PROCÉDURES CONTRE BONIFACE VIII
cette affaire (1). Il trouva alors le moyen d'intéresser à la cause de l'Église quelques autres grands barons du royaume. Tous ensemble ayant réuni leurs instances auprès du roi, celui-ci se laissa enfin fléchir (2), et, au mois de février 1311 , il donna, à Fontainebleau, des lettres patentes par lesquelles il acquiesçait d'avance, et sans retour, à la décision du pape dans l'affaire de son démêlé, soit qu'il la prononçât lui-même, soit qu'il la formulât par l'organe du concile général (ô) qui était sur le point de se réunira Vienne. En effet, tout s'ébranlait pour cette sainte assemblée, et, des points opposés de la chrétienté, les évèques se dirigeaient vers la métropole du Dauphiné.
(1) Preuves du différend, p. 290 et seq.
(2) Uist du différend, p. 38.
(3) Id., lettre de Philippe le Bel, p. 299.