‹ Histoire de la paroisse de Saint-Augustin (Portneuf) [microforme]Chapitre 35 sur 147 · HOTTE · texte numérisé non relu

HOTTE

(1740). Au commencement de cette année, la fabrique achète de Jean Valin encore un chandelier pasçal pour la somme de 60 livres, à

La même année, dit M. Desnoyers, il est venu de france a IEglise une chappe de damas a fleur et une etolle garnie de

galon dor, par les mains de la Reverende mere de Lenfant

Jesus duplessis dépositaire des pauvres de lhostel Dieu de Quebec pour laquelle la fabrique avoit enveyé 78 liv. 10 8. Lauttonne dernier.

On voit quelle peine se donnait M, Desnoyers pour orner et embellir son église ; et quel amour il portait à cette œuvre dont il était l’âme ! Et dire qu’à ce temple, cause de tant de sueurs et de travail, rendezvous de pèlerins pieux et reconnaissants, l’on devait, plus tard, mettre le feu, puis finir par vendre les pierres de ses murailles pour le quai de Saint-Nicolas !{ n’estce pas que ces actes de vandalisme font mal :u cœur ? Mais n’anticipons pas sur les événements,

La fabrique fait faire le cadre du tableau de saint Augustin, et l'on paie 20 livres à ‘ Maitre Valin pour le prie Dieu du celebrant.”

pe 1741 à 1760,

(1741). Les comptes du marguillier Nicolas Trudel démontrent que le cadre du tableau de saint Augustin, placé au-dessus du maître-autel, a coûté 55 livres, y compris bois et broquettes.

La recette, cette année, donnait un surplus sur la dépense de 205 Liv. 138, 5d.

Au cours de cette annéo, de vieux papiers font voir qu'il s’éleva une difficulté, au sujet des eaux des terres, entre M. le curé Desnoyers et sa voisine, la veuve Valière. Le ouré porta cette affaire devant le tribunal de Québec. Voiei à ce sujet l'ordre de Hocquart :

Soit communiqué (la requête de M. Desnoyers) à Partiès de la main a la main pouren venir devant nous dans buitainé dix heures du matin. Manxpons &c. Fait a Quebec le 2 aoust 1741,

Signé : HocquAgr.

la fabrier pascal

e france & garnie de le Lenfant * Dieu de à liv. 10 8.

yers pour il portait e qu'à ce il, vendezon devait, les pierres las | n’est:

nu cœur ?

u de saint itre Valin

las Trudel Augustin, 5 livres, y

lus sur la niers. font

eaux des 6, la veuve

e tribunal |

art :

a Parties de huitaine dix

aoust 1741.

OCQUART-

Les papiers restant aux archives de Saint-Augustin ne font pas voir la suite de cette affairo.

(1742). Pierre Amiot dit Villeneuve est marguilier eu charge. Il accuse une dépense de 32 liv. 10 8. pour façon du jubé, de sa porte et serrure, “sans y Comprendre six jours et un quard de minuserie a quarante 80ls par jour qui ont été payé par un present dun etranger nommé la Grillade, de Québec.”

La recette donne un excédant de 394 liv. 178. et 6d, sur la dépense.

(1743). M. Desnoyers se plaint d’une diminution sur les ‘sols marquez”’ (sous marqués), qui avaient produit une augmentation, quelques années auparavant, Cette diminution cause à la fabrique une perte de 10 1. 7s. 64.

Pour füire voir jusqu'à quel point était méticuleux M, Desnoyers, disons qu'il fait mention de ‘ deux orauges venduës à la porte de LEglise pour traise (treize) sols,” et deux sous reçus du marguillier de l’année 1726, c’est-à-dire 17 ans auparavant,

Il est évident que ee digne curé n'était pas de l'étoffe avec laquelle on fait, en général, les ministres financiers de la fin de ce siècle.

Le blé avait pris une valeur qu'il n'avait pas ençore eue, dans la paroisse : 3 livres et 5 sous le minot.

(1744). Pierre Trudel, qui a succédé à Matthieu Ratté, comme raarguillier en charge, aecuse une dépense de 52 Let 19 s. livrés aux Sœurs de Québec pour raccommodage d'ornements (‘ par ordre de Monseigneur.”

À la date du 22 de juillet de cette année, l'évêque, en visite à Saint-Augustin, approuve les comptes des annéos précédentes et ordonne ce qui suit :

1, De lever les corps de l’ancien cimetière et de faire un service solennel, gratuitement, tant de la part du curé que de la part de la fabrique.

2. faire faire un ciboire plus grand, de façon que le pied puisse servir au soleil, et qu’il soit fait une

quête et que l’on supplée à cette dépense de l'argent de la fabrique.

3, Que les ornemonts soient, sous trois mois, raccommodés, sous peine d'interdiction, ce torme expiré.

4, Que le curé porte à la connaisse de l'évêque l'exécution des présentes.

5. Que le curé fasse rendre aux marguilliers les comptes des dernières années, et ce sous trois mois.

6. Que l’on fasse un dépouillement des reprises portées dans les anciens comptes pour le parfait paiement.

Et declarons que si sous 6 mois les reprises ne sont point remplies les marguilliers precedents en'demeureront responsables en leur propre et privé nom.

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