‹ Histoire de la paroisse de Néhou: depuis les temps les plus reculés jusqu'aChapitre 12 sur 64 · LIVRE i · texte numérisé non relu

LIVRE i

de la même nation à ja Roqtielle, où un chemin porte encpre le nom de Rue de Coutances. (i)

Uautre routé , partant à^Alaunà ( l'ancien Valognes),pa8sait la rivière d'0uTe(2) à Magneville , traversait la paroisse de Néhou, en ligne droite , comme toutes les ^ voies romaines , et se dirigeait sur la ville qui fut autrefois au lieu où est aujourd'hui Porlbail , et que M. de Gerville croit êUe Grannonumy port d« mer indiqué dans une notice de la Gaule , dans les derniers temps de la domination romaine , comme devant se trouver sur les côtes de la xManche. (3)

Lel traces d'habitations romaines dans

(i) M. de Gerville, Rech. sut les Villes et Voiei romaines du Cotentiu.

(a) M. de Oerville a prouvé , dans une des séances du Conseil général , en 1898 , que Doure est devenu par corruption le nom de la rivière Oupe. Ce dernier nom a été substitué à Tautre sur l'obsenration de cet antiquaire (Noté de M. Travers, Principaldu Collège de Falaise, extraite de VAnnuaire de la Manche.)

(3) M. de Gerville, /or, sup, citât,

8 HISTOIRE DE NÈHOU.

cetteparoisse sont trop visibles pourqu^oii puisse y révoquer en doute le séjour des Romains. Outi'o les vestiges dont nous venons de parler y et beaucoup d'ahtres sans doute qui ont disparu et qui n'au*raient pas échappé à un œil observateur , nous mentionnerons les découvertes sui* vantes:

En i8e6, époque à laquelle se pour-^ suivait la coupe du bois du Parc ^ se trou*^ vait , vers le milieu de la forêt et parmi tant d^autres semblables , un chêne séculaire, dont ie pied avait plus de dix mètres de tour; cet arbre , qui Ven retournait de caducité depuis plus de deux siècles ^ ne ^ tenait à la teire que par trois racines en trépied. Il resta debout après qu'elles furen t coupées , et on fut obligé , pour l'abatr tre, de recourir aux instrumens en usage chez les bûcherons. Alors parut àsa place un reste de pavé en briques > lequel était de toute la grandeur de la surface du tronc; mais on ne put êauver aucune de ces bri** ques^ elles se réduisirent en poussière dis qu'-on voulut les soulever.

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