‹ Histoire de la paroisse de Saint-Augustin (Portneuf) [microforme]Chapitre 117 sur 147 · LEUR · texte numérisé non relu

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Ÿ de l’église fut doublé, Morale : mes amis, quand vous ferez boire votre cheval, en pleine campagne, ne le débridez pas, si c'est un fringant cheval noir.

Cet incident repose sur la foi d'une vénerable tradition.

Mais quel intérêt avait le diable, dans cos temps-là, à travailler à la construction des églises, lui l'ennemi juré de tout ce qui ap servir au culte ?

L'auteur a entendu dire, dans son enfance, que si le diable réussissait à aider à la bâtisse d’une église. tout le temps qu’elle durerait, sans être reconnu, ni débridé, il acquérait, par là même, le droit de possession sur la première âme dont le service serait chanté, dans cette , église, après sa construction. . Cette tradition, ayoc le motif d'intérêt, est plus rationnelle qué l’autre,

D'ailleurs, comme Satan, sous forme de beau cheval noir, avait des allures différentes de celles de ses congénères, il n’a jamais pu servir jusqu’à la fin de la construction ; car on le débridaïit, pour s'assurer si c'était bien un cheval ordinaire ; et e’est probablement pour cela que le bedeau de Saint-Augustin, qui devait être un madré, débrida le cheval dont il est parlé plus haut, et c’est ainsi qu’une âme de la paroisse lui échappa.

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1 Voici une légende qui, pour n'avoir pas été écrite | encore, n'en est pas moins dans la-bouche des Vieux | de la paroisse : elle a trait aussi à la bâtisse de la … vieille église.

On avait à poser, dans la maçonnerie du portail, une iorre devant servir de clé. En essayant cette pierre, a dernière à placer et la plus indispensable, on s'aperçoit qu'elle a été taillée trop petite : il lui manque au moins 3 pouces, C'était un jour de la semaine ; mais il y avait grande messe recommandée par un particulier, Le-euré, M. Desnoyers, qui se trouvait présent, dit aux ouvriers intrigués et presque découragés par ce contre-temps :

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Aux ouvriers pntre-tomMps :

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“ Allons, mes enfants, allons tous à la messe, et nous verrqns à cela après.”

On quitta le travail pour aller entendre la messe, et quelle ne fut pas la surprise des ouvriers, après avoir accompli cet acte de dévotion reeemmandé par leur curé, de voir la clé s’ajuster parfaitement, sans qu'il y eut une ligne de trop ou de moins !

I a déjà été fait mention, d'une manière incidente, du Calvaire érigé en 1698, Ce monument de la piété ns colons a sa légende.

n homme (on ne peut le nommer), soit par des revers de fortune, soit par dégoût de la vie, avait résolu de mettre fin à ses jours en allant se noyer. Or, il y avait déjà, à cette date reculée, une simple croix d'érigée sur le terrain même où se trouve aujourd’hui le Calvaire. C'était une croix de bois brut, mais qui ne rappelait pas moins l'arbre de la Rédemption ; et c'est au pied de cet arbre symbolique que les raros habitants de l’époque (avant 1698) venaient, aux

, dimanches de beau temps, prier ensemble.

L'homme que le désespoir poussait au suicide, avait à passer devant la croix pour se rendre au fleuve ; mais il ne put jamais la dépasser : une force occulte le retenait en face de l'endroit, où il était venu luimême prier avec les autres colons.

Eclairé subitement, par ce miracle, sur l’énormité

* du crime qu’il allait commettre, il se jette à genoux au

ied de la croix, et promet à Dieu de faire ériger, sur o lieu même, un beau Calvaire, (1)

Il paraîtrait que, dans le bon vieux temps de nos ancêtres, il y avait beaucoup de cette bonhomie qui frise la naïveté des enfants. En voici . un exemple, si, toutefois, cette: autre légende de M. Jobin a quelque fond d'authenticité.

(1) II sera encore parlé de ce Calvaire, sous le titre : Monuments.

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