LIVRE VII
Cependant, une partie de ces terrains avait été mise en culture dès la fin du X!I« siècle. On trouve dans le carjtulaire de l'abbaje de Montebourg le jugement d'une contestation qui s'était élevée entre Tabbé de Montebourg et les curés de Né^ hou à l'occasion des dîmes des Ëssarts , lesquels, diaprés ce que nous apprend ce document, avaient été déjà en partie mis en culture. Ce jugement non daté fut prononcé par le grand chantre , un des archidiacres et un des chanoines de Coutances , délégués à cet effet par le Pape Innocent 111, qui a occupé la chaire pontificale de Tan 1198 à Tan 12 16. L'abbaye obtint par ce jugement l'intégrité des dîmes depânagCy bYotage et herbage y percevables dans cette forêt, et les deux tiers de la dîme des grains sur les novales.
L'autre tiers fut adjugé aux curés de Néhou.
Les bois de la Ramée, .sortis, comme nous l'avons dit, de la Maison deReviersla-Beurrière , vers 1260 , pour être tenus en féodalité I fuirent possédés par des fa-
i04 HISTOIRE DE KEHOtr.
milles différantes do celles dont nous avons déjà parlé. Le plus ancien propriétaire de la Ramée y que nous connaissions après répoque sus-mentionnée , s'appelait Guillaume Baston (i). On ignore combien de temps elle a été possédée par cette famille. Nous trouvons dans des actes au* thentiques le nom d'un Piçrre d'Aragon, possesseur de la Ramée , en 1 5jo (2). Cette lande 9 du cqntien de vers cent huit hecr tares y couverte d'ajonc etdebrouçsailles, fut acquise du seigneur d'Harcourt et du eeigneur Pigache-ide-Lambervilie, par l\f. Fabien des Ëssarts» mandataire du seigneur-baron de l'Angle, par contrat passé à Yalognes le 18 décembre l'^So^ef, remise en fut faite audit seigneur , sur clameur féodale» le 29décembre ijSi (3).
Elle est resté indivise jusque vers 1784 ,
(ij Renseignemeiis communiqués par M. Pierre Belamare.
(ixj Extrait des Arch. de& eaai et forêts d& Jiormandie.
(y £xlr« des Archrde )a bar. de T Angle, con»^ muiiiq. par le Sieur J. «G. Nicole, de Bricquebec.