‹ Histoire de la paroisse de Néhou: depuis les temps les plus reculés jusqu'aChapitre 38 sur 64 · LIVRE VU · texte numérisé non relu

LIVRE VU

Corbière ont conservé leur nom: mais celle qui portait le nom de Reviers^ qu'elle tirait de son possesseur, en changea après la donation sus-mentionnée :

elle ne fut plus connue que sous le nom de Bois des Moines, qu'elle a encore porté de nos jours. L'unique souvenir qui y soit resté du seigneur qui l'aumôna aux moines de Montebourg , est une fontaine auprès de laquelle on a bâti l'église de St' Jacques: cette fontaine s'appelle de temps immémorial Fontaine de Reners , nom qu'on a même changé en celui de JLayers , par corruption du nom primitif.

L'abbaye de Montebourg posséda cette grande forêt presque jusqu'à l'époque de

nom^ Les seigneurs des Moitiers , possesseurs de la Roquelle, échangèrent avec Tabbaye de Montebourg, et cédèrent à cette Maison, pour ce morceau de terrain y un autre morceau qui leur appartenait vers le Lude et la Coibière , et qui , depuis le xS»e siècle où cet échange fut &it, est demeuré la propriété de l'abbaye jusqu'au moment de la vente de la forêt aux seigneurs de Querqu^eville* ( Voy, leMém» de Delepière, Caen, ^77^ J-

108 HISTOIRE DE NéflOU.

la révolution. Par arrêt du Conseil d'État, du ao juin 1780, M.gr Ange-François de Talani-de-Gfaalmazelyévéqùe de G)Utances et abbë de Montebourg, en fît, après toutes formes légales, prononcer le cantonnement. Soixante-quinze arpens furent cédés 9 en sol et superficie, pour éteindre les droits d'usages dûs sur cet immeuble , à environ dix personnes qui produisirent leurs titres ; le reste des usagers fut forclos. Ce fut à cette occasion que MM. les curés de Néhou et de GoUeville furent autorisés à clore chacun quatre arpens de terre en extinction des usages qu'ils avaient droit d'exercer dans cette forêt, comme représentans des anciens chanoines de Néhou dont nous parlerons dans la suite.

La forêt fut ensuite vendue, en Tertu de lettres-patentes du Roi , à M.deQuerquevilIe-Barbou , qui fut churgé de firarnir les cantonnés. Mais de nombreuses contestations s'élevèrent k la suite de ceC arrangement. En 17^0 , au moment où les têtes s'échauffaient plus que jamais contre

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k clergé et la ooblesae, une multitude d'usagers forcloe reyendiquèrént contre Tarrét du so juin 1780: ils prirent des lettres apparentes de loi et signifièrent

\ leurs titres. Là commença un procèS| qui ne fut terminé que par une transaction

.faite en i8oOj laquelle mit fin à toutes les contestations (i).

(ij^ Wén, ,de J. Ddbcauf ,

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