LIVRE XI
aveè le titre de chapelain de M onroc ^t de vicaire de Néhou. Le premier fut M.
François Gai lis , de Catteville, qui y vint en i8o4 > et auquel succéda en 1817 M.AntoineHouyvet,deRauville-la-Place, qui fut nommé curé d*Héauville en 1819 et auquel succéda M. Jean Leconte de Morville, qui fut le premier desservant de l'église de St-Jacques et qui fut^en i834# nommé curé au Mesnil- au-Val 9 dans le canton d'Octeville-sur-Gherbourg.
La famille de Reviers-Yernon avait at«taché à la léproserie fondée à Monroc la grande étendue de terrain qui fut nommée le Belarbre^ à cause dit-on du beau bois qu'elle produisait. Cette terre aumônée à la chapelle de Monroc^ lui a fait donner, quand cette chapelle a eu le titre de prieurry le nom de Prieuré du Belarbre, £Ue a été fiefifée ou vendue successivement par les prieurs depuis quatre cents ans, excepté toutefois ce qui s*en trouve au levant de la chapelle. Cette petite partie des terres du prieuré, étant à la jouissance du prieur et n'ayant point été inféodée | fut vendue
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au baron de TAngle avec la chapelle et les maisons lorsqu'il les acquit de THôtel- Dieu. Quant à la terre du Belarbre proj>rement dit , nous voyons par divers titres que les prieurs qui enontjoui l'ontsuccessi vement inféodée aux habitans voisins^ à charge de la \jemtparfoietpathomma^e sous la pure etfranchêaumone du prieuré du Belarbre j membre dépendant de lu MaisotirDieu de St^Lo , avec les. droits 4'usageB aux bois, communes et forêts de^ ?^éhoi|^ entre les rivières de Scye et de Sauldre , de la même manière que les^^ dits prieurs y étaient usagers.
Les murailles primitives de la chapelle de Monroc n'existent pi u« depuis long^ temps. Bile n'était pas si grande dans le principe qu'halle Test aujourd'hui : elle ne contenait autrefois que l'emplacement du chœur actuel ; etla nef que nous vojOQ3:
n'est qu'un prolongement qui y a été fait en deux fois à mesure que la population a augmenté. Quanta ce chœur primitif, il est détruit; et il y a vers cent trenteans qu'on a reb&ti celui qui existe aujourd'hui^
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L'emplacëmeat où se trouve la chapelle ne pouvait pas t^tre mieux chaisi pour y fonder une léproserie* Cesl un terrain uni en apparence, mais dépendant très-élevë.
De là , la vue s^étend au loin avec une telle facilité que, dans un temps serein , on y découvre les clochers de dix-sept églises ^ le gouvernement vient de placer auprès un télégraphe pour les dépêches de Paris à Cherbourg.
Cette chapelle , quoique grande pour un monument de ce genre^ était loin, de-* puis plus d'un siècle j^ de pouvoir loger toute la population. Outre qu'on y était extrêmement pressé , plus de la moitié des habitans étaient obligés d'assister aux offices dehors , même dans les temps les plus inconstans. Cet inconvénient avait fait naître , dès avant la première révolu^ tion I l'idée de construire dans cette sec-* tion une nouvelle église capable de contenir la population du lieu , et la question en avait même été agitée plusieurs fois ; mais divers incidens en avaient toujours retardé Texécution. C'était de nos jours
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que cet établissement si désirabfe et si utile devait être formé et que I9 paroisse en devait être dotée. Le besoin en était depuis long-temps senti , et il ne s'agissait plus que de trouver Ïcb' fends nécessaires et la maufère d'exécuter le projet. Mais c'était là une cbose d'autant plus difficile y que la Fabrique et la Municipalité, de même que les familles les plus riches n'avaient jamais eu à cœur une pareille entreprise. On ne pouvait donc recourir à une imposition extraordinaire ni attendre aucune subvention.
Il restait encore une ressource aux habitans , c'étaient les revenus communs de leurs biens indivis , cédés en 1 800 en extinction de leurs droits d'usages.
Mais ces biens avaient été soilvent en litige, même depuis i8oo> et tes usagers n'étaient guère disposés à en destiner une partie à une entreprise dont le succès leur paraissait très-incertain. La Providence sut trouver les moyens d*y pourvoir. Nous avons eu occasion de faire remarquer qu'en 17^3 le sieur Jacques De-
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koouv avait été immiscé dans l'administration des biens des usagers et qu'il n'en était jamais serti . Pav ses mains avait passé tout l'argent destiné au paiement des vicaires, des maîtres etmaîtFesses d'école, de même que les fonds qui avaient été employés à diverses constructions et réparations communales. Mais il avait aussi reçu de grosses sommes tant du produit de la vente des bois que ducevenuannuel des biens des usagers^ et cependant , il B'avaitjamais rendu aucim compte. Des vaisoBs y et peut-être des prétextes l'empéchaien t d'ailleurs d'appurer ces comptes qui lui étaient demandés par l'administration municipale. Mais eonune,.malgré son esprit porté à la chicane,, il était cons^eiencieux et qu^il entendait les véritables intérêts des usagers de Néhou», dont il sut défendre les droits ,^ il destina une partie des fonds dont il était dépositaire, et ceux qu'if avait obtenus en conséquence de ses arrangemens avec Madame Douessey , à la construction de l'église que nous voyons aujourd'hui.
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Il éprouva dans le principe bien ia contrariétés et des mépris de la part -de ses compatriotes, qui, tout en reconnaissant le besoin pressant d^une église, ne croyoient pas qu'il pût , ni même qu'il voulût réaliser son projet. Cependant, le lundi après la Quasùnodo de l'année 1820, après les affiches préalables , des ouvriers arrivèrent près de la fontaine de Reviers^ sur l'emplacement du bois jadis aumâné aux moines de Montebourg. La, ils creusèrent les fondemensdu nouveau temple qui fut commencé de suite et destiné au culte public au bout de trois ans. Cette église fut bénite et dédiée à Dieu sous Tinvocatioii de St Jacques h Majeur ^ le mardi ai octobre i8a3 , par M. Dancel , curéde Va** lognes, vîcaire^général du diocèse de Coutances , depuis évéque de Bayeux , en présence d'un grand nombre d'ecclésiastiques et d'une grande aiiluence de peu-' pie de tous les lieux circon voisins.
Il fut fait en même temps un régle^ ment qui déterminait les limites et les attributions de la nouvelle église, et^ qui