LE JUBILÉ UNIVERSEL
Ce jubilé fut proclamé en 1751 par le pape Benoît XIV ; puis, dans un mandement très long, d’une écriture microscopique et presque illisible, Mgr ‘ Henry Marie du Breil de pont Briant, ” règle la manière de faire ce jubilé pour gagner les indulgences accordées, à son occasion, par le saint Père, ‘ Le jubilé commencera, dit-il, le six de janvier et durera six mois, La veille, on annoncera louverture dans toutes les Eglises du dioceze par le son des cloches durand une
demie heure a Langelus et lendemain matin la même
chose, ” etc,
Ce grand jubilé devait donc commencer le 6 de janvier de l’année suivante, puisque le mandement de Mgr de Pontbriant, à ce sujet, porte la date du 22 de novembre, 1751.
(1) Ce Jean Caré était-il le doscondant de François Caré, mort, en 1723, à l’île du Pads ?
comtés
L'extrait suivant de l’Hisfrire de la paroisse du Cap- Santé, par M. Gatien, ne s'accorde pas, quant aux dates et la durée du jubilé, avec ce que l'on vient de lire.
Monseigneur Jean-Olivier Briand, sacré évèque de Québec en 1766, à Paris, ayant enfin obtenu du gouvernement anglais la permission de revenir au Canada avec cette qualité d'évèque de Québec, sollicita et obtint du Souverain Pontife Clément XIII, pour le diocèse de Québec, Ja grâce du jubilé accordée par le Souverain Pontife à toute la chrétienté à son exaltation sur le siège papal, vers la fin de l’an mil sept cent cinquante-huit ; grâce à laquelle on n'avait pu participer en Canada, à cause des troubles de la guerre, Le randement pour la célébration du jubilé fut publié le 26 janvier 1767. L'ouverture se fit dans chaque paroisse le 15 mars, et la elôture le 29 du même mois. °
Le vingt-trois juillet de cette année, Mgr Briand fit la visite de la paroisse, et dans cette visite il alloua les comptes des marguilliers pour les années précédentes.
En 1771, Monseigneur Rriand par un mandement du 28 janvier, annon£a la célébration d’un nouveau jubilé, accordé par Clément XV, Ce jubilé dura quinze jours, savoir depuis le dimanche de la Passion jusqu’au jour de Pâques inclusivement,
(1752). M. Dunière enterre eneore ‘ par charité ” lo eorps de “ Marie felicité agée de onze mois fille de feu Laurent amiot et d'Antoine Denis, ”
Le dernier acte signé par M. Dunière, comme curé de Saint-Augustin, porte la date du 7 de septembre do cette année, Ilen a signé un autre, le 20, mais ‘ en l'absence du curé, ” M. Brassard, qui avait dû le remplacer le 8, car le premier acte de M. Brassard porte l4 date du 9 de septembre, Il signait tout court : . «assard. Son nom de baptême était FRangoïs. (1)
Nous avons déjà vu que, dans les premières années, le blé se vendait au prix nominal de 40 sous le minot. Cette année (1752), il valait 6 livres et dix sous.
(1753). Le 19 de février, on remarque une coïncidence assez étrange. J.-C. Vachon, de l’Ancienne
(1) Pour notice biographique de M. Dunière, voir le chapitre intitulé : ‘ Missionnaires et curés. ??
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Le 19 juin, un nommé Joseph Jabot, de Trois- Rivières, se marie à Murie-Félicité Petitclorce, de Saint- Augustin.
Le 10 Juillet, on enterre Charles des Roches, capitaine de milice.
Le 26 du même mois, baptême de deux jumelles, filles de Joseph ‘ Visina ” (Vésina) et de Catherine Bidon, (1)
Le 29 octobre, on voit le mariage de Matthias Bolf, fils de Joseph Bolf et de Catherine Martin, de Saint- Michel, diocèse de Vienne, en Autriche. Il se mariait à Marie-Agathe Petit. C'est le deuxième Autrichien marié dans la paroisse.
Jean Huot, marguillier, rend ses comptes pour l’année 1758.
On remarque, au chapitre de la dépense, la somme de 600 livres payée pour la dorure du tabernacle.
(1754). Les registres des baptêries, mariages ot sépultures présentent une autre lacune de deux ans : pour cette année, 1754, et pour l’année suivante, 1755.
Nous avons pu lire les noms des propriétaires de bancs, dans l’église, pour l’année 1725. Les archives contiennent une autre liste des noms des propriétaires de bancs pour cette année 1754. Ceux qui aiment l'étude comparée des noms pourront voir, sur cette nouvelle liste, plusieurs noms qui n’existaient pas en 1725, c’est-à-dire 29 ans auparavant,
(2) Noms de ceux qui tiennent des bancs, écrit M. Brassard, dans l’église de Saint-Augustin, en 1754.
(1) On dit aujourd’hui Jobidon, mais c’est une errour venue d’un nommé Bidon ayant pour prénom : Job. Par contraction de ces deux appellations, on à fait Jobidon.
(2) Je copie en mo secvant de l'orthographe moderne.