XXXVI PRÉFACE
mulées de siècle en siècle. Parmi ces dépôts particuliers, je citerai, comme étant les plus remarquables, ceux des palais Gorsini, Barberini, Ghigi. Quelques-uns de ces dépôts sont libéralement ouverts au public , et Ton y trouve un grand avantage à y faire des recherches. M. Léopold Ranke s'applaudit, dans sa préface, des lumières qu'il a puisées dans ces galeries particulières; il va même (ce qui est beaucoup dire), pour l'étendue et l'importance historique, jusqu'à donner la préférence à quelques-unes de ces galeries sur celle du Vatican. Mais ce qui est incontestable, c'est qu'elles fournissent des éclaircissements authentiques et suffisants. Pour mon compte, j'en ai retiré de très-propres à jeter un jour nouveau sur plus d'un personnage de mon histoire. x
J'ai lu avec fruit quelques-uns des manuscrits de la bibliothèque Casanatense, de la bibliothèque Angélique et de celle de l'Oratoire. La bibliothèque Angélique conserve le manuscrit du cardinal Egidius deViterbe et troisgros volumesde pièces concernant le concile de Bâle. Le temps ne m'a pas permis de m'assurer si toutes ces pièces étaient inédites. Il m'a également manqué pour relever in extenso, à la galerie Barberini , plusieurs pièces considérables du manuscrit intitulé : Romance curiœ refovmatio facta tempore PU II, et j'ai dû me contenter d'une simple analyse.
En général, toutes les bibliothèques de Rome contiennent, sur les conclaves , des récits qui paraissent spéciaux mais qui se répètent un peu les uns les autres. Il y a aussi de nombreuses notices sur Alexandre VI et Gésar Borgia. Gordon et Masse ne paraissent pas avoir connu aucune de ces notices, mais, selon toutes les apparences,