendes des citoyens qui ont résisté aux mensonges du pouvoir, et qui ont subi d'injustes condamnations .

Elle a encouragé, par tous les moyens possibles^ la noble et célèbre résistance ^es Religieux: d' A ix contre les poursuites du géîiérid. Dei^rt ^o^U^ des Catholiques de Nîmes , etc., et tcmtcs oeUes dont

40 HISTOnUË

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