FEES
a étéebiire mp dit ur pri, 71 BARRE à us Cet VAS 1 à LES RM EU MA AE N'ONRER + ONE VEN VU Ve AR OU AL ON 2 PORTE" AT Ad CAE Len ‘s et SA A pen. LAN D co A ME A gl pt % (LA RAA AN As 4 LU je pri Ve AU 44 ï HA ‘4 F ‘4
Je copie la première légende, (et c’est la plus belle) des notes de M. l’abbé Sassoville, formant une mine précieuse où j'ai puisé à deux mains.
L'ORMÿä À LA VIERGE.
Je ne saurais passer sous silence un autre souvenir de la piét$ des anciens habitants de Saint-Augustin.
À quelque distance de l’ancienne église, sur le chemin qui longe le fleuve, et qui est très peu fréquenté aujourd’hui, le voyageur à pu remarquer un orme gigantesque, qui s'élève droit au milieu de sa route. Le chemin se divise en déux branches et se réunit bientôt après, formant ane espèce d'ile au-dessus de laquelle s'étendent les vastes rameaux de cet arbre majestueux. Aïtitrefois, on ne manquait pas de saluer respectueusement, en ôtant son Chapeau, chaque fois qu’on passait devant cet orme vénérable,
La tradition rapporté que les premiers colons avaiént eu l’idée pieuse de placer une statue de la sainte Vierge au haut Î de cel arbre, qui était dans sa période de croissance. L'arbre continua à grandir ; et la statue se trouva insensiblement enveloppée par l’éeorce et les filaments qui s'étendaient de jour en jour ; enfin, après plusieurs années, elle disparut entièrement dans le ironc de l'arbre.
Cette tradition paraît oubliée aujourd’hui,
M. Sassoville fait erreur en disant : ‘“ Autrefois, on ne manquait pas de saluer respectueusement, ” etc. ot : Cette tradition paraît oubliée aujourd'hui.”
Le paroissien de Saint-Augustin, homme fort respectable, qui a mené l’auteur voir cet orme, n’a pas manqué d’ôter respectueusement son chapeau, et de raconter le beau souvenir qui se rattache à cet arbre.
Quant à la tradition, elle n'est point perdue, puisqu'on pout l'apprendre dn premier venu dans la paroisse, pris parmi les pius vieux et parmi les plus | Jeunes.
L Il y à quelques années, un pauvre fou conçut l'idée d’abattre cet arbre. Il avait déjà fait une entaille assez profonde, lorsqu'on l’arrêta dans l’acte de vandalisme qu'il commettait sans le savoir, L’entaille paraît encore, mais finira par être enveloppée par cet orme
lus belle) une mine
venir de la
chemin qui ourd’hui, le qui s'élève se en déux espèce d'ile aux de cet 8 de saluer > fois qu’on
, avaiént eu rge au haut nce, L'arbre sensiblement endaient de lle disparut
utrefois, on ent, ’ etc.
hui.”
mme fort me, n’à pas au, et de à cet arbre.
brdue, puisnu dans la ni les plus
bngut l'idée taille assez vandalisme hille paraît r cet orme
” \ # vigoureux, comme l'a été, dit-on, la statuette de la
sainte Vierge, é
ons eemes ece
IL est une autre légende existant dans la paroisse et qui est particulière à plusieurs autres endroits. Elle est
‘ insérée 1ci parce que plusieurs Anciens fort rospecta-
bles y tiennent, l’ayant reque de leurs pères.
Je la donne donc telle que rapportée par Mons. J.-M. Lémoine. ;
Au bas des côtes, sur la grève, près du moulin à farine et presqu'en ligne avec le Calvaire, bâti en 1698, se voient les rares décombres de la vieille église de Saint-Augustin, de gros cailloux d’un poids énorme. La tradition veut que le diable, sous forme d’un fort cheval de trait, un étalon noir, encore plus trapu que le Percheron de la société d'agriculture, “ Napoléon 11, ” aitété jadis employé à voiturer ces blocs. C'était un de ces hennissants étalons, chantés par le poëte Dupont :
Sa robe est un beau satin noir,
Ses naseaux jettent sang et flamme, Son œil est comme un grand miroir.
Au reste, ce n’est pas la seule église en Canada, dans la construction de laquelle le diable a joué un rôle, je ne dirai pas, au moyen des procès et de la discorde qu’ils engendrent, aû point de faire élever jusqu'à deux églises dans une seule paroisse, comme aux Trois-Pistoles, mais comme simple bôte de somme,
Les bons paroissiens de Sainte-Famille m’autorisent à filer (1) aux gens de Saint-Augustin un protêt contre le monopole que ces derniers réclament de sa sat'nique Majesté comme constructeur d’eglises, Eux au.a, parait-il, ont eu à leur solde cette superbe monture Ai):
Le point capital a toujours été de brider le maudit animal. Pour cela, il fallait un maitre homme, Bien bridé, il devenait un bon diable. Mais la bride, la précieuse bride, il fallait la Jui laisser jour et nuit, Le bedsau de Saint-Augustin, pour l'avoir débridé, un jour, à l’abreuvoir, faillit presque ruiner la: fabrique, L'animal disparut en fumée avec une odeur de
souffre (soufre) : come l'on ne faisait que de commencer à .
charroyer la pierre de la maçonnerie, le budget de la dépense
(1) Anglicisme de ln plus belle çau, pour signifier.