‹ Histoire de la paroisse de Néhou: depuis les temps les plus reculés jusqu'aChapitre 41 sur 64 · LIVRE Vni · texte numérisé non relu

LIVRE Vni

peude mots les principales fonnations que lirëseiite au géognosie la commune de Néhou. Elles peizvent se rapportée à six espèces principales^ le marbre bleu, le grès intermédiaire, le schiste , la marne , avec quelques couches de calcaire à cërites , le quartz grenu , et une sorte de granité bleuâtre y très^chargë de mica de couleur d'or'à la surface et de couleur noire lors^ qu^il est passé au gneiss. Cette pierre, qui semblerait se rapprocher de la diabase pour le lond, ne se rappcnrte à aucune des classtficatioBS particulières des naturalistes : en sorte qu'on pourrait , à propremetit parler, Fappeler amfflubofythe. Elle se trouve en abondance sur remplacement du bois des Moines ^ dans un lieu nommé les Pikiiéres^ Le mariure se troure dans le bois du Parb et dans celui de Dmne-o ville^et on le convertit en chaux. On rencontre le^èsintannédiairedansla VeÀte^ à^Genéts et presque partout , quoiqu'eti moins grande abondance, dans Monroc, et dans la partie occidentale de Nâiou proprement dit, oii>on l'emploie à Uioon»-

1^2 HISTOtKB HB IfÉUOU.

trucUon des maiaont et à la r^ration des chemins* Le schiste se reoconlre aux JËssartSy dans une partie du bois des JUloineS) dans les LaodeUes^ dsms une ^partie de la lande du.Boscquesna j etdans .queiques.autres localités. On trmive la manie dans la parUe sud^st de Néhou | ^t le quartz grenu , connu seul le nom de gésier de jars y se rencontre dans le YaP> de-Nâiou. Le marbrent iamdme dé Né^.

hou sont très^riches en coquilles fossiles, mais ceci n'appartient pas à notre sujet.

On sait^qjue i'agricultuce est la principale occupation des habiuns « de Néhou.

La seule branche d'industrie x|ue possède k.commune est la fabrication de la pote-* rie et de la brique. Nqus ignoroiûw T^poque de son introduction dansJa paroisse, mais nous avons quelquesmsonsde croire qufeile remonte jusqu'au temps de la domination romaine ; ety ces raisons^ nous- 1^. avons mentionnées . dans noVre livre 1®^. Les incursiiCMM des Normands, quirav9girent le pays pendant . le iX» et le commencenent du X^ nècles ^ durentâtire

uviŒ niir 123

diaparattre les potiers comme les autres hftbitanSy puisqu'en 91^ ce pays était -ootmplétiement désert et couvert de bois.

Mais eu ia83 on avait recommencé la fa-*brication de la pèterie, car il est parié de plusieurs fourneaux de potier dans le par* tage de cette année, entre les trois filles de Giiitlaume de Vemon , à roecasâoudes limites établies entre les trois portions de TaBcienne baronnie j qui formait leur sttcoessîon. Des droits d^usages avaientétë jadis accordés aux fabricans de poterie , BSids il parait qu'il n'en fut pas accordé à tous ) ou bî^i il faudrait conclure qu'il j en avait beaucoup moins alors qu^il n*y 'en a aujourd'hui , car, en Tannée 1666 , M. Guy deChamillard, commissaire-en-' quêteur et réformateur des eaux et forêts, pour la province de Normandie, ne reconnaissait que cinq droits d'usages pour les potiers de Nébou.

Depuis long-temps cette fabrique a pris de l'importance. Outre les marchés de Valognes , Montebourg , Pon t-l'Abbé, St- Sauveur, la Haye-du-Puîts, BarnevillC;

i a4 HiSTOin M TiÎHoir •

fipicqudiiec eC les Pieax, que les potîén deNéhou approTisionnent, tU font exporter une grande cpiantité de leurs marchandises dans les Iles anglaises de Jersej, Guemesey et Aurigny. Les embarcatione qui en ont été faites dans le seul port de Carteretde i8aoà 1827 s*ëlèveiitàao3|37o kilogrammes. Mais il est fort à ci^indi^a que dans peu d*année» cette bvanche d'industrie y qui avait été jusqu'ici ëito* risée par Tabondance de bois que foui^ nissait la localité ^ ne cesse d'exister ou du moins ne reçoive une grave atteinte pav la destruction dés forétsdootlesdemières v»nt bientôt toucher à leur fia.

DE tX PAROISSE

DEUXIÈME PJRTIE»

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