‹ Histoire de la paroisse de Saint-Augustin (Portneuf) [microforme]Chapitre 15 sur 147 · J'ai copié ce compte, afin que l’on puisse comparer · texte numérisé non relu

J'ai copié ce compte, afin que l’on puisse comparer

les prix d'il y a 169 ans avec les prix oxorbitants d'aujourd'hui.

On voit encore que la cloche de la première chapelle transportée à l’Anse-à-Maheu, en 1713, ne fut DH dans son clocher qu’un an plus tard, en 1714.

Il ne restait donc aux marguilliers de 1715 que la faible somme de 41 livres et uné fraction.

Vient ens.ite l'approbation de ce compte-rendu dans la forme suivante : x

Après avoir examiné ls présent compte, nous l'avons alloué et aprouvé. . Nous exhortons les marguillers de rendre leurs comptes chaque année dans la même forme fait à Québec ce 30e 7bre 1716.

Signé : JEAN, eveque de Quebec.

Pierre Constantin fut élu marguillier le 6 janvier de cette année.

Le document suivant fera connaître le nom du donateur du site de l’église, à l'Anse-à-Maheu :

Nous désirons quen reconnoissance de la terre ou est bâtye l'Eglise, lon accorde à Philippe Amyot dit L’arpinière (l'Erpinière) le banc ou il se met à l'Eglise, sans rétribution pendant son vivant et celui de sa femme, a commaoncer du mois de

Janvier 1715, sans vouloir permettre quon linquie‘e pour l'année 1714 ce qu’il peut debvoir le requérant touts deus,

Signé : Jan, eveque de Quebec.

Dans les âctes de cette même année, on trouve le certificat d'inhumation de Michel Thybeau (Thibault), mort ‘“ aagé de cens ans et trois mois et demis. ” En consultant le Dictionnaire généalogique de M. l'abbé ‘Tanguay, on Voit qu'il était né en 1615, ce qui lui faisait, en 1715, son siècle d'existence.

La reddition des comptes de l’année 1716 présente une recette de 187 liv. 15 s. et 8 d. contre une dépense de 170 Liv. 6 s, et 8 deniers.

Les ropistres ne font point mention du margüillier élu pour cette année.

On voit que les marguillers de cette année (re, étaient P. Constantin et Ch. Tynon-Desroches : troisième n’est point nommé.

Au baptême d'une enfant (Angélique) du ‘“ Sieur

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Pierre Constantin, major de milice de de Maure, et de Dame Marguerite-Suzanne Guyon du Rouvray, son épouse, ’” on voit que le parrain fut le “ Sieur Ignate Aubert, fils de Monsieur Aubert Conseiller du Roy au conseil souverain de Québec, ” ayant pour commère Demoisélle Marguerite-Joseph Constantin, ” fille du Sieur P, Constantin et sœur de l'enfant,

Cette famille Constantin était "sans doute la famille la plus aristocratique de Saint-Augustin, à cette époque. Les Constantin d’aujourd'hui-descendent de cette famille,

în 1717, le 10 de janvier, Philippe Amyot l'Erpinière rend ses comptes. La recette était de 265 Liv. 5 5. 8 d. et la dépense de 247 I, 10 sous. |

La vente des bancs, pour l’année présente, rapportait 717 livres, contre 48 livres pour 1715, et 66 livres pour

(1718). La vente des bancs de cette année ne rapsortait que 63 livres contre 77 de l’année précédente. ia balance en main n’était que de 25 1. 15 8. 8 d.

Les marguilliers de cette année étaient : le Sieur l’Erpinière, François Tynon ct Jean Brière.

Voici, pour cette année, un document qui a de

l'intérêt. Je copie textuellement :

Le seizième novembre mil sept cent dix-huit, a été trouvé mor proche du grand chemin en cette paroisse de St-Augustin, la Nommé Martin Ménier (1) soidat, son nom de guerre estoit Frappe d’abord, de la compagnie de feu Mr. Grandville Je soussigné prestre curé de Ja ditte paroisse certifie qu'aujourd'huy dix huitième dudit mois, ayant dit la messe pour luy son corps present il a été enterré avec toutes les cérémonies ordinaires dans le cimetière de la dite paroisse. Les témoins, etc.

* Signé: ‘“ A. DESNOYERS, prestr, ”

Nous avons déjà vu que la première chapelle à été iansportée à l’Anseà-Maheu en 1713, mais que la translation du cimetière n'eut lieu que 5 ans plus tard,

(3) Variation du nom Meunier.

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en 1718. Au sujet de cette translation, je cite encore le mémoire de M. Desnoyers, dont j'ai déjà donné deux fragments.

Et cette année 1718, le lundy de la Semaine de la Dedicace après avoir dit la messe pour le Repos des ames de tous ceux qui y gissoient et particulièrement pour les parens de ceux qui y travailloient pour les engagér ay porter la main ; le transport detous les corps et ossmts dud. cimetiere fut fait dans le cimeétiere nouveau qui est resté jusqu'a ce jour dans le cotteau du terrain du presbiterre, dont les ouré n’ont pas pù jouir quoy qu'il levr appartin, en passant les dits corps et osséments devant la porte de l'Eglise on leur chanta un Libera et ils furent tous mis dans une même fosse, Le cimetiere ayant été achevé de clore Mr, le Curé leur dit une seconde messe.

À propos de cette translation des corps et des ossements, on “apporte encore, dans la paroisse, que les femmes portaient, de l'ancien cimetière au nouveau et dans leurs tabliers, les ossements de ceux qu'elles avaient aimés, pères où mères, maris ou enfants.

Reportons-nous, maintenant, à 1713, année de la translation de la première chapelle à l'Anse-à Maheu, et voyons quel était l’ameubiement de ce lieu de

rières, Messire Desnoyers en donne l'inventaire en

étail : après l'avoir lu, nous pourrons comparer nos temples d'aujourd'hui avec ceux d'alors, $S1 la comparaison est en notré faveur, rappelons-nous, cependant, que nos ancêtres avaient pour eux un autre ornement supérieur à celui que nous possédons, nous leurs descendants, c’est-à-dire une foi vive, ardente, que rien né pouvait ébranier, et un respect profond pour leurs pasteurs que l'on ne pensait pas, alors, à renfermer dans la satristie. ;

Je cite encore M. Desnoyers textuellement :

L'Eglise transportée, comme nous l'avons desjà dit n'avait qu'un tres petit nombre d'ameublement et il n’est pas mention quelle eu aucun autre bien que ce qui est mentionné dans le memoire dont voioi la teneur.

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pie MEMOIRE DES VAISSAUX, ORNEMENTS ET LINGE DE UX L'EGLISE DE SAINT-AUGUSTIN D# 1715.

Premièrement.

‘ace Un calice et une patenne d'argent.

eux Un soleil pied de bois argenté et doré.

: qui Deux burettes et un bassin d’estain, : le Deux burettes de fayance et le bassin.

fait Un bassin de cuivre.

ns le Un chandelier paschal de bois tourné 3 pied de haut, s pi Quatre chandelier rouge de bois fort pelits. 8 el Quatres plus grands de bois sans couleur. 1 un Deux d’ébeine pour le banc des marguilliers Le Un crucifix pour l’autel et un petit pour les marguilliers Lune Six pots de fayances dont un est cassé.

Six bouquits vieux.

Deux petits quadres dorez avec plusieurs petiles images, ÿ

Un‘moy:n quadre avec l’image de Saint Augustin. , que Une petits custode pour tabernacie.

veau Un tapis de Ra EAU pour couvrir le banc des marguilliers, elles et un pour couvrir l'autel. ÿ Trois aubes deux a demy neuf ef une vieille, Trois amicts.

de la Quatre chasubles avec leurs étolles et manipulles. aheu, Trois voiles de caliee une pasble. (1) u de Trois napes d’autel et deux de communion. d rè en Une ceinture et deux coussin rouges pour soutenir le livre. Deux devants d’autel un de ferandine et l’autre de camelot, * 198 Un missel et un porte livres en bois.

com- Neuf purificatoires et un lavabo.

dant, Un canon viel et un evangille.

ment Une petite chaudiere pour benitier.

leurs Une clechette et une croix de bois. Une banniere d’indienne.

, que Un boitier des Stes huilles avec les petites boëtes d'argent pour Une petite boële d'argent a porter le St. Sacrement. ren- Un vieil bonet caré.

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