LÉGENDES
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La légende a existé chez tous les peuples. Un écrivain assez ancien a dit : ‘“ Tout ce que le peuple avait recueilli dans ses souvenirs où poétisé dans son imagination trouva place dans les légendes, qui sont la véritable mythologie du christianisme, ”
Le légende est souvent enfantée par l'amour du merveilleux et par la superstition ; mais elle n'en est pas moins Ja poésie de l'Histoire. . d
On sait 2e cœur toutes les histoires de loups-garous, de feux follets, de chasse-galerie, ete. de nos Pères ; on connaît aussi leur amour des choses surnaturelles’ et merveilleuses. Il n’est donc pas étonnant de trouver à Saint-Augustin, comme on les trouve plus où moins, dans toutes nos paroisses canadiennes, les mêmes
histoires et les mêmes superstitions auxquelies ont cru
nos. Pères.
Or, la légende et les superstitions sont cousines
germaines, et c'est pourquoi, dans les récits légendaires du peuple, on en trouve qui ne sont que le résultat d’esprits surexcités et superstitieux, et d’autres qui, tout en reposant sur quelque fait historique, ont été telloment embellis, exagérés par l'amour des choses merveilleuses et surnaturelles, que ce qu'ils contiennent de vrai se trouve éclipsé par ce que l'imagination y à ajouté.
D'ailleurs, ces récits, qui ont amusé nos Pères, au coin de leurs modestes foyers, méritent d’être conservés,
parce qu'ils ne peuvent nuire ni à l’orthodoxie, ni à la
morale, Au contraire, ces histoires ont un fond religieux qui plaît, et qui peint au naturel Ia foi vive de nos nieux, qui voyaient Dieu partout.