B. PERROT
À plein de les armées, cnises et la
Ces héros t plusieurs levées dans
succomber
et: la face rudement isons nous rieusement
qu oftre le
a première
sance d'un
naissant, rurgien.
et Pierre:
e (Riope)
Romain, enfants de Romain Rasset (Racette) et Maric- Jeanne Audie (Audy).
Le dernier jour de l’année, inhumation du corps de Thomas ‘“ Loyée (Loyer) dit St-Michel soldat de la compagnie du chlr, (chevalier) de villier (1) natif de la paroisse de ville Dieu en normandie juridiction de coutanco (Coutances) âgé de quarante ans. ”.
(1758 et 1759). Encore une lacune de deux ans, non-seulement dans le registre des baptêmes, mariages et sépultures, mais dans le cahier des déliberations aussi.
Comme on le verra bientôt, les actes de 1760, 1761, 1762, 1763, 1764 et 1765, n’ont même été pris que sur des feuilles volantes que l’évêque a fait copier dans lo registre et qu'il a authentiqués. Dans cos copies,
formant 17 pages sur grand papier, on no trouve pas
un soul acto de 1758 et 1759,
Il est encore de tradition, dans la paroisse de Saint- Augustin, que “ lors du siège de Québec,” les vicillards et les femmes eurent à se cacher dans les bois avec ce qu'ils purent amener et emporter de leurs bestiaux et de leurs meubles. Le curé eut-il à suivre cette partie de ses ouailles, tandis que l’autre partie, (c'est-à-dire tous coux qui avaient la forco de porter un fusil) disputait, sur différents points du pays et pied à pied,
. le terrain à l’envahisseur ? Il est bien permis de le
supposer ; et ce dérangement, ces temps d’agitation, de ‘leuil-et de larmes ont probablement été la cause de la lacune qui vient d’être mentionnée et des feuilles volantes sur lesquelles le curé d'alors, M. Brassard, a
: écrit les actes,
D'un autre côté, M. Brassard (ainsi que M. Dunière, son prédécesseur immédiat) no paraît pas avoir été doué de cet esprit méthodique qui caractérisait M. Desnoyers, Si, en 1759 et en 1760, M. Desnoyers eût été encore curé de la paroisse de, Saint-Augustin.-quo de détails précieux nous aurions à enregistrer au lieu
ae mn nr mere
(4) Le Gurdeur de Tilly, sieur de Villiers,
PR is ed LKR N î \' U+
du silence bien rogrettable do son successeur, M. Brassard | Avant de passer à une autre décado, je remarque ue, durant les années comprises entre 1750 ot 1760, ilest fait mention desix naissances d'enfants illégitimes, tandis que, de 1693 à 1749, (56 ans) il A eut qu’un soul illégitime dans la paroisse. Il est facile de tirer la conséquence résultant de ces chiffres et dates comparés. (1760). Il a été dit, plus haut, que M. Brassard avait, durant un certain nombre d'années, ‘écrit la minute des actes sur des fouilles volantes. Voici ce que l’on trouve à ce sujet sur les registres : Etat des papiers et feuilles volantes qui regardent les actes dé Baptemes, Mariages, et Sepultures de la paroisse de St,
Augustin, qui n’ont point été mis en ordre de Registre depuis
1759 (1) jusqu’en 1765 reduit en déux chapitres dont l’un regarde les actes dont la datte n'est pas marquée, et l’autre dont la datte est marquée.
À la suite du dernier de ces actes copiés, on lit co qui suit :
Nous approuvons ce recüeil d'actes informes, falt par notre ordre donné dans le cours de nos visites de 1767.
Signé : + J. OL. Eveaoue de Quebec.
Ce 17e, 7 bre 1767.
D n’y a que quelques actes pour 1760. Les autres ont dû être égarés, ou détruits, (qui sait ?) comme l'ont été les actes de 1758 et 1759. Plusieurs des cés actes copiés n’avaiont pas été signés par M. Brassard.
(1761). Parmi les actes copiés, il n’y en a que deux appartenant à cotte année, Ce sont deux actos de baptême,
(1762). Les actes de cette année ont eu le sort des actes do 1758, 1759 éte., puisque l’on n'en trouve pas un seul dans le recuil authentiqué par l’évêque.
(1) Exclusivement, ”
eu y, M 9
marque et 1760, sgitimes, ut qu'un e tirer la omparés.
Brassard écrit la Voici ce it les actes isse de St.
stre depuis
dont l'un », et l’autre
, Où lit ce
lL par notre
ebec.
autres ont ame l'ont cés actes rd.
h que deux actes de
le sort des rouve pus quo.
J'ai déjà dit qu'il se trouvait aussi une lacune de deux années (1758 et 1759), au cahier des délibérations. Il faut comprendre, dans cotte lacune, les années 1760, 1761, 1762 ot 1763, car, en 1765, voici ce qu'on lit, dans le cahier :
Nicolas Trudel marguiller en charge en l'année 1762 n’ayant pas rendû ses comptes en son année a remis a la fabrique cent soixante et dix livres... dont quit etc.
Joseph petit Clerc marguiller en charge en l’année 1763 n'ayant pas rendù ses comptes en son année à remis «a la
fabrique cent einquante six livres dix huit sols dont quit PAC.
Louis gingras marguilier en charge on ne scait en quelle année n'ayant pas rendû le reste de ses compte a remis a la fabrique vingt quatre livres,..,,.,dont quit etc.
On lit encore à la marge do la même page :
Ces comptes non arrangés ont eté occasionnés par la mort de feu Mr. le Curé et l’on s’en ait (est) raporté a la bonne foy des dits marguillers.
Sigvé : Bénrau ptre.*
On verra plus loin que ce M. Bérian succéda à M. Brassard, en 1765.
(1763). Pas d’écritures au cahier des délibérations, comme 1! vient d’être dit à l’année précédente.
Les actes copiés offrent les remarques suivantes :
Le 10 janvier, on lit quelques lignes de l'acte do mariage d’Etienne Vermet et de Maric-Charlotte Tapin, puis vient ce qui suit : “ Lo reste de lanto a été mangé par la vermine, ete, ”
Cette remarque pourrait expliquer, en partie, la disparition des paniers mentionnés déjà.
Le 21 de mars, l'acte de baptéme de deux jumelles, filles de Jacques Normandeau at de Marie Tinon, ‘ de Québec. ”
Deux ou trois ans avant le siégo de Québec, et quelques années après, on remarque plusieurs actes concernant dos habitants de Québec. Il est facile de comprendre que ces personnes se réfugiaient à Saint- Augustin et dans d’autres paroisses des environs, avant et pendant le siégo, afin de ne pas tomber aux mains
EAN cr TRE UrRt AE RO M REA Er NE
ou
de l'ennemi et de sauver leur propriété mobilière. Et il est encore fort probable qu'après la prise de Québec ot la cossion de tout le pays, on se fixait dans les campagnes, afin d'y moins sentir le Joug ‘ odieux ”” de |’ ‘ Anglois ”’ que l'on détestait si cordialement, à cetto époque.
(1764). Dans la reddition de comptes de cette année, par Etienne Doré, marguillier, on remarque que le salaire du bedeau a été porté de 25 liv. à 50,
Parmi les actes de 1764, il s'en trouve plusieurs que M. Brassard n'a pas signés.
(1765). Au pied dos actes copiés par Mossire Bériau, . sur-ordre de l'évêque (actes dont plusieurs n'ont ni
date, ni signature, on lit ce qui suit :
Nora.aquoi qu'il y aient (ait) dans ce registre plusieurs actes qui n’ont point été signés de feu Mr, Brassard pretre et curé de cette paroisse de St. Augustin ; ces mesmes actes cependant sont de son Ecriture.
Le dernier acte rédigé par M. Brassard, (cet acte n’est pas signé) porte la date du 12 juillet de cette année. Comme il mourait le 26 du même mois, on peut inférer de là qu’il n’eut pas uno longue maladie.
Son acto de sépulture, écrit, Fun, par M. Bériau, ot, l'autre, par M. Chartier de Lotbinière, sont signés, tous les deux, par M. de Lotbinière. Voici cet acte :
. Lan mille sept cent soixante et cinq et le viagt sept du mois de juillet je sous signé pretre et curé de la paroisse de St françois de Sales Seigneurie de neuville autrement Ja pointe aux trembles ay inhumé dans l’eglise et a costé de l'evangi'e près du maistre autel le corps de Messire françois Brassard curé de cette paroisse mort dhier a deuxheures après minuit agé de quarante quatre ans cinq mois et quatre jours ; après avoir receu les Sacrements de l'eglise prosences de Messire Borel curé de Ste. foy et du tres Reverend pere jean baptiste Lujus Superieur des R, p. recollets de quebec et d'un grand concours de peuple lesquels ne savent pas signer excepté ceux qui suivent, de ce interpellé suivant l'ortince.
Signé : f. Borel pr.
Jean Bre. LAJUS sup. R£ECOLET.
Ginuras capitène, Cwarrier de Lotbiniere ptre curé de neuville.
re. Et Québec ans Îles ux de , à cotto
le cette marque \ 50.
eurs quo
Bériau, n'ont ni
eurs actes re et curé ce pendant
(cet acto de cette ,on peut ie.
évian, 0f, 14 signés, t acte :
spt du mois jisse de St it Ja pointe l'evangi'e s Brassard rès minuit 1rs ; apres le Messire in baptiste l'un grand cepté ceux
e nouville.
(Pour notice biographique de M. Brassard, voir le chapitre intitulé : “ Missionnaires et curés. ”
Le jour des funérailles de M. Brassard (lo 27 juillet), M. Chartier de Tiotb'nière signe deux actes de baptême.
Lo premier acte que signo M. Bériau est du 10 du mois d'août, 1765. Son nom de baptême était Mromer : il n’a commencé à signer de ses deux noms qu’en 1777.
Le 17 août, on voit que ‘ le Sieur Antoine Panet ” a signé comme parrain de l'enfant de Joseph Petitclere (Antoine) et ‘“ Mademoiselle Louise Panet ” a signé comme marraine,
À la reddition de comptes, faite par Prisque Marois, on s'aperçoit que le prix des bancs s’ost élevé de 3, 4 e6 5 livres, comme nous l'avons déjà vu, à 17, 18 et 19 livres.
Au chapitre des dépenses, on lit :
Payé pour sépulture da Mr. Brassard 13 liv, 10 sols ; pour le cercueil de Mr. Brassard 9 liv ; pour sa fausse (fosse) 3 iiv.
On a aussi payé 72 livres pour faire couvrir l'église en bardeau.
(1766). Le 9 février de cette année, il y a une assemblée des anciens ct nouveaux marguilliers, ‘ convoquée au son de la cloche, après la grande messe.” On décide que, ‘ pour le bien de l'Eglise, la rente des bancs seroit payée un mois avant la sortie du marguiller en charge,” et que les bancs qui ne seraient pas payés, alors, seraient vendus au plus haut enchérisseur, après avoir été criés trois dimanches consécutifs.
Par les Comptes d'Augustin Constantin, on voit que la fabrique a acheté, cette année, une clocho neuve, qui a coûté 690 livres. ,
Il y a une autre dépense de 36 liv. ‘“ pour racommodage de planché. ”
Lo 12 mars, le Père du Jaunay (Jarmaÿ) baptise François Vermet, Ce bon Père, qui avait uno écriture décourageante, dit, dans le préambule de l'acte : # Par nous soussigné faisant fonction de curé à la pointe aux Trembles, en passant dans cette paroisse en l'absence de Mr, le curé, à été baptisé, ” etc.
Après la signature, il a ajouté : ‘ Miss. de la compag. de Fa faisant fonction de curé. ”
Le 12-décembre, Pierre Valière meurt subitement à l'âge de 63 ans. C’est la première mort subite qu’on trouve depuis 73 ans, de 1693 à 1766.
(1767). Le 27 septembre, ‘“ Alexis Maquot prêtre jesuite, ” baptise Françoise, enfant de Jacques Julien et de Marie-Madeleine Riopel. @)
Le premier novembre, Jean-Baptiste Juneau, âgé de 95 ans, meurt subitement,
Le 20 décembre, une autre mort subite : celle de Romain Racette, à l’âge de 86 ans.
Le 25 de juillet, Mgr Briand fait sa visite pastorale dans Ja paroisse de Saint-Augustin, et y confirme 220 enfants,
On a payé, cette année, (Charles Desroches, marguillier) 60 livres pour un confessionnal et 40 pour dos statues.
Le livre ou cahier des délibérations contient une
donnance dont voici le résumé : ‘
L’évêque ordonne qu'à l'avenir, on ajoute à la reddition des comptes ce qui reste de l'éxcédant, et qu'on le remette au margüillier ontrant en charge.
Mc de notre presente Ordce. lue au prône de la messe poroissiale.
Ordonnons de plus qu'avant la St. Michel on fasse faire un Confessionnal.
Signé : J. OL evequé de Quebec, et plus bas : Par MONSEIGNEUR { Husxar ptre. Sac.
Il-paraîtrait que Mer Briand aimait l’ordre dans les comptes des fabriques ; car ifécrit, le même jour, au cahier des délibérations :
Das: notre visite, Nous avons trouvé que depuis 1757
jusqu'en 1762, les comptes de fabrique n’ont pointété Rendüs, et depuis 1762 jusquen 1764 Nous les avons trouvé Rendus 1rop
(1) L'écriture de ce jésuite est la plus impossibie que l'on puisse trouver, mêmc vn cherchant beaucoup et longtemps.
)MpPAag ment à , qu'on rêtre , Julien É âgé de
celle de
astorale rme 220
os, mar- 40 pour
jient une
te à la édant, et arge.
age porois-
Le faire un
IR r ptre. Su.
o daus les jour, al
epuis 1757 te Rendüs, endus trop
‘ l'on puisse
generalement sans aucune Recette ou depense specialle ; ayant fuit assembler les marguilliers de ces années nous avons érû que nous pouvions les décharger sur le témoignage qu'on nous «à donné de leur probité ; nous déchargeons pareillemt, Mr. bériau actuellemt, curé de St. Augustin de la somme de 907 liv, 14 &. dont l'employ omis sur les livres, a été prouvé parti par la depense de 516 liv. 168. qui excedelz Recette et partie par les sonines emploiées pour des ornemts. et linges necessaires a l'Eglise de concert avec prisque maroist, marguilier de 1765,
Quant aux comptes de 1765 et 1766 Rendûs devant Mr, Beriau nous les approuvons et les allouons. Le ?5 juillet 1767 dans le cours de nos visites.
Voici un mandement qui devra intéresser les messieurs du clergé et quelques laïqres, vu les faits historiques et religieux qu'il renforme,