‹ Histoire de la paroisse de Saint-Augustin (Portneuf) [microforme]Chapitre 106 sur 147 · PAL · texte numérisé non relu

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332 SOUVENIRS, LÉGENDES, ETO.

mettant lui-même à la tête d'un groupe formé de ses paroistiens ; on visita de plus chaque crique, les anfractuosités, les broussailles de la grève et cela durant plusieurs jours, maïs tout fut inutile : la mendiante ne fut jamais revue, ‘ ni morte ni envie.” Son nom était 4 Favron.

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A peu près en 1848, une étrangère, passant dans \ cotte paroisse, entra dans le bureau du Dr P. Larue, | alors absent. La sœur du docteur, effrayée de l'apparence et des questions de cette inconnue qui ne parlait : que l'anglais, s'enfuit chez le voisin. L’étrangère, demeurée seule, s'empara d’une fiole contenant à peu pe 2 onces de teinture d’opium et sortit de la maison | | u docteur. Quelques heures après, on la trouva morte, | | sûr le bord du chemin et à trois quarts de lieue de la | résidence du docteur, La fiole de teinture d'opium | f était vide et à côté de son cadavre. On ne put savoir | d'où venait cette personne qui semblait ne parler que £ l'anglais. Ÿ Chose assez étrange, elle fut enterrée sans enquête du coronaire.

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IL ÿ à 25 ans environ, un nommé Beaupré, habitant Es de Saint-Raymond, travaillait avee deux compagnons, Æ nen au pied du cap du bme rang (Fossembauit), pour gou extraire un trésor, Afin de réussir dans leurs recherches, “à ils avaient recours aux procédés en usage par MM. quit les sorciers, auxquels on ne eroit plus, aujourd'hui, | $ mais dont le souvenir ne s'était pas tout à fait perdu, L d'at à eette époque. y Le petit Albert, la poule noire, la pince d'Agripps, sù etc. faisaient partie du grimoire des trois sorciers. a

Un soir d'hiver, gate quittait la résidence de Æ ci Brunet, hôtelier, et il ne fat plus revu. Malgré toutes GK les recherches les plus actives et les plus minutiouses,

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qui se prolongèrent pendant plus d’un an, on n'a jamais pu savoir ce qu'il était devenu.

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Le 15 juillet, 1874, une trombe des plus terriblos s'abattit sur les 3me et 4me rangs de la paroisse, où elle déracina plusieurs arbres, renversa les clôtures, mai- 008 et granges, Dans une des maisons dont la toiture no fut qu’enlevée, on se livrait à tout le plaisir d’une noce. Inutile d'ajouter que ce survenant fut nonseulement mal vu parles “ gens de la noce, ”” mais qu'il leur causa une grande ffayeur.

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Le fait que nous allons rapporter neut encore être attesté par des personnes de la plus haute respectabilité, quoique personne ne puisse l’expliquer d’une manière naturelle. Nous l’insérons ici tel que nous l'avons reçu d’un homme haut n *c6 et témoin du fait qu'il raconte.

de crois devoir vous prier de consigner, dans l'Æistotre de Saint-Auguslin, une série de phénomènes inexplicables et demeurés inexpliqués, Ce que.je vais rapporter a créé une vive sensation non-seulement dans cette paroisse, mais dans presque toute la province.

Une jeune fille fort pieuse, appartenant à une famille très respectable, à la suite de nombreuses crises nerveuses, tantôt hyslériques, tantôt cataleptiques, fut condamnée à une abstinence complète, son estomac ne pouvant même supporter une goutte d’eau. Elle fut trois mois sans prendre rien du tout, et sans subir aucune altération apparente. Ceci peut se prouver par les personnes les plus respectables qui ne la quittaient point.

Subséquemment, le 7 février, 1874, pendant cette période d'abstinence totale, on remarqua des symptômes de stigmates qui continuèrent à se produire tous les vendredis du carème et tous les jours de la semaine sainte, Ces phénomènes se répélèrent l’année suivante aux mêmes jours, puis disparurent ensuite sans qu’il soit possible d'en donner aucune explication.

Cette fille vit encore et jouit d'une meilleure santé.

Le 3 janvier, 1882, le capitaine Jean-Baptiste Racette, un notable de cette paroisse, étant à converser, dans la soirée, avec trois amis : le eapitaine Fabien Drolet, François Couture et le Dr P. LaRue, tomba mort, foudroyé par un coup d’apoplexie, Il était âgé de 80 ans.

La grande préoccupation de toute sa vie avait été la frayeur qu’il éprouvait des angoisses des derniers moments de la via, Ce fat une consolation pour sa ! famille et ses amis de croire que la Providence l'avait ! jagé digne de le soustraire à ces horreurs,

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