SOUVENIRS, LÉGENDES, ETC. PE -FT-AUGUSTIN
Un vieux et sa vieille, parrain et marraine de l'enfant d’un ami, se rendaient, an jour, à l'église avec le filleul qu'ils allaient tenir sux les fonts baptismaux. Arrivé au point où le curé s'enquiert du nom que l’on veut donner à l'enfant, le compère répondit: Frangois, et le curé baptisa sons ce nom.
De retour à la maison paterncile du nouveau-né, la marraine dit à la mère :—‘* Tenez, ma cousine, (1) nous vous avons pris un enfant sous puissance du démon, et nous vous ram»nons un Chrétien.
—Comment, roprend la mère, un elréfien ; mais c'est
une fille ?
Le compère et ia commère firent atteler de nouveau la quevale et reprirent le chemin de l’église, pour aller faire débaptiser François et baptiser Françoise. Rendus au presbytère, ils expliquent au curé leur erreur. “C'est bien, c’est bien, dit celui-ci: j'ajouterai une lettre au nom déjà écrit et ce sera parfait,
Le parrain et la marraine s’en retournèrent un peu intrigués. Il leur fallait toute la confiance aveugle qu'ils avaient en leur curé pour ne pas croire qu'il s'était trompé en refusant de baptiser Françoise, après avoir débaptisé François.
(1) Cousin, Cousine, à cette époque, étaient des noms . d'amitié que l’on donnait aux personnes avec lesquelles on vivait sur le pied d’une certaine intimité.
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