‹ Histoire de la paroisse de Néhou: depuis les temps les plus reculés jusqu'aChapitre 44 sur 64 · LIVRE IX. i3l · texte numérisé non relu

LIVRE IX. i3l

en quatre parties , et dont les armoiries , 8*il y en a jamais eu de gravées , ont été «lutilées bien antérieurement à la révolution, ce qui empêche de découvrir à quelle famille remonte la fondation de cette chapelle qui parait avoir été de temps immémorial une chapelle seigneuriale, occupée par les concessionnaires ou engagistes de la baronnie du Château .

Les Anglais ayant été en possession du château de Néhou pendant le temps que le gothique flamboyant était adopté dan»

^architecture religieuse , le langage de i'écriteau sus-mentionné étant d'ailleurs d'une rudesse qu'on rencontre rarement dans les écrits de cette époque, on aurait quelques raisons de croire que la chapelle aurait pu être fondée par eux ,- si l'on ne savait que, pendant leur séjour dans cette contrée, ils étaient beaucoup plus occupés à se défendre qu'à fonder des monumens dont l'édification aurait exigé une possession paisible.

Une antre opinion , qui^eraît peut-être la plus probaljle , serait de reconnkîtve

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la famille de Loyr-du-Lude pour fondatrice de la chapelle. La raison qui nous la fait émettre est que les concessionnaires précédents ne firent point leur séjour à Néhou, au lieu que la famille du Lude j était établie au plus tard en 1628 , au moment oii elle devint engagiste deja baronnie du Château. L'architecture de la chapelle , qui indique le X V^^ siècle , pai-aitrait , au preqiier abord , fournir une objection contre cette opinion , mais elle s'évanouit quand on considère qu'il y eut deux styles différens dans l'archi* tecture du XV I^ siècle, et que, en même tempa qu'on revenait aux formes rondes, et qqe la transition du geni^e gothique à.

Tarchitecture antique produisait un style nouveau I on continuait à bâtir comme dans le siècle précédent.

, Cependant nous ne donnons tout ceci, que comme une conjecture , car nous n'avons aucune preuve irrécusable. Ce qui vient encore embrouiller la question, c'est que bien avant la révolution, à l'épo- ^ue oii M. Le Pigeon était engagiste de la

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