‹ Histoire de la paroisse de Saint-Augustin (Portneuf) [microforme]Chapitre 41 sur 147 · RÉPARATION À FAIRE À L'EGLISE · texte numérisé non relu

RÉPARATION À FAIRE À L'EGLISE

a scavoir

Reparer le nont du Clocher Le faitage de LEglise

(1) Passé par-devant Maître Rivet, notaire.

. (2) C’est sans deute Valière que M. Desnoyers aurait dû dire, onr il n'y à pas eu de Valier à Saint-Augustin.

TN

faire faire une petiste Craix pour mettre sur le bout de L'Eglise si MONSEIGNEUR Le juge a propos

Reparer jes planchers de LEglise

La porte et les bancs en cette année 1744.

À côté de ces lignes, au sujet des réparations, M. Desuoyers à mis une note qu’il a entourée d’oncre :

Louis XV. Cette annés le Roy de france a declaré la guerre a Langleterre dans le mois de mars,

Voici une autre aote qui nous donne un point de comparaison tout à fait important.

I y a six cent quatre vingt dix ames Tant hommes que fommes et enfans dans la paroisse de St Augustin dont trois cent quarante deux communient et ont eté confirmé trois Cent quarente huit cette année 1744.

Nous avons vu que, vers 1720, il y avait, dans la pareïsse, 300 communiants, ce qui suppose, dit M. l'abbé Sasseville, 80 à 90 familles.

Prenons le terme moyen : 85 familles. En prenant la moyenne ordinaire de 5 personnes par famille, ce chiffre 85 nous donne, pour 1720, 425 âmes, En 1744, il y en avait, d’après M, Desnoyers, 690, ce qui fait une augmentation de 275 âmes dans à peu près un quart de siècle, ce qui est peu de chose.

Quant au nombre de communiants, il aurait suivi une progression encore moins rapide, si M. Desnoyers no se trompe pas dans ses chiffres, qui paraissent audessous de la réalité.

L'extrait suivant mérite une insertion et pour la famille Gaboury, respectable et ancienne, et aussi pour le personnage nouveau présenté au lecteur.

Le sept septembre mil sept cent quarante quatre par moy Auclair Desnoyers prêtre curé de la paroisse de St-Augustin soussigné a été baptisé Louis-Marie né du même jour du mariage légitime de Jean-Baptists Gaboury et de Elizabeth Cottin habitant de la ditte paroisse, le parrain a été le sieur Joseph DeVerly de la Ville de Strasbourg capitale de L'Alsace pre de St Pierre le jeune et la marraine Louise Harnois,

e dit Sieur DeVerly a signé et la marraine avec le père de l'enfant présent ont déclaré ne savoir écrire ny signer de re enquis suivant l'ordonnance, jay signé,

Josera Micari De VERLY P. A. DEsnoxers, prêtre.

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(1745). Nous devons encoreà M. Desnoyers quelques rensoignements pour eette année. Voici :

Cette année 1745 22e. Juillet Nous avons payé Cinquante livres pour façon et boïs du cadre de la chapelle de St Michel au Sieur Jean Valain, de la qu'elle somme, deffunt Michel Porreau en est bien faiteur pour dix huit livres, deffunt Lowis Doré pour huit livres et plusieurs autres particulier, ont payé le reste de la ditte somme de 50 liv.

Cette mème année 1745. le 20e, aoust L’eglise a payé deux cent Vingt huit livres pour le tabernacle de la chapelle de la Ste Famille de cette Aglise de St Augustin, les quatre chandelliers tournez scultez et blanchis avec le crucilix de môme parure quatre pots pour les bouquets, la N. Dame aussi blanchie et peinte, et les quatre cierges de bois aussi blanchis ; la somme de 228 liv.

C'est le Sieur Jean Valain qui a fait le dit tabernacle eie, pour la somme de 250 liv. et ayant cédé 22 Liv, a la ditte Egiise pour avoir le nom de bien faiteur il a demandé 8 basses messes et nous esperons que les paroissiens les feront dire.

La fabrique à fait faire cette année 1745 par ordre de Monseigneur LEvôques dans le cours de sa visitte un grand ciboire dargent qui a couté deux cent six livres, le mars (marc) d'argent vaillant 51 liv. 10 s. Payé 206 liv.

Le pied du soleil en argent, n'ayant cy devant quun pied de bois doré et argenté, et pour prix et facon il a couté la somme de quatre vingt quatorze livres. Payé 9a liv.

(1746.) On sait déjà que les habitants de Saint- Augastin payaient certaines redevances aux Pames de l'Hôtel-Dieu de Québec. Je donne ici, à titre de curiosité, une quittance de cette époque, trouvée parmi de vieux papiers :

Reçu de François Valin six livres et cinq sols pour les rentes de la présente année 1746-17 Xbre (décembre) 1746,

Signé : G DE LENranT Jésus Dépositaire des pauvres.

On voit apparaître, au eahier des délibérations de cette année, le mom de Charles Vesinat (1) maître sculpteur, “ entrepreneur du retable de celte Eylise

(1) L'origine de ce nom, dit M: l’abbé Tanguay, est Vorsinx. On à écrit Vévina, Vésinas et, aujourd'hui, l'on écrit Véxina.

de St Augustin, maintenant en batisse, accompte, (on lui avait donné 60 livres en à compte) de cent écus (1) que la fabrique est obligée de lui livrer cet automne 1746 comme porte le marché écrit, le jour de St Augustin en présence de Mr. Prévot curé de Sainte foy. ”

Le trente octobre, et du même argent Pierre Thibaut marguillier a livré au meme (à François Côté, son successeur en charge) trois eent quarente livres pour parfaire la somme de cent ecus, comme porte le marché, avec les soixante livres desja données, et cent livres en avance sur les autres termes, au desir du Sr, Vesinat qui en a donné son recù du même jour, cy join, et il ne reste plus que 1? liv. du vieil argent resté au coffre,

La reddition des comptes de cette année (1746) est signée par M. Desnoyers et c’est la dernière qui porte sa signature. (2)

La lacune de 21 ans et quelques mois dont il a été fait mention, à l’année 1723, finit avec 1745.

Au commencement de cette année, les registres mentionnent le mariage de Louis Garnaud, fils de François, et Marie Josephte Belan, veuve en première noce de Michel Porreau,

Le 17 mars, 1746, apparaît un nom d’origine étrangère, que l'on épelait Macarty. (3) Co Macarty était marié à Ursule Vermet,

Le 26 avril, on voit le mariage de Pierre Petei avec Barbe Vermet, fille de Jacques. Ce Petel venait de la

aroisso de Sartilly, diocèse d’Avranches, et il lui allut un certificat constatant qu'il n'était pas déjà marié, en France, avant de |ouvoir se inarier ici, Le certificat est signé de M. Boucault, prêtre, chanoïine et secrétaire de l'évêque de Québec. Comme on le voit, l'Eglise a toujours été très prudente et sage, ainsi

(1) 100 écus ou 400 livres.

(2) Il mourait, comme nous le verrons, au commencement de l’année 1748, avant d’avoir pu signer les comptes de 1747.

(3) MeCarthy, nom irlandais.

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qu'elle s'est montrée en tout temps, sur toutes los questions qui touchent à la morale.

Le 21 juin, on trouve l'acte de rs rs de Jean- Baptiste Gingres, écrit et signé par fr. Salvien Boucher, “ prestre Recollet. ” Au bas de cet acte, on lit de l'écriture de M. Desnoyers : ‘“ Mr. le ouré estoit malade. ” Cette remarque a dû être :mise {là quelque temps après la signature de l'acte.

Brave et digne prêtre, il sentoir déjà les premières atteiutes de la maladie qui allait l'emporter six mois

lus tard.

Vient, le 11 décembre, l’inhumation de Jacques Chalou. (1)

(1747). Je donne ici le dernier extrait des mémoires conservés de M. Degnoyers. C'était peu de temps avant ga mort ot l’on peut dire que, jusqu'à la fin, ee prêtre remarquable a eu à cœur de laisser à la postérité des souvenirs qui, semblables au vin, prennent de la valeur à mesure qu'ils vieillissent. C’est toujours son église, son œuvre à lui, qui faisait l’objet de ses occupations. Je cite cette dernière page d’un prêtre dont le nom s’est transmis de père en fils et avec amour jusqu'à la présente génération.

L'année 1747 la fabrique a été obligée de faire mettre de nouvelles iambourdes dans le sanctuaire parceque les anciennes etoient toutes pourries. :

De faire faire un mure solide de trois pieds dEpaisseurs qui traverse d’un bord à L'autre du sanctuaire pour v poser le nouveau retable.

De faire metire dix pillisrs de pierre sous toutes les lambourdes du sanctuaire parcequ’il ny en avoit point encore eu,

D'y faire un plancher nouveau.

De faire faire un crépy nouveau au portail de Leglise,

De tirer les joins du bas de toutes les croisées,

Æt pour toute cette ouvrage de massonnerie, et pour mettre les appuis des quatre pilliers du Jubé, pour les massons seulilement il en a couté cent livres-—100 ],

(1) Ce Chaleu n’a point fait souche ici, où il était récemment venu.

axA un avoont distingué de ce nom à Kamouraska : M. Philippe LOU:

Pour quatre pippes de chaux et une barique a cent sols la pippe vingt et une livres cinq sols—-21 1. 5 8.

Pour le faiseur de mortier et manœuvre cinquante quatre livres cinq s018-—64 1. 5 8,

Pour nouritures de neuf hommes pendant neuf jours que Louvrage a durée, trente une livres quinze sols, le bled vallant quatre livres et le lard douze sols-—-31 1, 15 s.

La facon du plancher, douze livres dix sols—12? 1. 10 s,

Pour quatre vingt dix madriers de cedre sur le pied de quarante livres ie cent un peu moins trente six L.—36 liv,

, Lès comptes de cette année 1747 sont signés par Messire Dunière, qui n° signait que son nom de famille : DUNIÈRE. Son nom de baptême était aasPARD.

Le dernior acte signé par M. Desnoyers, au registre des baptêmes, mariages et sépultures, porte la date du 7 janvier, 1747. C’est l'acte de sépulture du ‘“ petit et de la petite enfants legitimes dAlexandre Pepin (dit Lachance) et de Marie Cottin, nés et decedez le 5 du courant et ont été ondoyez nayant pas été aporter a LEglise estant trops petits.”

Comme M. Desnoyers est mort au commencement de février de l’anxiée suivante (1748), on peut raisonnablement croire qu'à partir du commencement de l'année 1747 (du 7 de janvier) après l’acte ci-dessus donné, il était déjà trop malade pour s'occuper des devoirs de sa charge, car on ne voit plus d'acte signé de sa main après le 7 de janvier 1747.

Il est certain, cependant, que le rapport dos travaux faits par lajfabrique, en 1747, (voir plus haut) ont dû être son dernier écrit, probablement vers l'automne, Léger dit, en commençant son rapport:

# L'année 1/47 la fabrique a été obligée de faire mottre de nouvelles lambourdes, ” etc. ete. Les travaux étaient donc terminés, puisqu'il dit : « été obligée, et tous ces travaux ont dû prendre la plus grande partie de l'été. |

(1748). Le premier acte de cette année se lit comme suit :

Lan mille sept cents quarante huit le six du mois de fevrier a etté inhumé avec les ceremonies de l’église dans l'eglise près

sols la | quatre

urs que A vallant

pied de j Liv.

nés par nom de tASPARD, registre \ date du petit et pin (dit le 5 du porter a

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du maitre autel de la paroisse de St Augustin Seigneurie de maure par Ruy sousigné missionnaire a néuville (1) messire pierre auclair denoyers pretre et curé fixe de la ditte paroisse ayant reçue les sacrements d'eucharistie et d’extreme-onction presences de messires provot, curé de Ste. fois et levasseur de l’aurette (Lorette) et nombre de monde qui ne scavent signer

excepté les sousignés de ce requis ets.

Signé : Le provor prestre, LEVASSEUR ptre,

CuanTier DE LoTuintEng ptre.

(La notice biographique de M. Desnoyers so trouve

au chapitre intitulé : “ Missionnaires et curés.”)

No contént d’avoir travaillé durant 34 ans pour ses chers paroissiens et leu: église, M. Desnoyers leur laissait, avant de mourir, la somme de 2,262 livres, comme il paraît aux chiffres de la recette, à la reddition

des comptes pour 1748 ; comme suit :

Par la vente de la terre que feu Mr. Desnoyers avoit donné a Eglise tant en obligation que billiet la somme de deux mille deux cent soixante deux livres payable en differents termes.

Cette année donc et pour la première fois, depuis l'établissement de la paroisse, la fabrique se trouvait riche de 2,045 Liv. ot 13 s. (dépenses déduites), ‘ sans prejudice de vingt quatre livres qui sont duës par

divers.”

Le premier acte signé par M. Dunière, au registre des baptêmes, mariages et sépultures, porte la date du 15 de mars de cette année (1748). C'est l'acte de baptême de Marie-Louise, fille de Laurent Amiot et

Maric-Antoine Denis.

Le 26 mars, on lit le certificat d’inhumation de Jeanne, Sauvagesse, femme de Jean-Marie, après avoir reçu tous les sacrements que l'Eglise donne à sos

enfants à l’article de la mort.

Ceci nous porte à croire qu'il se trouvait quelques familles sauvages parmi la population de Saint- Augustin. Etaient-ils résidents ou simplement nomades?

(1) La Pointe-aux-Trembles de Québec.

Il serait difficile de le préciser ; mais, connaïsvant les habitudes et les goûts de ces enfants de la chasse et de la pêche,et leur antipathie pour les travaux des champs, on peut presque assurer que les Sauvages dé cette époque n'étaient ici qu'en passant.

Dans le mois de juin, le fr. Daniel, Réeollet, signe deux actes de mariage.

Le nombre de sépaltures, comparé à celui des années précédentes, a été exsraordinaire : 3/ contre 8 ou 9, la moyenne des autres années, Il fant qu'il y ait eu quelque maladie contagieuse.

(1749). Les registres de cette année offre quelques particularités sous le rapport des mœurs.

De 1693 à 1748, une période de 55 ans, on ne voit l'enregistrement de la naissance que d'un seul enfant illégitime ; tandis qu'à partir de la mort de M. Desnoyers, à venir jusqu'à la fin de cette année, l’espace de deux ans, noüs en trouvons cinq.

Le 23 janvier, le fr. Daniel, Réeollet, préside à Ia cérémonie de l'enterrement de Marie-Angélique Maheu, femme de Jean-Baptiste Soulard.

Le même jour, il signe encore l'acte mortuaire de Michel de Varennes, (1) âgé de trois mois et fils de M. de Varennes, officier et de ‘“ demoiselle Sarazin, son épouse. Sa nourrice therese du Bault femme d’Etienne Valiere.”

Le 27 du même mois, le fr, Daniel marie Jacques de VIlle, de la paroisse de la Pointe-2ux-Trembles, seigneurie de Neuville, et Brigitte Constantin, ‘“ ulle du Sieur Pierre Constantin, Capitaine de Milice, et de Marguorite Drouvré.” (2)

Le 7 décembre, est inbur:é le corps de Marie- Françoise “ Siv'ony ” (Sévigny), âgée de ‘“‘ quarante

(1) Gauthier, sieur de Varennes. Û

En Voici encore un exemple de la négligence impardonnable que l’on avait, alors, au sujet de l’épellation des noms propres. Drouvré, plus haut, es: 1à pour Guyon du Rouvray. De ce Drouvré à la perte complète du nom, il n’y à plus qu’un pas.

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et quelques années,” et ‘ veuve de Duboct, de Dugras et de Dugal.” Le dix-huit du même mois, enterrement de Louise Thibault, veuve de René Alary, ‘“ âgée d'environ cent ans.” Parmi les actes de cette année, on trouve les lignes suivantes :

Vü et approuvé dafs le cours de nos visites, le 19 may 1749 ordonné que le missionnaire se pourvoira d'un registre legalisi pour ecrire les babtemes sepultures et mariages et pour le remettre au juge.

Signé-! + H. M. &vkQuE de Quebec.

‘4 Par MonsxieneuR,”” sans signature.

M. Dunière et ses successeurs, jusqu’à 1756, n'ont tenu aucun compte de cette recommandation de l’autorité épiscopale. Puis, à partir de 1760, on se sert de misérables chiffons de papier pour registres et cela dure jusqu’à l’année 1796,

Il semble que la recommandation aux missionnaires et curés d'alors d'écrire Zisiblement n'eût pas été de trop, quand on voit l'écriture indéchiffrable de cette époque, le désespoir de ceux qui ont à la consulter. Mais c'est surtout pour les noms propres que cette négligence offre des difficultés sérieuses et souvont insurmontables.

Dans le mois de mai encore, mais sur le cahier des délibérations, l'évêque a écrit :

Vus et approuvés les precedents compte ordonuë au Marguiilier en charge (1) de faire payer sous trois mois les vingt rh livres que doit Poreau son predecesseur sous

eine den Repondre en son propre et privé nom, Arroté dans e cours de nos visites le 19 may 1749,

Signé : + H. M, sveque de quebex, Par Monsgieneur Sarrau Ecl Secr.

La fabrique a fait, cette année, une dépense de 949 liv. et 10 8. La recette ayant été de 1,918 L et 10 &., il restait en main une somme de 978 livres.

et plus bas :

et plus bas :

(1) Jean-Baptiste Vaillansourt, marguillier alors en charge.

(1750). Dans le mois d'octobre, on voit trois actes signés : ‘ Mercier ptre. ” Belle écriture, qui dédommage des peines infnies que cansent les hiéroglyphes de M. Dunière, qui paraît avoir ét#, d’ailleurs, un horame négligent, car il a laissé des actes présentant plusieurs lacunes,

px 1751 À 1760.

(1751), Le 26 de janvier, M. Mouillard, curé de Sainte-Anne, “ près Baptiscan.” baptise, “ avec la permission de Mr. le curé,” Marie-Joseph Soulard èt Marie-Charlotte Paré, (1)

On remarque qu'il a été fait, durant le cours de cette année, trois enterrements ‘“ par charité. ” Ce sont les premiers que l’on trouve indiqués. M. Levasseur, alors curé de Lorette et en l’absence de M. Dunière, a fait l’ün de ces enterrements, (2)

Le 29 de mars, Pierre Constantin, “ commandant des milices, ” :aeurt à Saint-Augustin, ‘“ après avoir été muni de tons los sacremens de !Egliso,” à l’âge de 88 ou 89 ans.

Il était donc né en 1662 ou 1663, et s'était marié dans les premières années de la fondation do la paroisse, en 1696, à Marguorite-Susanne Guyon da Rouvray. Il avait alors ou 35 ou 36 ans. De ce matiage sont issus quinze enfants : 11 filles et 4 garçons.

(1) De Sainte-Anne de la Pérade.

En consultant les registros, depuis 1693 jusqu’au miliou de notre siècle, à peu près, on voit que nos ancêtres avaient ln louable habitude d'ajouter, presque toujours, le nom de Marie aux autres nô0ms qu’ils donnaient à leurs filles. Cette coutume s’étaît étendue jusqu'aux garçons, car nous en voyons plusieurs baptisés sous les noms de Jean- Marie, Pierre-Marie, eto., comme on ajoutait aussi le nom de Joseph aux autres noms des filles, mais plus rarement,

Comme on n’était pas rendu, alors, au progrès de notre sièole, on n'avait pas encore trouvé los noms étrangers d’aujourd'hui, qui ont le taérite d'être bien ridicules, comme Éaura, Amanda, Rosanna, Evelina, Adélia, Ella, ete.

Nos Pères étaient de sang français et ils se donnaiont des noms français. Ils avaient mille fois raison.

(2} M. Voyer était alors euré du Cap-Santé, et M. Chartier #0 Lotbinièro, de la Pointe-aux-Trembles de Québec.

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DE SAINT-AUGUATIN 105

Ce monsieur Constantin, dont il ost souvent fait

d'influence.

Le premier de novembre, ost baptisée Marie, fille de Jean Caré (1) et d'Agathe Valièro,

Le parrain fut “ Mr. Planté, ehyrurgion. ” Ce chirurgion, tout probablement, était l'ancêtre du notaire Planté, bien eonnu à Québec.

Vient, le 8 décembre, l'enterrement de Daniel, Nègre, ‘nommé du surnom de Télémaque. ” Il avait 24 ans, appartenait à la paroisse et il était catholique. Il mourut ‘ muni de tous les sacrements de IEglise. ”

De vieux papiers font voir que M. Dunière et plusieurs de ses paroissiens furent obligés d'aller souvent à Québec, devant l'autorité civile, au sujet de difficultés survenues à propos de ruisseaux qui, à certaines saisons, inondaient les terres,

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