‹ Histoire de la nouvelle hérésie du XIX siècle: ou, Réfutation complète des ouvrages de l'Abbé deChapitre 6 sur 30 · LA LIGUE. M. DR LÀ MEII1SA.IS · texte numérisé non relu

LA LIGUE. M. DR LÀ MEII1SA.IS

pooYoir qu^une nation Gahbrs , Garcassonne ^ pent avoir sur son roi ; Digne, Fréjus, Gap, Gre- Jean Boucher, Jean Pre- noble, La Rochelle, Lyon, Tost, Pelletier, Goinces- Marseille , Montanban , tre, tous Curés de Paris ; Montpellier, Nimes , Pal'avocat Louis d'Orléans, miers , Périgueux , Perpiles procureurs Emonot , gnan , Poitiers , Rodez , La Chapelle et Bussy Strasbourg, Tarbes^ Tou- Leclerc , le plus factieux louse , Valence , Viviers, de tous. Ils se lièrent en- (Que deyenait ^ dans tre eux par une union chacun de ces diocèses , plus particulière^ à des-^ Tautorité épiscopaleP) sein y disaient-ils^ de cou- Supposait-on la Conniserver en France la re- vence des Ordinaires ? ligion menacée de pé- Mais qu'il s'élevât des rérir , et d'y éteindre la clamations dans l'épiscotyrannie ; car c'est ainsi pat , ce qui eut lieu , de que les dévots factieux, l'aveu de M. de La Men-* se donnoient la liberté nais , le schisme deve^ d'appeler le gouverne- nait flagrant. Nous ne ment. Ils eurent même voyons pas que ce danla hardiesse d'envoyer ger ait arrêté nos conféleurs députés danstou- dérés, puisqu'ils ont pertes les provinces pour sisté à envoyer leurs faire entrer dans leur non- émissaires dans chacun velle Ligue ceux qui s'é- de ces diocèses^ malgré toient déclarés pour celle les oppositions manifesde Péronne, et qui signé- tes d'un grand nombre rent à ce coup une for- de Supérieurs ecclésiastimule plus pernicieuse en- ques y malgré les sévices core que la première, dont on y frappait leurs (Maimb. p. 65 et 66). Elle doctrines ; à quoi ils réétait accompagnée de pondaient qu'ils déplo- Tenvoi dans toutes les raient amèrement que provinces des libelles les quelques Evéques se préplus séditieux. « J'aurois tassent à seconder les vues u eu honte de lire tous du pouvoir athée qui les

46 HISTIMRE

LA LIGUE. H. D£ LA MElUfAIS.

» ces libelles, pour les persécutait. L'œayren^en

<t blasphèmes et pour les a pas été moins poursuis

« énormités doni ils sont vie , témoin la notnina»

« remplis, si cela ne m'a- tion récente de deux

« voit aidé à me confir- nouveaux membres du

« mer dans la créance conseil pour remplacer

« qu'il y avoit plus d'im- MM. de La Mennais et

<i piété que d'erreur et Lacordaire pendant leur

« d'aveuglement dans ToyageàB.ome. Les deux

« leur doctrine. » (Le élus avaient mérité cette

Laboureur, Addit, auûs distinction par leur ar->>

Mém. de Castelnau , liv. deur à seconder les viies

II, ch. 1^ p. 405). de la propa^nde.

lY , Desseins et egpéranceê IV. Desseins et eêpéraneeê de la Ligue. de l^ Agence générale.

Les espérances de la Li- Les espérances du parti gue se fondaient princi- se fondaient principalepaiement sur la guerre ment sur la guerre de dont rétranger (l'Espagne l'Europe entière contre surtout ) , menaçait la la France , devenue un France pour réprimer les objet d'horreur et d'époumécontens (1) . vante pour tous les peu-

ples du monde. (Affenir nos, 53, 113. Mém$r, cathoL, t. i^ 1S30 p. ii eismY.Relig. considérée^ etc., p. 70. 110. Union W^e, 25 août 1832.)

(i) On voyait dans Paris la Discorde inhumaine Excitant au combat et la Ligue et Mayenne , £t le peuple et TEglise ; et, du haut de ses tours, ' De la superbe Espagne appelant les secoars.

( La Henrifidi , ch. i, yers 57. ) VeTTanâ y Esprit de l'Hist., t. III, p. 160, 171. Anquetil, Es- ^t de la JLigue, t. III, p. 241 et soiv.

DE LA NOUVELLE HÉliÉSIE. 47

LA LIGUF. M. DE LA tlENNAIS.

fflle 9B vaatuit d'ayoir Mai» ce n'est pas à la pour appuis le cardinal France seule cfue s* est L^gat , les ordres reli- bornée la ferTente solligieux , la plus considéra- citude de TAgence généble parlie du dlergé de raie pour la liberté et les France et {dusiewrs évé- progrès du Catholicisme, ques dévoués à ses inté- Elle peut se rendre le térêts ; entr 'autres Guillau- moignage de n'être restée me Rose , évéque de Sen- indifférente à aucun de Us , et rarchevéque de ses intérêts , même dans Lyon. {Voy. tous les mé^- les pays les plus lointains. inaire$ du temps. Satyre La vieille Allonagne s'a» M^fitpp^d.Daniel.Grévier^ pie; elle commence à re- Histoire de l'université/) muer ses chaînes. Chaque

£n même temps^ joi* jour, nos relations se mulgnantraction à l'intrigue, tiplientavec la Bavière, les ligueurs essayaient de où , comme l'on sait , se s'emparer à main armée trouve Le centre du noudesplus fortes places^Déià' veau mouvement cathomaltres de Toul et de Ver- lique . Nous avons envoyé dun y ils menaçaient Bor- un vicaire apostolique en deaux et Marseille , vou- Suède. Elle comptait aussi laient livrer Boulogne sur des auxiliaires tant aux Espagnols ; et, pour au-dehors qa'au-dedans. détourner le reproche de Nous ne sommes que leur infâme trahison , ils d'hier , et dgà notre cri répandaient le bruit que d'affi*anchissement a volé le WH avait voulu v^a- au-delà de nos frontières. are cette ville à l'An- (^t^cmm. 73,78. ) gleterre. (Daniel, p. 444 et suiv. )

Parce que la confusion La sympathie la plus était e%U^èm9 «dans les complète règne entre Pays-Bas , où la religion nous et les Catholiques partfkgeait les esprits ^ ils belges, et, chaque jour, (les ligueurs) avaient eu se resserrent les liens soin de s'y ménager des qui nous unissent à cet-

Btd'wftire le généreuse « fer- " '^ loluB ardent foyers vente oationj qui nous ap- ']" j/*cwiiior»tion. ( Hé- pelle de tous Htg vœnxan îiaiilt. à l'anDoe 1598.) partage de la liberté reli- X« iieuple ^^ cette con- gieuse qu'elle poseéde Irée srait touIu se don- déjà, et pour laquelle neràUFranceparcequ'il nous luttons encore, ne voolaitplna de la mai- ( n' t , 164.) son d'Oninf^e. Ils snreiit La Belgique avait don' profiter de ces disposi- né le premier exempte lions pour aigrir les es- d'un soulèvement cathoprjts, et attiser la guerre lique au dix - neuTiàme ail la Flandre se trouvait siècle , contre Voppresengagée avec Philippe II, sion de l'hérésie; nous loi roi d'Espagne , qui vou- avons consacré an ardent loit y introduire le régi- et inépuisable amour, luesanguinairedel'inqni' {Avenir n° Z9Z.) Mtioii.(Anqnettl,tomeIII, « L'Eglise belge est mepage 176 , -288). nacée d'un schisme ; mie

dissidence bien prononcée s'est établie parmi le clergé belge. Deux partis à peu prés d'une égale * — I'' - force numérique sont en

présence.l'on, se ralliaot aux doctrines papales de l'Encyclique, condamne l'espnt révolutionnaire et les suites qu'il a enfantées ; l'autre , imbu des principes politico - religieux de M. de La ^ea.nais, vent continner de s'immiscer dans les actes de l'administration publique. Les esprits s'échanF- , fcnt : où s'arrêteront^ ?

lA tXatt. M. DB là. MEHI^AIS.

Les proyinces Flamandes sont aujourd'hui autant qu'une autre , en proie à ce genre de discorde. » ~ (r Univers religieux, n. 44, citant un journal belge.) Les Ëncyclicpies pontificales ont trouyé de fortes résistances dans le clergé belge. (Y. VAmi de la Re- %. iiféyr. 1834.) .

Système de résistance au gouyernement: organisé par FAgen^e générale au nom de la Religion.

(Sur r objection que les premiers ChrétieMiMàB' «aient et ne s'ôMBiïrgeaieaf pas y on répond que cela était bon poitt* le« tonpè d'autrefois , et que les cît- . ocHutaAcés étaiM différentes, eUeis nécessiuûentf d'aotreë detoirs. {A^enit n. il3;)tAaijourdliuiqtte noteb sonimes Fimâttose majorité, c'est auxCotko- Kqoies à dire ce qu- Uis yeil^ lent foire pottr letu^ liberté. Anjourd*'liui' nousn'ayons pas autre chVMe èr dite aux Gatholiqueé' : Ils alieiident peut-ét^è , mai# Dieu n'a jamais rien f^ii poUr ceux qui'attend!enV.

Neu», pendantifitelapenr ya békHi ses maitf^ lïi-

LA 'LIfiUE. M. DB LA MAHAaM.

intelUçences, et d'en faire te généreuse et ferun des plus ardens foyers vente nation^ qui nous apde la conjuration. (Hé- pelle de tous ses vœux an nault , à Tannée d598. ) partage de la liberté reli- Le peuple de cette con- gieuse (jumelle possède trée avait voulu se don- dgà, et pour laqueller ner à la France parce qu'il nous luttons encore, ne voulait plus de la mai- ( n° 1 , 164.) son d'Orange. Ils surent La Belgique avait don-' profiter de ces disposi- né le premier exemple tions pour aigrir les es- d'un soulèvement cathoprits, et attiser la guerre lique au dix - neuvième où la Flandre se trouvait siècle , contre l'oppresengagée avec Philippe II, sion de l'hérésie; nous lui roi d'Espagne , qui vou- avons consacré un ardent loit y introduire le régi- et inépuisable amour, mesangmnairederinqui- ( Avenir n9 393. ) sition.(Anquetil, tomelll, « L'Eglise belge est mepage 176 , «288 ). nacée d'un schisme ; une

dissidence bien prononcée s'est établie parmi le clergé belge. Deux partis à peu près d'une égale force numérique sont en présence , l'un , se ralliant aux doctrines papales de l'Encyclique^ condamne l'esprit révolutionnaire et Iqs suites qu'il a enfantées; l'autre, imbu des principes politico - religieux de M. de La Mennais^ veut continuer dé s'immiscer dans les actes de l'administration publique. Les esprits s'échauf- / fent : où s*arrêteront-ils ?

&A LTGITB. M. DB là. MERITAIS.

Les proyinces Flamandes sont aujourd'hui autant qu'une autre , en proie à ce genre de discorde. » ~ (r Univers religieuwj n. 44, citant un journal belge.) Les Ëncyclicpies pontificales ont trouyé de fortes résistances dans le clergé belge. (V. Y Ami de la ne- %. iiféyr. 1834.) .

Système de résistance au gouyernement: organisé par FAgentîe générale au nom de la Religion.

(Sur r objection que les premiers ClirMi^MiMàB- «aient et ne s'îMnirgeaieat pas , on répond que cela était bon poitt* le« tonpè d'autrefois , et que les tït- . ceiM(aAc68 étaiM différentes, elles nécessitaient d'autres detoirs. (AitefHt n. il3;)!Aaijourdliuiqtte noteb sonimes FimAtiense majorité, c'est aux Catholiques à dire ce qu' Uss veu^ lent faire pour léOi^ liberté. Aujourd'hui nous n'ayons pas autre chd#e èr dî)re aux Catholiques' : Hs^ attendent peut-ét^e, maiif Dieu n'a jamais rien teAt poilr ceux qui'attend!enV.

Nous, pendant que la|)enr yà bèkwt ses wjgééf la-

éd HISTOIRE

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