DIVISION DU BAS-CANADA EN DISTRICTS
D'après Bouchette (déjà cité), la province du Bas- Canada fut divisée en quatre districts, auxquels on donna les noms de Montréal, Trois-Rivières, Québec et Gaspé.
En vertu d’une proclamation du gouvernement, en date du 7 de mai, 1792, ces quatre districts furent subdivisés en 21 comtés. Voici leurs noms : Bedford, Buekingham, Cornwallis, Devon, Dorchester, Efingham, Gaspé, Hampshire, Hants, (1) Huntingdon, Kent, Leinster, Mon‘réal, Saint-Maurice, Northumberland, Orléans, Québec, Richelieu, Surrey, Warwick et York... Six noms jrançais et quinze noms anglais seulement et cela dans un pays tout de population française ! MM. les Anglais et nos angl manes appellent cela le fair play britannique, triste justice qui semble ignorer la pe de tout un pays. |
n à déjà vu que le territoire dans lequel se trouvait enclavée la. paroisse de Saïxc-Augustin, reçut le nom de comté de Famiahire. remplacé, plus tard, en 1829, par le nom plus euphonique de Portneuf. Ce comté
. ne fut pas le seul à mettre à la porte toutes ces incon-
(1) Voir le deuxième renvoi de la page 263.
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DE SAINT-AUGURZEN 371
uités. On appela ce comté de Hampshire du nom e Portneuf en souvonir de la baronnie de ce nom, qui fut aecordée au sieur de Croisille, le 16 avril, 1647.
BAINT-AUGUESTIN EN 1815.
Le lecteur aimera à lire une description topograhique, etc., de Saint-Augustin, en 1815, empruntée à ouchette, Il pourra comparer: la poroisse .d’aujourd’hui avec la paroisse d'il y a 69 ans.
Avec une surface variée et inégale, cette seigneurie possède un s0l gras et fertile, qui, sur les grandes éminences et les terrains élevés, est composé d'une marne un peu légère, et qui, dans les fonds et les vailées, est généralement une bonne terre noire, Sa situatron est si favorable À tous les travaux de l’agriculture que les trois quarts pleins de sa totalité sont en labour ; les fermes et la plus grande partie des concessions se présentent avec avantage et annoncent une culture soignée. À proportion des progrès de l’agriculture, la quantité de bois de construction a beaucoup diminué, et il n'en reste à présent que très peu d’une qualité supérieure, et les espèces communes re sont guère plus abondantes.
tte seigneurie est arrosée par la Rivière du Cap Rouge, qui prend se source dans les hauteurs, près des limites du fond. Elle traverse la seigneurie diagonalement et en serpentant, et il s’en détache plusieurs petites branches, à dzoite et à gauche. Ses bords sont hauts ; mais ils ne s'élèvent qu'en pente douce, ou plutôt on peut dire qu’elle coule à travers une vallée étroite, qui présente en abondance des beautés naturelles qui ont l'effet le plus pittoresque, et qui offrent tous les charmes que l'on peut attendre de l'art dans la composition d’un paysage. Lis
Le lac Calvaire, d'environ ‘1n mille et demi de lung, situé entre la Rivière du Cap-Rouge et le St. Laurent, attirera toujours l'admiration, si on l’'examine des hauteurs qui l'environvent, où il offre une perspective riche et diversifiée, ses bords étant admirablement variés par des terres cultivées, coupées çà et là par de petits bois, et par de nombreux groupes d'arbres, qui s'élèvent par degré, depuis le bord de l'eau, les uns au-dessus des autres.
Le terrain qui borde le St. Laurent est le plus élevé de Ja seigneurie, d'où l'on trouve une succession de collines et de vallées, dont les premières diminuent de hauteur à mesure
318 IISTOIRE DE LA PAROÏSSE
qu’elles approchent de la limite du fond, ce qui produit l'ondulation la plus agréable dans le tableau de la perspective,
Cette propriété est très commodément coupée par des routes dans presque toutes les directions, et elles sont pour la plupart en bonne réparation ; celle qui passe le long du front, s'appelle la route de la poste, et une autre, qui passe au fond et se rend au pont de Jacques-Cartier, s'appelle la route des
diligences ; de chaque côté de la Rivière du Cap Rouge, une Æ
route conduit à la seigneurie de la Pointe aux Trembles ; plusieurs routes intermédiaires unissent les principales ; le ls long de chacune de ces routes, il y a plusieurs beaux établisssmens, les maisons sont bien bâties, et les fermes annoncent l’aisance et même la richesse.
L'église sur une pointe qui s'avance, dans le St, Laurent, | (t) un moulin à blé et une scierie sur une petite branche de la | Rivière du Cap Rouge, entre deux rives élevées, à l'endroit :
où elle se décharge dans le premier, forment un point de vue
agréable, soit de la Grande Rivière, ou de l’éminence qui est :
au-dessus des moulins,
Un long banc de sable, ou plutôt de rochers, borde tout le. front de la seigneurie : :es [lots Donbour (2) sont situés sur !
ce banc vis-à-vis la limite du sud-ouest, SAINT-AUGUSTIN EN 1932.
Dix-sept ans après la publication de sa Description topographique du Bas-Canada, Bouchette publiait nn autre travail intitulé: “ À Topographical Dictionary of the Province of Lower Canada.” C’est à peu près un réchauffé de son livre de 1815, sauf quelques ajoutés faits par-ci, par-là. Il est pourtant bien certa:n que, de 1815 à 1832, il s'était fait des améliorations ‘sensibles, considérables même, dans les cantons, les paroisses et les seigneuries qu'il avait déjà décrits.
C’est en ne tenant pas compte de ces améliorations et des changements qui s'étaient opérés, dans l'intervalle compris entre ces deux publications, qu'il laisse, on 1832, l'église paroissiale actuelle de Saint-Augustin, dans l’Anse-à-Maheu, sur le bord du fleuve. Il ya
(1; La vieille église de l’Anse-à-Maheu.
(2) Dombourg, d'après les anciens registres,
, ce qui produit de la perspective.
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encore d’autres changements de moindre importance, il est Vrai, mais qui auraient dû trouver place dans le Dictionnaire de 1832, publié à Londres, en Angleterre. Voici un des grands inconvénients de l’histoire faite à coups de ciseaux, dans un cabinet et sans la connaissance personnelle, chez l’auteur, des lieux qu’il entreprend do faire connaître aux autres.
Dans les ajoutés, cependant, on trouve des renseignoments importants, dont voici la traduction.
La peroisse de Saint-Augustin renferme partie des seigneuries de Maure, Fossambault et Bélair, et appartient aux dames de l’Hôtel-Dieu de Québec. Elle contient 4 concessions ; les plus rapprochées du fleuve sont les plus populeuses. Les quatre-cinquièmes de la paroisse sont en état de culture; l’autre cinquième est en bois debout. (1)
Il y a une école avec 60 élèves et supportée par l8 paroisse. On consume dans la paroisse presque toutes les céréales qu'on y réralte, Les chemins sont mal entretenus, et il y a un pont sur 4 rivière du Cap Rouge, (D “a se sert, pour les travaux des champs, et des chevaux rs’ .…: . œufs…….,Toutes les terres de cette paroisse ont été cedies antérieurement à 1759, c'est-à-dire du temps de la dom .tion française.
Bouchette donne le tal 1 suivant préparé pour l’année 1831, et 4 as t à la paroisse de Saint- Ann et à Sainte-Catherine de Fossembault.
a population était alors de 1,993 âmes. Il y avait une église catholique, 1 curé, 1 presbytère, 1 école, 1 village, 1 moulir à farine, 2 scieries, 1 notaire et 19 artisans.
Les produits agricoles de l’année (1831) se répar- |
tissaient comme suit : Blé, 11,509 minots ; avoine, 13,000 mts. ; patates, 18,000 mts., et pois, 3,000 minots,.
Il y avait, dans la paroisse, 424 chevaux, 848 bœufs, 1,060 vaches, 2, 554 moutons et 636 cochons,
Nous croyons faire plaisir aux habitants de Saint-
(1) Il avait dit, on 1815 : ‘* Les trois quarts sont en labour.” (2) 11 écrivait, en 1815 :..... ‘ elles (les routes) sont pour la plupart on bonne réparation”?
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pe SR Foie
Augustin surtout, en leur donnant ici la liste des noms de tous les députés ui ont représenté Hampshire et, plus tard, Portnent, depuis 1792 jusqu'à ce jour,
formant une période ‘de 93 ans. Il est bon d'observer
que les comtés, à partir de 1792 à venir jusqu’à l’Union (en 1841), renfermant un territoire plus étendu qu'aujourd'hui, envoyaient à la chambre, chacun, vais députés ou représentants.
ous devons cette liste, ainsi que le tableau qui suit immédiatement, à l'obligeanc e de M. Joseph Trudelle, déjà nommé en parlant des Religieuses sorties de la paroisse,
Noms des députés qui ont représenté le comté de Hampshire ou Portneuf, en vertu de la constitution de 1791, mise en force en 1792, etc.
De 1792 à 1796 : MM. J. Boudüdreau et McNider. 44 1797 à 1800 : «“ J. Planté ‘“F, Huot.
‘6 1801 à 1805: « id, «4 id,
1 1805 à 1808: « id. ‘# L.-J.-A, Dachesnay.
# 1809 à 1810: ‘“ F. Huot “e id, 6 1810 à 1814: «: id. “4 F,-X, La Rue.
‘(4 1815 à 1816: « id, “ G.-W, Allsopp.
46 1817 à 1819: 6 id. “ id,
Pour 1820 : ‘4 id. ‘ C, Langevin.
De 1820 à 1824: id, “4 id.
4 1825à 1827: ‘“ F. Drolet ‘ J, Cannon, “41827 à 1829: F.-X. La Rue “ id.
4 1830 à 1834: « id. F1..S, Huot.
‘1 1834 à 1838: ‘ id. «e id,