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digne et de celle bnent les ierement pu’autant a licence
exercer bn.
date du mimander les noubtre fidels js, de ne
point ajouter foy aux faux rapports «ai se mourrir de vains et frisols esperances qui ne pourroient que troubler leur repos, les détacher de leurs devoirs, et les porter a des demarches préjudiciables a leurs interets spirituels et temporels ; il desire que vous leur fassiés compraadre qu'il est de leur ‘levoir s’il parvenoit a leur connoissance qu'il se tramat quelque chos® de contraire aux intérêts de Sa Majestée l: Roy de la grande Bretagne leur legitime souverain, den donner avis sur le champ soit au gouverneur ou commandant en cvef de la province, soit a l'Eveque, et il espere surlout de vous Messieurs que vous serez exacts et prompis a exrcuter cette commission, car il a une entiere confiance dans tout le clergé. Randons grace a Dieu de nous avoir donné ua gouverneur si vigilant pour les interests de son prince, si zelé pour 11 conservalion de la paix et la tranquilitée dans sa province, si bien prevenu en faveur des Ecclesiastiques, et si favorable a otre Ste.
Religion.
Nous devons certainement soutenir les vérilées de la fay, mème au perils de notre vie, les precher et en instruire les peuples, mais il ne convient ny a la gloire de Dieu, ny au bien de la Religion, de le faire avec aigreur ou mépris : vouséviterés donc soigneusement de vous Servir de termes offe: cants et injurieux pour ceux des sujêts du Roy qui sont d'une autre Religion,ceux de protestants et de freres separés seront les seuls dont vous vous servirés lorsquil sera absolument nécessaire de le faire pour expliquer notre creance, (1) Une autr: conduite ne feroit qu'’aliener les Cœurs, troubler la bonno harmonie qui doit regner entre les anciens et nouveaux sujets, n° feroit pas de proselytes, et pourroit engager le gouvernement a retirer la protection et la libertée quil veut bien accorder à notre Ste Religion. «
Vous accorderés au premier Baillif de votre paroisse le prémier banc a l'Eglise et vous luy fe-és rende les mêmes honneurs qu’on rendoit cy devant aux Capitaines de Milice ; C'est un article sur le quel il me prie encore de vous marquer sa volontée.
le banc est le ler. de la rangée du milieu du cotts de l’Epitre, s'il était occupé la fabrique rendroit le prix de l’adjudication a ceux qui le possederoient, soit de tout teme, soit dequis que les Capitaines ont été retranchés,
Nous nous flattons Mrs. que vous entrerès avec z3le dans
0 Ce sont encore, aujourd'hui, les seuls termes dont se servent plusieurs curés,
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foutes les vües de Son Exccellence et que vous ne négligerés rien pour le satisfaire sur tous ces points.
Je suis avec un parfait attachement Mrs.
votre trés humble et trés obeissant serviteur Signé : t J. OL, Evêque de quebec, Québec 15e, octobre 1:68.
Le document ci-dessus prouve surabondamment que le gouvernement anglais, dans ce pays, a eu besoin, alors comme plus tard, du concours du clergé pour conserver cette colonie, et que la population de nos campagnes a mis de côté ses haines traditionnelles “ contre l'Angleterre, ” pour n’écouter quo la voix de ses pasteurs et celle de sa conscience. Voilà ce qu'a pu faire un peuple essentiellement religieux, et l'Angleterre, et les Anglais d'aujourd'hui auraient dû no jamais l’oublier. ;
(1769). Les actes des sépultures, depuis 1693 jusqu'à cotte année, font voir que l'on mouruit généralemer t à un âgo avancé, dans la paroisse de Saint-Augustin. Au cours de 1769, on voit les sépultures do Jean-Fr. Dolbec, mort à 80 ans ; de Charles Dugal, à 82, et de Susanne Morin, morte à 98 ans. Elle était veuve de Philippe Gingras.
Le 20 de mars, Marie-Anne Jobin, femme de Joseph Marois, donne le jour à deux jumelles, baptisées sous les noms respectifs de Marie-Anne et de Marie-Joseph.
Le 9 de novembre, est inhumé le corps de “ Joseph enfant inconnû, Baptisé le 9 du mois dernier, apporté a l'Eglise par genevieve Failli. ”
Les dépenses de l'église furent : 243 livres “ pour Louvrage des chandeliers donné aux le Vasseurs ; ” puis 222 liv. ‘* donné aux Religieuses pour les avoir archantés ” (argentés).
(1770). Par la reddition des comptes de Jean- «Baptiste Thibault, on voit que les 222 livres payées,
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*en 1769, aux Religicuses, pour avoir argenté des chandeliers, ne formaient pas toute la somme, car on lit aux comptes de cette année : ‘“ Donné aux Religicuses de l'hopital general pour parfait payement des chandeliers des chapelles do la Ste, famille et St. Michel 84 liv. 15 s., ” ee qui faisait on tout : 306 liv. ot158. Il y a encore une dépense de 50 liv. “ pour la dorure de la statue do St, Augustin et lavoir amuré,” (1) (emmurer).
Le 24 février, on enterre le corps de Maric-Angéline Goulet, veuve de Pierre Trudel, morte de mort subite à l’âgo de 60 ane.
Le 7 septembre, sépulture de Pierre Bernard, “écrasé dans le moulin.” Six moiset demi après sa mort, Marie- Joseph Pajot, sa femme, donnait le jour à une enfant baptiséo sous lo nom de Scholastique.
(1771). Il manque au registre des baptêmes, mariages et sépultures de cette année, cinq mois .et 8 jours, à partir du 24 juiHlet à aller jusqu’au 31 décembre.
Joseph Fiset rend ses comptes de marguillier.
Il y a une dépense de 489 livres, dont 300 payées aux Religieuses de l'Hôpital Général pour la dorure des deux tabernacles des chapelles latérales, et 189 liv. “pour L'or quelles ont achetés.”
On voit ici, pour la première fois depuis l’existence paniers de la paroisse, un déficit : il n'est quo de 30 ivres.
(1772). François Ratté, marguillier, a fait disparaître le déficit de l’année précédente. Il y a un excédant de recette sur la dépense de deux livres.
Le 6 de juin, Mgr Briand fait sa visite pastorale à la paroisse, où il contirme 79 enfants, Le même jour, il approuvé les comptes depuis la dernière visite jusqu’à 1771 inelusivement,
(1) Voilà encore un des nombreux termes marins de l’époque et
dont quelques-uns nous sont restés, comme embarquer dans une voiture, amarrer un cheval, eto.
L'église, probablement mal construite, demandait, presque tous les ans, des réparations ou des travaux additionnels. Cette année encore, on paie 102 livres
pour le crépi de l’église ; 182 1. 8 s. pour la boïiserie, et
26 liv, pour réparations au dedans de l'église.
Dans le mois de juin, un nommé ‘“ Barthelomy Mace (Masse) veuf de Marie-Angéliquo Giroux, vient se marier dans la paroisse à Marie-Anne Galerneau. L'acte dit que ce Masse était ‘de la paroisse de Bertier dans le gouvernoment de Montréal,” (aujourd’hui Berthier d'en haut),
(1773). On voit à la dato du 18 d'octobre l'acte d’inhumation, dans le cimetière de cette paroisse, d’un enfaft de “dix à douze Jours fils du Sieur Denechaud, chirurgien. major de Quebec ct de damo Gastonguayÿ son épouse.”
Le 28 novembre, sépulture de ‘ Marguerite Casse. grain agéo de dix sept mois fille de Jean-Baptiste
Jassegrain et de Marguerite Cassan (ou Cassau ou Cassar) de Quebec.”
Charles Martel, marguillier. On a payé 130 livres “ pour les peintures ” à l'église ; “ pour etofe pour une chasuble et parment d’autel : 311 liv.; ‘ pour 2 ridaux d’indienne : 70 liv.
L'indienne est à meilleur marché de nos jours.
Il restait au coffre de la fabrique 1 liv. 10 5,
(1774). Dans les comptes de Pierre Riopel, marguillier, il est dit :
Payé pour la couverture du clocher... 150 liv. ‘€ 4 l’achapt (achat) de galon et dantele d’or tafetas et 8010.,,...,,.,,,,,0 sassus sessesee 150 1, 4 la Cathedral... sossnssssns sresssoe sr DO 1 ‘4 dantele d’argent tafetas blane et soïe...…. 50 I. 641.16 MAS VORisares sono vbndsseesndorsdbsélnesetaet 7 DO
Donné aux Sœurs pour façon de deux ornements, 36 1. Surplus de la recette sur la dépense :..,..,..,,,,,4 8 1 4,8.
Le 4 juin, Jean-Marie Boivin meurt subitement ; et,
le 10 du même mois, Jacques Vermet meurt à l'âge de 94 ans, é |
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(1775). Eustache Bourbeau, marguillier, règle les comptes de la fabñlque pour cette année.
L'église d'alors, était un véritable tonneau des Danaïdes, comme on peut le voir par ce qui suit :
Pour un ONCOnSOÏr d'ArpOnb esse sous éososssun sise 386 lv. 46: DANeAMsssssnsee socosnvag novsssrso sonne essn see vososevte 25 ‘ “la couverture de l’église... 50 ‘ ‘un devant d’autel violet... ww Déficit pour l’année (le deuxième)... sosspne sus 107 livres:
Le 6 février, un nommé Montminy (le nom de baptême est indéchiffrable) ‘“ de St. Charles dans. la coste du Sud” (1) vient prendre femme à Saint- Augustin : il épouse Mhrie-Rose Tapin.
e 10 octobre, Charles Huot, de l'Ange-Gardien, vient épouser aussi une fille de la paroisse : Geneviève Trudel, fille de Louis.
Enfin, Jacques Bernard, veuf, de l'évêché d’Avranches, en Normandie, épouse Marie-Joseph Moran, fille de Jean-Baptiste.
(1776). Le 29 mars, sépulture de Pierre Favron, qui meurt subitement, à l’âge Ge 88 ans,
Lo 10 de mai, ‘* après avoir été seulement confessé,” François Charpentier meurt et est inhumé ici, âgé d'environ 20 ans, ‘“ natif de Mascouche de la Chenay (Lachenaie), gouvernement de Montréal.”
Encore un joli chiffre que présente le marguillicr Juneau pour racommodage, achats, ete. Lo déficit, cependant, est réduit à 3 livres que le euré à payées “ par charitée pour perfectionner ledit compte.”
(1777). Dans le chapitre do la recette de cette année, (Louis Jobin, marguillier) on lit :. ‘ Par charitée donné par un Allemand : 10 livres.
Pour la dépense, on voit : Un aune de drap d'or : 210 liv,; pour une aube de mousseline brodée : 70 FM un parement d’autel et ses fournitures : 100 ivres.
(1) Saint-Charles de Bellechasse.
Recette et dépense de cotte annéo s’équilibrent, chacune étant de 700 liv.
(1778. Le 24 avril, inhumation du corps de Charles Petitclere, mort de mort subite, à l’âge do 92 ans,
François Racette, de ‘“ St. Pierre de l’Assomption, gouvernement de Montréal,” vient épouser, à Saint- Augustin, Véronique Dussault, veuve de Philippe Girard.
Ces mariages faits avoc des personnes prises en dehors de la paroisse se ronouvellent souvent. Ilyen a de Lorette, de Charlesbourg et de Saint-Nicolas, cote. que je n’ai point mentionnés.
De ce fait, il résulte l’une ou l’autre de ces deux alternatives : ou il y avait rareté de filles et do veuves à marior, dans les paroisses qi-haut nommées, ou il y en‘avait trop à Saint-Augustin.
Bonaventure, âgé de 5 semaines, es enterré dans cette paroisse, Ilétait ‘fils du Sieur Michel Berthelot d’Artigny, notaire a Quebec.”
Les dépenses de cette année s’égalisent comme en l’année précédente.
On a payé : ‘“ Pour damas d’or, galon d’or, frange et doublure, 300 livres ; pour un porte dieu, 50 liv. ; pour premier payement d’un crucifix d'argent, 250 liv.”
(1779). On a fait l'acquisition, cette année d’un devant d'autel de drap d’or et d'argent : 500 livres.
Le 15 de juillet, Pierre Moisan, orphelin de 18 ans, se noie dans Ia paroisse.
Le 15 septembre, baptême de deux jumeaux : Jean- Baptiste et Joseph, enfants de Jacques Savard et de Charlotte Gingras, Ces deux frères ont.eu le bonheur de mourir quelques instants après avoir été baptisés.
Le 14 d'octobre, le sieur François Coté, ‘ Capitaine dé la seconde compagnie de la paroisse St, Augustin,” tient une enquête sur le corps de Marguerite Paré, âgée de 80 ans passés, veuve de Pierre Laberge, trouvée morte dans un ruisseau de cette paroisse. Le résultat de l'enquête a été ‘ qu’elle ne pouvoit etre morte que
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de mort naturel.” Sun corps a été inhumé le même Jour. .
En novembre, on enterre, ‘“ après procés verbal fait juridiquement,” le corps de Thomas Briand, “figé de cinquante cinq à six ans mort subitement dans un Bateau faisant route pour Montréal.”
Le 8 novembre, Joseph #agère, vouf de Marie Deblois, de Saint-Françoisde Sales, en l’isle d'Orléans,” vient épouser Céleste Cantin, orpheline de père et de mère,
(1780). Le 21 d'avril, on enterre trois jumeaux qui n'ong été qu'ondoyés, enfants de Louis Doré et de Madeleine Duboct (Dubeau).
Le 8 d’ostobre, un autre habitant de Saint-Charles, ‘“ on la coste du sud, ” Pierre Doiron, vient se marier à une fille de la paroisse : Marie Julien, fille de Nicolas Julien et de défunte Angélique Cantin.
Après avoir vu des déficits dans les finances de la fabrique, le marguillier François Laperrière (Ouvrard) déclare un excédant de récette de 50 francs, après avoir payé 360 livres pour une chasuble de velours violet, et avoir ‘ donnée aux Sœurs pour travaillé le linge nouveaux "” 31 livres.
Les lacunes et les rats.
(1781). A partir de cette année jesqu'à 1795 inclusivement, formant quinze années consécutives, il n'existe point de registres des baptêmes, mariages et sépultures,
On a souvent attribué aux rats la cause des lacunes indiquées, Les rongeurs y sont certainement pour quelque chose, car quelques-uns des registres restants sont rongés, et, à certains endroits, les noms écrits à la margo ont disparu, Heureusement que J'on peut les did (quand on peut les lire) dans le corps de