LA LI6UB. K. DE LA MEHMAIS
la doctrine de Jean Petit, cbie des opinions et aux et Tapologie du régicide subtilités du sophisme , s'y trouve hautement pro- Tautorité du Prince n'a clamée . (Dict . hitor . à son plus rien de sacré ni d*inarticle. Satyre Ménippée, violable.
Crevier, Hist. de l'têniver- Quel respect pouvait-on siié, t. VI, p. 4i4et8uiv.) désormais concevoir pour La Ligue ne dut pas tarder une autorité dont on msait à s'apercevoir que le fia- impunément : « Le pounatisme de Jacques Clé- toirchercheà la trace des ment allait tourner con- bassesses , quelque prêtre tre elle. (Ferrand^ Esprit bien servile et bien médeThisf,, t. m, p. 468.) prisé, ou tout au moins Si Ton veut* savoir à suspect, pour lui envoyer quoi peut se porter une confidentiellement , deux populace cflErénée, il faut mois avant d'oser le dire, lire , dans les contempo- une mitre aux trois courains , les excès des li- leurs nationales ? Croire gueurs. On y trouvera un que l'on trouvera un mélange de fureur et de clergé assez béte pour se ridicule qui inspire l'indi- mettre sous les quatre gnation et la pitié. (An- pattes du Tyran ^ c'est quet. , t. III, page 54-57. ) une folie à faire mourir Le roi ayant envoyé de plaisir la postérité»
quelques ordres à Mpnt- Tout évéque docile au brun , gentilhomme du gouvernement est le fléau Dauphiné , il eut l'audace del'Ëglise et le dernier de répondre : Gomment des hommes. » Us n'ont le roi m'écrit-il comme plus ( les agens du pouroi , et comme si je devais voir ) qu'un espoir , c'est le reconnaître? Je veux de corrrompre; plus qu'un bien qu'il sache que cela soin , c'est de chercher «erait bon en temps de dans la fange ^ des insecpaix , mais en temps de tes bénis et à vendre ; guerre tout le monde est plus^ qu'une joie , c'est compagnon. (Ânquetil, t. d'en avoir trouvé un. Que II, p. 124. ) peut-il 'donc y avoir dé-
Li U6VE. M. DE {.À MBHVAIS.
pe ce marnent , les fac- sonaais de coinman entre tieux et les Catholiques aous et les yils agens faussemeat lélés , coxa- d*un pouvoir égaré et tymencèrent à s'emporter rannique ? Et U ose nous terriblement contre le demander d^P^ prières ! roi , qu'ils chargèrent de Non y ce n'e^t' pas nous mille horribles caloiu- que Ton Terra murmurer nies. Ils ne gardaient au-r d'infâmes prières, en focunes mesures , ^i. dans veur d^un pouvoir ixanie^ leurs a,ççusations,ni dans athée , oppresseur et iiy^ leurs menaces. Les pré- pocrite. Que « TEcridicateurs dans leurs chai- ture nous demande des res , les curés dans leurs prières pour le pouvoir , prônes » les confesseurs quel qu'il soit , cela était dans leurs tribw^nx , les bon au temps des Apôtres, professeurs dans leurs le- où l'Eglise , réduite a un çons, et les docteurs dans petit nombre de fidèles, les résolutions qu'ils don- n'avait de ressources que naient , osaient affirmer dans sea gémissemens et qu'on était obligé en con* dans le martyre. 11 faut science de s^opposer forte- donc à tout prix débarrasment à son gouverne- ser le Sacerdoce du joug ment; qu'il était défendu odieux dans lequel les par les saints canons de Princes de la terre le tieifeprier pour lui en aucune nent depuis «i long-temps oraison ecclésiastique , asservi, accoutui^és qu'ils beaucoup moins au canon sont, depuis tant de siède la messe ; ils voulaient clés à déguiser leur tyranqu'on ôtàt des rituels les nie et leur despotisme sous paroles pro rege nostro , Iç nom de protectorat, de peur qu'on ne croie [Avenir , n. 3, 41,60.) que Ton prie pour lui. Ils permettaient que le prêtre , dirigeant ailleurs ' son intention, la fasse tomber sur un autre à qui Dieu réservait le royau-
DE LA NÔOVCttfe HÉRÉSIE.
isa
]>â llGVE.
me. (Maimb.,p. 3l4. )
D'ûutres allaient (ilus loiii; ils disaient à la messe , et faisaient dire à ceux dont ils dirig^éaient les consciences, des prières qui pouvaient passer pour de vraies imprécations contre sa personne aa^^uste. ( Anguetit, dans sonÊêprûde ta ÎAjfUè, en rapporte des formulés, tome ti, p. 75; t. III , p.
2t7. Daniel^ t. ix » p. 68 et ôuiv. L'Etoile , j'ôùfH.
déltéhftlïï, t. m, p. 429, et t. V, p. à7d.)
La sainteté des sermeus était eomptéè pour rien :
ce n'était là qu'une formule dont on pouvait se jouer sanà Scrupule. Des sermons prêtés à la tyrannie étaient , disait-on , nuls de plein droit. { Anquetil , Daniel , Malmbourg. )
M. DK LÀ itSKNÂlS.
( La sainteté des sermetis n'embarrassait pas plus les nouveaux casuistes. On lit dans un journal accrédité eé qui suit:
« Il résulte d'une protestation signée par plusieurs légitimistes de €aeta , et insérée dans la Gazette de France^ cpife les électeurs légitimistes qui en levant la main diront : Je jute fiâMité au roiyohéissanee à ta ChaHe tonstituHûnneîh et aux lois du royaume , n'entendront contracter et ne contracteront d'autres obligations de conscience
54 msTonuE